Suite à l'accident du vol AF 447 du 1er juin 2009, le Parquet de Paris a demandé, le 5 juin, l'ouverture d'une information judiciaire pour homicide involontaire. Madame Sylvie ZIMMERMANN et Monsieur Yann DAURELLE ont été désignés en tant que Juges d'Instruction chargés de l'enquête par le Président du Tribunal de Grande Instance de Paris.
Une première réunion avec les parties civiles s'est déroulée le jeudi 24 septembre au Palais de Justice de Paris. L'UNAC s'étant portée partie civile dans cette affaire, nous y avons été convoqués, comme les familles de victimes, les associations de familles de victime et quelques organisations syndicales qui se sont aussi déclarées parties civiles.
Dès le 8 juin, la cellule d'enquête était constituée de 35 personnes, avec le concours de l'IRCGN (institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale), de la Gendarmerie Maritime, de la Gendarmerie du Transport Aérien.
L'accident a fait 228 victimes (218 pas et 12 PN), de 32 nationalités. 50 corps seulement ont été identifiés.
Les recherches en mer se sont déroulées du 6 juin au 15 juillet. Une deuxième phase de recherche s'est déroulée du 16 juillet au 22 août. Une troisième phase commencera en octobre. Le but de ces opérations en mer est de trouver la carlingue ou des morceaux de carlingue en espérant y trouver les enregistreurs de vol.
Ce qu'il faut retenir, à ce stade, c'est que l'enquête va être très longue. À la différence de l'enquête du BEA qui a pour objet de tirer le plus rapidement possible des enseignements de l'accident pour proposer des modifications de réglementation afin d'éviter qu'il se reproduise, l'enquête judiciaire a pour objet de déterminer des responsabilités. La première est tournée vers le futur exclusivement cependant que le Juge d'Instruction ne s'occupe que de la recherche des causes de l'accident et de la recherche des responsables et/ou des coupables (personnes morales ou personnes physiques).
Peu d'informations nouvelles ont été livrées au cours de cette réunion et, devant respecter le secret l'instruction, il n'est pas possible de donner plus d'informations. Dans quelques mois, un premier rapport devrait être rendu par les experts qui ont été désignés, nous nous ferons communiquer ce rapport qui sera accessible aux parties civiles et au besoin nous demanderons à notre avocat d'intervenir pour éventuellement demander des compléments d'enquête sur tel ou tel point qui n'aurait pas été suffisamment approfondi.
Comme toutes les autres parties civiles, nous voulons que la vérité soit faite sur les causes de cet accident et si des responsables peuvent être identifiés nous voulons qu'ils soient jugés.