Election au poste de réprésentant des salariés
au Conseil d'Administration d'Air France
Le dimanche 13 juin 2004
Pour
mieux connaître notre candidat au poste de réprésentant
des salariés au Conseil d'Administration d'Air France, nous vous proposons
de poursuivre l'interview de ce dernier.
Vous recevrez, de la part d'Air France, le matériel de vote dans les jours à venir pour un dépouillement de vos votes le 22 juillet 2004.
Un conseil, votez dès réception de ce matériel de vote.
Philippe CADOREL, notre candidat de "l'Alliance" SNPNC-UNAC. Interview n°2/3 :
Nous en étions à cette dernière question. Revenir à l'interview n°1
Quel est le rôle de suppléant et qui est Florence FOUREST, ta suppléante ?
Florence FOUREST a un parcours, un engagement syndical, une ancienneté et une carrière similaire à la mienne. Elle est, pour sa part, au SNPNC. Son rôle de suppléante est de me remplacer dans le cas où je ne puisse plus assurer ce poste de façon définitive (décés, départ de la Compagnie, ...).
Qu'est-ce qui te semble essentiel dans ce qu'a réalisé l'UNAC depuis son implantation à Air France ?
La chose remarquable, c'est d'avoir fait comprendre à Air France que seule la relation contractuelle amènerait la stabilité sociale.
Une explication qui a nécessité 52 jours de grève.
Enfin le résultat était au rendez-vous puisque la B-Scale a disparu et que les nouveaux embauchés gagnent en masse de rémunération un montant plus important sur leur carrière que nous pouvions l'espérer à notre époque.
Avoir fait comprendre à Air France que signer des accords est essentiel alors que cette dernière se complaisait dans l'unilatéral, légitimé à l'époque par son statut abusivement rassurant.
Sur la photo ci-dessous on te voit avec une pancarte "UTA veut tout .....". Quel était la raison de cette manifestation ?
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C'était en 1989 lorsque UTA avait mis en place unilatéralement une B-Scale, de l'avancement 100% au choix, la rémunération individualisée.... Un joli faisceau de d'invraisemblances et de graves menaces sur lesquelles nous sommes revenues après 72 jours de grêve sur 3 ans. A cette époque tu étais au SNPNC ? C'était déjà l'Alliance ? J'étais délégué à la section UTA du SNPNC. C'était aussi l'époque facile et manichéenne où le PNC parlait d'une seule voix, celle de son syndicat où nous étions 94% d'adhérents. Et les grêves étaient suivies ? Dans la même proportion, par 95 % de PNC, les adhérents. Les 5% restants, c'était les cadres non grévistes. |
Pour revenir sur l'Alliance, que peux-tu en dire ?
Faire le poids en utilisant les mêmes méthodes d'alliance qu'Air France et KLM, voilà la logique de la démarche qui dépasse toutes les querelles de chapelle syndicale. Nous ne sommes pas en avance dans cette démarche mais au moins nous avons démarré le processus. Reste à l'étendre à Skyteam dans son entier. Notre démarche initiale avec le SNPNC et VNC est expliquée clairement dans notre tract Création de "l'Alliance".Cette candidature au poste de réprésentant des salariés au Conseil d'Administration, il n'y avait que toi comme postulant ?
Non, bien sûr.
C’est un choix du bureau de l’UNAC qui a été entériné par le bureau du SNPNC. Il leur a semblé que mon expérience avec la présidence de la Commission Economie et Production me prédisposait à ce poste. De plus mon habitude de la vie syndicale, depuis de si longues années m’a permis de me tenir au courant des problèmes graves qu’a eu à traverser le métier de navigant.
Mais je dois aussi souligner, qu’ayant fait comme choix de poursuivre mon activité à temps plein, j’ai néanmoins toujours veillé à continuer de voler le plus possible en fonction du planning de mes réunions, par attachement pour ce métier ; mais aussi parce que j’estime que je ne peux bien en parler qu’en le pratiquant régulièrement.
J’ai un caractère passionné mais je pense être également calme, et prendre le recul nécessaire quand les circonstances l’exigent. Je sais écouter, mais je sais être tenace quand j’ai une idée à défendre.
Enfin, je suis « un homme de dossiers », j’aime la précision et je suis personnellement passionné par les sujets économiques et sociaux. Tout cela réuni a dû je pense, jouer en ma faveur….
C’est en tout cas pour moi un honneur de représenter mes collègues, une responsabilité morale dont je connais l’importance. C’est un défi personnel qui, à la fois, me donne de l’énergie et l’envie de me dépasser.
A suivre ...






