La Direction annonce que les résultats économiques sont toujours aussi mauvais. Il n'y a pas de signe de reprise même si, selon la Direction, les chiffres ont cessé de se dégrader.
Des évolutions du modèle économique doivent être mises en oeuvre pour retrouver de la rentabilité, en particulier sur le Fret et sur les secteurs où les transporteurs low cost et le TGV sont présents, c'est à dire le court et moyen courrier. Des évolutions sont également envisagées sur le Long Courrier mais dans une moindre ampleur (création de la classe Premium Voyageur et arrivée du 380).
La Direction nous dit : " sur le Court Courrier on va améliorer la productivité donc poursuivre les efforts sur les escales de province et l'utilisation des moyens internet. Sur MC et CC on est face à une question très sérieuse, soit on se retire soit on reste en particulier sur le point à point. Comment peut-on rester présent face aux low cost ? Si les syndicats sont d'accord pour rester il faudra adapter les effectifs et la productivité pour diminuer les coûts".
Les prévisions d'évolution des effectifs sont telles qu'elles avaient été présentées au début de l'été :
un sureffectif temporaire de 400 PNC en 2009
un sous effectif temporaire de 50 PNC en 2010
un sous effectif temporaire de 350 PNC en 2011
au terme de la période : – 400 + 50 + 350 = 0. L'effectif est redevenu normal.
Pour les PN il s'agit de moyennes annuelles, il peut y avoir selon les saisons été ou hiver des variations d'amplitudes variées.
On peut néanmoins constater qu'il n'y a pas de sureffectif structurel du PNC prévu au terme des 3 prochaines années. Il n'y a donc pas de plan de départ volontaire (PDV) prévu pour le PNC même s'il n'est pas exclus (des études doivent continuer pour mesurer les conséquences des changements prévus sur le MC et le CC. Selon nous, rien ne justifie pour l'instant un plan de départ volontaire du PNC. Il serait même aberrant de faire un PDV en 2009 et de devoir faire un millier d'embauches PNC en 2010. Seules des mesures drastiques d'augmentation de la productivité sur le moyen/court courrier pourraient créer un sureffectif justifiant un PDV PNC. Mais les règles d'utilisation PNC sont contractualisées dans un accord collectif à durée déterminée, et un tel accord collectif ne peut être dénoncé par la Direction et il doit s'appliquer intégralement jusqu'à son échéance en 2013. Il n'est donc pas possible pour la Direction de décider unilatéralement d'augmenter la productivité PNC sur le Moyen/Court courrier pour diminuer l'effectif nécessaire à l'exploitation et justifier un PDV PNC en 2009. |
Des réunions de "concertation" doivent se dérouler entre la Direction et les syndicats PNC à partir de la mi-septembre.
La situation est différente pour le personnel sol. Les mesures du plan de riposte à la crise (phase I et phase II) ont été efficaces puisqu'elles ont permis de réduire de 4 % l'effectif au sol sans recourir à des mesures de départ. Néanmoins, les besoins sont tels dans les deux prochaines années que les départs naturels ne permettront pas de résorber le sureffectif au sol. Un Plan de Départ Volontaire pour le personnel sol est donc décidé par la Direction pour environ 1 500 personnes (entre 1 400 et 1 700 personnes). Ce PDV sera présenté à la prochaine réunion du CCE en octobre pour une mise en oeuvre fin décembre début janvier.
Le chômage partiel est écarté pour l'instant. Au printemps 2010, quand on fera le bilan du plan de départ, la Direction dit qu'elle réfléchira à nouveau sur ce sujet en fonction de la situation économique.
De façon très peu subtile, la Direction a fait montre d'une véritable obsession pour le modèle low cost. Le Directeur Général allant même jusqu'à dire qu'après tout les navigants d'EasyJet et de Ryanair semblaient très contents de leurs conditions de rémunération !
La Direction a fait des simulations sur une exploitation du type EasyJet au départ d'ORY. Elle constate qu'avec nos règles d'utilisation il n'y a aucune économie sur les coûts d'exploitation !
Comment être plus clair ?
On voit bien que son intention est d'avoir des règles d'utilisation permettant de diminuer les coûts d'exploitation, donc d'augmenter de façon significative la productivité du PNC !
L'UNAC est tout entière mobilisée sur ces questions, les prochaines semaines seront importantes pour l'avenir de notre profession.











