
par Philippe CADOREL, votre élu.
Lettre de l'administrateur PNC n° 28 de décembre 2008
EditoLA FACE CACHÉE DU PROJET PNC
La signature de notre Accord PNC qui contractualisait notre nouveau mode de rémunération nous a permis de toucher ses éléments de régularisation fin novembre. Comme des centaines de CC et CCP, j’ai pu assister à la même période, heureuse coïncidence, à une réunion sur la phase de mise en oeuvre du Projet PNC, pilier prétendu complémentaire de notre accord collectif.
Je m’étais étonné de la conduite de cette consultation en l’absence de concertation avec les délégués des organisations professionnelles. Pourquoi l’avoir réduite à une simple information alors qu’ils avaient pourtant toute légitimité puisque leurs expertises les conduisent à défendre quotidiennement les intérêts des PNC. La stratégie est claire : il s’agit de nous imposer l’ADVC ! Comment ne pas condamner de telles manières de procéder ? Je suis d’autant plus déçu et en colère, que j’étais favorable à l’esprit qui prévalait : « rebâtir la confiance entre l’entreprise et son PNC ». Je l’exprimais alors clairement dans l’édito et dans la conclusion de la lettre n° 24 du mois d’avril 2008.
Pour en revenir à l’ADVC, voici quelques-unes des raisons qui me conduisent à m’y opposer :
-
le passage en force, injustifié, d’une évaluation infantilisante et
permanente du PNC,
- le renforcement de l’individualisme au détriment du collectif,
- l’altération évidente de l’ambiance de l’équipage, ajoutant stress et tensions dans une période où l’O.M.S. craint les drames humains liés à leurs excès,
- la mise en évidence des points faibles du PNC évalué à travers la soi-disant valorisation des points forts,
- le principe d’évaluation, même présenté de manière subtile, ne répondrait qu’aux attentes de 16 % des PNC !
- le renforcement de l’individualisme au détriment du collectif,
- l’altération évidente de l’ambiance de l’équipage, ajoutant stress et tensions dans une période où l’O.M.S. craint les drames humains liés à leurs excès,
- la mise en évidence des points faibles du PNC évalué à travers la soi-disant valorisation des points forts,
- le principe d’évaluation, même présenté de manière subtile, ne répondrait qu’aux attentes de 16 % des PNC !
J’ai toujours pensé que les sources de stress et de déséquilibre, inhérentes à notre métier, justifient le recours à de vrais leviers de motivation, capables d’aider chacun à mieux le supporter et à le vivre en confiance, préalable indispensable à la cohésion d’un équipage.
A bord de ses avions, l’entreprise devrait « s’acharner » à souder ses PNC, en cultivant l’entraide et la solidarité, à l’image des équipes de sport collectif qui, elles, en plus, n’ont pas notre handicap de se découvrir à chaque match. Alors que la crise exige l’optimisation des modes de management, quels intérêts notre entreprise poursuit-elle à réactiver périodiquement des types de gestion, vieillots, étriqués et révolus ? L’ADVC ne sera pas porteur d’un avenir plus prometteur pour tous les évalués. Il privilégiera des nouvelles contraintes à bord au détriment de l’attention aux passagers !
J’espère sincèrement que les rêves imaginés par certains ne se transformeront pas en cauchemars… car les réveils seraient destructeurs pour notre collectivité. Mais nous n’en sommes pas encore là. Il nous faut mobiliser « notre intelligence collective » et nous souvenir des propos d’Hervé Bazin : « Les gens ont soif de considération bien plus que de mérite ».
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