
par Philippe CADOREL, votre élu Alliance PNC UNAC-SNPNC
Lettre de l'administrateur PNC n°21 d'octobre 2007
EditoL’enquête
de l’AMF (Autorité des marchés
financiers) sur les soupçons de délits
d’initiés au sein du
groupe EADS a été transmise
dernièrement à la justice. Le «
gendarme des
marchés » a tenté
d’éclaircir la situation ayant conduit certains de
ses dirigeants (21 cadres
et actionnaires) à vendre de gros paquets
d’actions en mars et avril 2006, avant que ne
soit faite le 13 juin l’annonce officielle des retards de
livraisons des A380.
Tout le monde connaît la suite, aboutissant à dégrader l’image d’exemplarité du groupe européen, avec des conséquences douloureuses pour les personnels, qui devront subir une importante cure d’austérité, mais aussi pour la majorité des actionnaires d’EADS qui ontperdu le quart de leur valeur patrimoniale en 24 heures !
Je souhaite sincèrement que la justice se prononce sans ambiguïté sur cette affaire aux graves répercussions qui décrédibilise l’ensemble du « monde économique » au travers de la crise de confiance qu’elle suscite. Au moins pourra-t-elle nous éclairer et insister sur la nécessaire moralisation des comportements, conduisant un dirigeant où un actionnaire d’importance à faire preuve de solidarité tant que les difficultés de son entreprise ne sont pas surmontées. A ce propos l’idée du président de la République, émise lors de l’université du Medef, de limiter le champ d’intervention de la justice pénale dans les dossiers impliquant des sociétés me laisse perplexe.
Cela semble a priori paradoxal, et guère propice à restreindre certains abus manifestes. Il reste à espérer que les membres du nouveau groupe de travail chargé de réfléchir à « la dépénalisation du droit des affaires » auront la sagesse de proposer les bonnes solutions.
Pour ma part, et en attendant de voir, je plagierais volontiers Woody Allen : « J’aurais aimé finir avec un message d’espoir. Comme je n’en ai pas, accepteriez-vous en échange, deux messages de désespoir ? »
Tout le monde connaît la suite, aboutissant à dégrader l’image d’exemplarité du groupe européen, avec des conséquences douloureuses pour les personnels, qui devront subir une importante cure d’austérité, mais aussi pour la majorité des actionnaires d’EADS qui ontperdu le quart de leur valeur patrimoniale en 24 heures !
Je souhaite sincèrement que la justice se prononce sans ambiguïté sur cette affaire aux graves répercussions qui décrédibilise l’ensemble du « monde économique » au travers de la crise de confiance qu’elle suscite. Au moins pourra-t-elle nous éclairer et insister sur la nécessaire moralisation des comportements, conduisant un dirigeant où un actionnaire d’importance à faire preuve de solidarité tant que les difficultés de son entreprise ne sont pas surmontées. A ce propos l’idée du président de la République, émise lors de l’université du Medef, de limiter le champ d’intervention de la justice pénale dans les dossiers impliquant des sociétés me laisse perplexe.
Cela semble a priori paradoxal, et guère propice à restreindre certains abus manifestes. Il reste à espérer que les membres du nouveau groupe de travail chargé de réfléchir à « la dépénalisation du droit des affaires » auront la sagesse de proposer les bonnes solutions.
Pour ma part, et en attendant de voir, je plagierais volontiers Woody Allen : « J’aurais aimé finir avec un message d’espoir. Comme je n’en ai pas, accepteriez-vous en échange, deux messages de désespoir ? »
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