
par Philippe CADOREL, CCP Amériques, votre élu.
Lettre de l'administrateur PNC n° 29 de mars 2009
Edito11
% de la flotte mondiale d’avions cocoonés (le double de 2007) attend le
retour de la croissance pour redécoller. Le transport aérien aura perdu
plus de 8 milliards de dollars, et vu chuter de moitié les cours de
bourse de ses compagnies en quelques mois. Les prévisions de l’IATA ne
prévoient actuellement pas de sortie de crise avant fin 2010. Les
mauvaises nouvelles se succèdent jour après jour, et je ne cite
égoïstement que celles de notre secteur encore relativement épargné.
Alors, comment envisager l’avenir ?
« The only thing we have to fear is fear itself * » proclamait F. D. Roosevelt lors de son discours inaugural de mars 1932 pour mobiliser ses concitoyens anéantis par les conséquences dramatiques de la crise économique. Son avertissement demeure plus que jamais d’actualité, même s’il n’empêcha pas la déferlante de protectionnisme de balayer l’ensemble des pays et de les précipiter dans la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui très informées, à l’ère de l’Internet et d’une mondialisation outrancière, les populations assistent « en live » à l’effondrement de systèmes économiques cyniques et égoïstes qui étaient censés les protéger.
L’utilité des plans de sauvetages successifs envisagés dans les domaines bancaires, économiques ou industriels, peut sembler irréaliste tant que le flou persistera sur l’étendue de la gangrène financière. Il faudra bien affronter courageusement certains hommes et leurs institutions, reconnaître et abolir les pratiques malhonnêtes qui ont conduit à la faillite du système américain, et accessoirement aux autres. Faute de quoi, le monde, son marché, ses peuples et ses hommes seront livrés à eux-mêmes, incapables de se projeter et d’envisager un avenir commun prometteur.
Espérons que le 44ème président des Etats-Unis pourra impulser et accompagner ce changement avec succès, en proposant de travailler collectivement à une autre organisation économique pour nos sociétés. Une révolution universelle incontournable, délaissant les postures d’enfermement d’intérêts catégoriels, au profit d’une solidarité qui s’imposera à tous les décideurs internationaux. Nous sommes impatients de savoir si le prochain G20 à Londres amorcera ou officialisera une nouvelle règle du jeu !
La situation est suffisamment préoccupante pour que chacun de nous veuille devenir acteur de son destin et ne pas se contenter d’en être simple spectateur. En privilégiant avant tout le dialogue, le respect et le partage entre individus, dans nos collectivités ou au sein de nos entreprises : le « Yes, we can » demeure plus que jamais d’actualité !
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« The only thing we have to fear is fear itself * » proclamait F. D. Roosevelt lors de son discours inaugural de mars 1932 pour mobiliser ses concitoyens anéantis par les conséquences dramatiques de la crise économique. Son avertissement demeure plus que jamais d’actualité, même s’il n’empêcha pas la déferlante de protectionnisme de balayer l’ensemble des pays et de les précipiter dans la Seconde Guerre Mondiale. Aujourd’hui très informées, à l’ère de l’Internet et d’une mondialisation outrancière, les populations assistent « en live » à l’effondrement de systèmes économiques cyniques et égoïstes qui étaient censés les protéger.
L’utilité des plans de sauvetages successifs envisagés dans les domaines bancaires, économiques ou industriels, peut sembler irréaliste tant que le flou persistera sur l’étendue de la gangrène financière. Il faudra bien affronter courageusement certains hommes et leurs institutions, reconnaître et abolir les pratiques malhonnêtes qui ont conduit à la faillite du système américain, et accessoirement aux autres. Faute de quoi, le monde, son marché, ses peuples et ses hommes seront livrés à eux-mêmes, incapables de se projeter et d’envisager un avenir commun prometteur.
Espérons que le 44ème président des Etats-Unis pourra impulser et accompagner ce changement avec succès, en proposant de travailler collectivement à une autre organisation économique pour nos sociétés. Une révolution universelle incontournable, délaissant les postures d’enfermement d’intérêts catégoriels, au profit d’une solidarité qui s’imposera à tous les décideurs internationaux. Nous sommes impatients de savoir si le prochain G20 à Londres amorcera ou officialisera une nouvelle règle du jeu !
La situation est suffisamment préoccupante pour que chacun de nous veuille devenir acteur de son destin et ne pas se contenter d’en être simple spectateur. En privilégiant avant tout le dialogue, le respect et le partage entre individus, dans nos collectivités ou au sein de nos entreprises : le « Yes, we can » demeure plus que jamais d’actualité !
* La seule
chose que nous ayons à craindre est la peur elle-même
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