AIR FRANCE
M. ROVETTO Gilbert Directeur Général Adjoint
45 rue de Paris
95747 Roissy CDG
Roissy, le 6 Octobre 2009
Depuis 3 mois, nous alertons la Compagnie Air France sur le non-respect des procédures du Manuel de Sécurité Sauvetage et du GEN.OPS en matière d'avitaillement carburant sans passager à bord.M. ROVETTO Gilbert Directeur Général Adjoint
45 rue de Paris
95747 Roissy CDG
Roissy, le 6 Octobre 2009
En effet, nous avons constaté que l'habitude était prise de conduire, tant à CDG que dans les différentes escales du réseau, des avitaillements sans PNT au poste alors que les PNC sont présents à bord.
Cette façon de procéder, n'est pas visée au MSS 06.90.00 et l'absence de PNT au poste ne permet pas à ces derniers de mettre en œuvre les dispositions qui doivent être prises dans cette configuration. (Cf MSS 06.90.00 3. Avitaillement carburant sans passager à bord SEP 09).
Par ailleurs, nous pouvons légitimement penser qu'en l'absence de PNT au poste, toutes informations d'alerte depuis la piste concernant un écoulement de carburant ou un début d'incendie, via la permanence au casque, ne trouveront aucune réponse ou suite.
Les délégués du personnel de notre organisation ont alerté les représentants de la Direction sans succès pour l'instant. Nous vous saisissons donc officiellement pour que vous donniez les instructions nécessaires afin que les procédures de la Compagnie soient appliquées avec la plus grande rigueur. Nous ne doutons pas un instant que la sécurité des équipages est une priorité pour vous et que la réactivité des services compétents sera exemplaire.
Par ailleurs, le MSS reprend de moins en moins d'informations relatives à l'avitaillement carburant (ainsi la qualité des issues disponibles, l'embarquement durant un avitaillement...ne sont plus mentionnés) nous ne pouvons y voir qu'une volonté de la Compagnie de simplifier les procédures cadrant cette "phase sol" afin de les rendre moins contraignantes. Le résultat est là, danger avéré au profit d'un meilleur "timing". Dans ce sens, cette situation servant d'exemple, il est temps de remettre la sécurité au centre des préoccupations d'AF, dégagées en cela de toute pression temporelle. Ces dérives doivent être identifiées et corrigées.
Nous adressons copie de ce courrier à l'inspection du travail.
le secrétaire général
Jean Marc QUATTROCHI











