
par Philippe CADOREL, votre élu Alliance PNC UNAC-SNPNC
Lettre de l'administrateur PNC n°15 de décembre 2006
Edito
Le
dernier rapport du Conseil de l’Emploi, des Revenus et de la
Cohésion sociale (Cerc) vient d’être
remis au
Premier Ministre, par son président. Il examine la
période 1993/2005 et a été
élaboré
afin de faire un état des lieux, servant de base de
réflexion à la conférence sur
l’emploi et
les revenus qui se déroule ce mois-ci. Deux constats majeurs
sur
la précarité de l’emploi
méritent
qu’on s’y attarde.
Le premier, souligne que l’emploi discontinu des personnes qui alternent contrats courts, intérim et chômage creuse davantage l’écart entre salariés riches et pauvres que le niveau des salaires. Le second, interpelle sur le degré élevé de rentabilité des entreprises exigé par les marchés financiers.
Ce phénomène tend à laminer l’économie des sous-traitants et conduit au fait que les salariés représentent la principale variable d’ajustement. Il est difficile de ne pas être interpellé par cette analyse signée de Jacques Delors, ancien ministre de l’économie et des finances et ancien président de la commission européenne, au moment où le groupe AF crée la filiale française de Transavia.
Un groupe de la stature d’AFKL a des responsabilités en matière sociale qui doivent accompagner ses ambitions et ses préoccupations économiques. A cet égard, on ne peut qu’être favorable à l’annonce de création d’emplois en CDI. Mais ce projet doit également s’accompagner de garanties fortes en matière de rémunération et de protection sociale complémentaire.
Cette nouvelle compagnie voulue par le management comme un outil pour lutter contre les low-cost ne doit, ni ne devra devenir un instrument de précarité pour ses employés, comme un outil de déréglementation pour les salariés du groupe AF… « Il faut estimer comme un bien le moindre mal… » comme l’a si bien écrit Machiavel !
Le premier, souligne que l’emploi discontinu des personnes qui alternent contrats courts, intérim et chômage creuse davantage l’écart entre salariés riches et pauvres que le niveau des salaires. Le second, interpelle sur le degré élevé de rentabilité des entreprises exigé par les marchés financiers.
Ce phénomène tend à laminer l’économie des sous-traitants et conduit au fait que les salariés représentent la principale variable d’ajustement. Il est difficile de ne pas être interpellé par cette analyse signée de Jacques Delors, ancien ministre de l’économie et des finances et ancien président de la commission européenne, au moment où le groupe AF crée la filiale française de Transavia.
Un groupe de la stature d’AFKL a des responsabilités en matière sociale qui doivent accompagner ses ambitions et ses préoccupations économiques. A cet égard, on ne peut qu’être favorable à l’annonce de création d’emplois en CDI. Mais ce projet doit également s’accompagner de garanties fortes en matière de rémunération et de protection sociale complémentaire.
Cette nouvelle compagnie voulue par le management comme un outil pour lutter contre les low-cost ne doit, ni ne devra devenir un instrument de précarité pour ses employés, comme un outil de déréglementation pour les salariés du groupe AF… « Il faut estimer comme un bien le moindre mal… » comme l’a si bien écrit Machiavel !
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