Vendredi 18 septembre, les organisations syndicales PNC ont été conviées par la Direction d'Air France à une réunion. Une réunion sur quel sujet ? Personne ne peut le dire. Etait-ce une réunion de présentation de la situation de l’emploi dans l’entreprise ? Non, pas à proprement parler.
Était-ce une réunion de négociation ? Non plus. Négocier quoi, à propos de quoi, rien n’a clairement été exprimé par la Direction. Bref, une réunion pour se réunir.
On nous a tout de même dit, qu’il y aurait du sureffectif PNC prévu dans les prochains mois, mais pas tous les mois de l'année, c’est à- dire seulement "en moyenne sur l'année".
De façon concomitante se tenait, dans une autre salle, une vraie réunion de négociation pour les personnels au sol, avec un vrai sujet : définir le périmètre et la portée d’un Plan de Départ Volontaire (PVD).
En effet, au sol, une mutation des métiers s'effectue depuis plusieurs années : restructuration de la « touchée avion », développement de l’E-tiketing, de l’E-enregistrement, de l’E-réservation, externalisation des métiers de piste, etc. Tout ceci a contribué à modifier le dimensionnement de l'emploi. Cette mutation a d’ailleurs été accompagnée par l’entreprise, conformément aux dispositions de la loi du 18 janvier 2005 qui prévoit l’obligation triennale de négocier un accord de Gestion Prévisionnel de l’Emploi et des Compétences (GPEC).
C'est ainsi qu'un accord de gestion prévisionnelle des emplois personnel sol a été négocié en 2006, renouvelé pour trois ans le 21 juillet 2009, par les syndicats représentant le personnel sol. Dans cet accord, ne concernant que le personnel sol, un certain nombre de mesures sont prévues pour ajuster le nombre d'EMPLOIS au nombre de POSTES prévu dans les prochaines années. Le nombre de POSTES est prévu en baisse (plusieurs milliers en moins à l'horizon 2012) et si les mesures d'ajustement ne sont pas assez efficaces il est prévu dans cet accord collectif que la Compagnie évite les "départs contraints" en utilisant la méthode des "départs volontaires".
Lors du Comité Central d'Entreprise du 4 septembre 2009, la Direction a annoncé son projet de faire un plan social en utilisant la méthode du Plan de Départs Volontaires (PDV) pour 1400 à 1700 personnes au sol. Ceci pour faire face à la diminution prévue du nombre de POSTES dans les 3 prochaines années. Aucun mot sur les PNC ! Normal, personne n'a à aucun moment démontré une diminution du nombre de POSTES prévu pour le PNC. Au contraire même, puisque dans les projections qui ont été présentées au Comité Central d'Entreprise, il y a un SOUS-EFFECTIF prévu en 2011 et en 2012.
Alors, sous-effectif ? Sureffectif ? On y perd son latin. Le moins qu'on puisse dire c'est que la Direction est incapable de DÉMONTRER un sureffectif PNC dans les années à venir. Avec les projets de la Direction de modification du modèle Moyen et Court Courrier et ses ambitions de revoir l'accord collectif PNC pour y trouver des "gains de productivité", cela pourrait changer dans les semaines ou les mois à venir. La Direction pourrait, dans ces conditions, trouver le moyen de démontrer la nécessité de recourir à un plan social pour les PNC comme elle l'a fait pour le Personnel Sol.
Mais, nous n'en sommes pas là ! Pour l'UNAC, il n'y a AUCUNE justification à un plan social pour les PNC d'Air France.











