Il a résumé ses conclusions de la façon suivante :
L'environnement économique, financier, organisationnel et informatique du CCE à fin 2009 est préoccupant et certains faits et constats relevés sont de nature à compromettre certains grands équilibres garantissant la pérennité de la structure :
- rentabilité et situation financière dégradée
- processus informatiques défaillants et très consommateurs en ressources
- processus comptables bloqués et inopérants.
Un plan d'action à court terme et une réflexion stratégique devront être formalisées afin de prendre toutes les mesures nécessaires pour rationaliser l'exploitation des différentes activités et du patrimoine, les frais de fonctionnement et effectifs ainsi que les fonctions supports.
Ce rapport montre bien :
- des dépenses structurellement supérieures aux ressources
- un poids trop important de certaines structures du patrimoine
- une trésorerie déficitaire dès le 3e trimestre de chaque année, qui ne retrouve son équilibre qu'au travers de versements exceptionnels d'Air France
- pour 2010 et 2011, un équilibre ne pourra être trouvé que par des prêts bancaires et le soutien d'Air France
- des défaillances dans la gestion
- des défaillances dans le système informatique
- une absence de maitrise des effectifs et de la masse salariale des salariés du CCE qui absorbe la totalité des subventions versées par Air France, ce qui fait qu'il ne reste plus d'argent pour les salariés d'Air France.
Ce rapport n'apporte pas la preuve d'une enrichissement personnel des élus du CCE ou des membres du Bureau du CCE.
Ce constat était attendu. Les problèmes de gestion du CCE ne sont une surprise pour personne, nous les dénonçons depuis des années.
Le challenge que tous les élus doivent relever maintenant c'est de reconstruire un CCE sur des bases saines. Il en va de la préservation des activités socioculturelles (vacances enfants, vacances adultes, billetterie spectacles, arbre de Noël, etc.). Nous ne doutons pas que chacun saura prendre ses responsabilités pour participer activement dans cette reconstruction sans reproduire les errements du passé.
L'ensemble des élus et des représentants syndicaux du Personnel Navigant (UNAC, SNPL, UNSA, SNPNC) a voté pour que ce rapport soit publié et transmis aux salariés d'Air France. Malheureusement, les autres syndicats (sauf CGC) en ont décidé autrement. Ils souhaitent que seule une version très simplifiée soit donnée aux salariés.
Ce rapport ne sera donc pas diffusé en l'état aux salariés ! Nous trouvons cela scandaleux. Pour notre part, la totalité de la synthèse sera publiée sur notre site internet dès demain. Toute tentative visant à édulcorer ce rapport ou à le simplifier ne pourrait être comprise par les salariés d'Air France et l'opinion publique que comme une tentative de dissimulation.
Nous devons la plus grande transparence à tous les salariés sur la façon dont sont utilisées les subventions versées par Air France au titre des activité socioculturelles. Il est normal pour des élus et pour des syndicalistes de rendre des comptes, nous ne comprenons pas pourquoi la CFDT rechigne tant à publier le rapport sur cet audit. Seule la plus grande transparence pourra redonner aux salariés la confiance nécessaire au fonctionnement des institutions représentatives du personnel dont fait partie le CCE.










