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par Philippe CADOREL, CCP Amériques, votre élu.
Lettre de l'administrateur PNC n° 39 de juin 2010
Edito
Le jour du dernier Conseil d’administration est sorti en librairie le livre à charge du journaliste Fabrice Amédéo, « La face cachée d’Air France », aujourd’hui une des meilleures ventes de l’édition.
J’ai été étonné des réactions péremptoires de collègues comme de certains membres de la direction: « Nous ne le lirons pas » ou « Nous refusons de l’acheter et de contribuer à des droits d’auteurs obtenus sur le dos d’AF » et encore « C’est évidemment un tissu de mensonges et de calomnies », etc.
Si je reconnais avoir été désorienté par leurs réactions, à ce moment précis où je n’avais pas encore lu le livre, j’ai été très perplexe et embarrassé après sa lecture…
Aujourd’hui, la situation d’Air France nous autorise-t-elle à nous exonérer de points de vue extérieurs et ne mérite-t-elle pas qu’on assume un minimum de critiques émises après l’observation de notre mode de fonctionnement ? Peut-on imaginer un instant que ce livre enquête (entre nous, bien renseigné) ne dénonce que les vues de l’esprit d’un auteur en quête de médiatisation et d’argent, ou d’un pur esprit romanesque ? Quelles raisons motiveraient ce journaliste à inventer les faits relatés ? Pourquoi n’en tirerait-il que des analyses partisanes, reflétant une opinion perçue par certains comme calomnieuse, au risque de mettre en péril sa réputation professionnelle, et, incidemment le journal qui l’emploie, qui n’est autre que le Figaro, dont la ligne éditoriale n’est pas des plus subversives ?
Restons sérieux ! Même si la lecture de ce livre ne fait pas plaisir, cherchons à comprendre certaines des faiblesses de l’entreprise révélées au lecteur, bien que n’y soient abordés que les aspects sécurité et économie, et que pour l’ensemble des salariés que nous sommes, certains éléments demeurent superficiels ou caricaturaux dans leur traitement. En effet, je reconnais que si certaines pages de ce livre proposent des raccourcis et des jugements hâtifs, cela ne doit pas nous empêcher de le lire. Car accepter de se remettre en cause, tenter d’analyser pour quelles raisons, outre la crise, Air France semble essoufflée, ne peut qu’aider au renouveau, tant de son modèle social qu’économique.
Esquiver les réponses ou feindre d’ignorer les critiques peut apparaître comme une forme d’arrogance vis-à-vis de nos détracteurs, et témoigne d’un combat d’arrière-garde face au débat public. Comment peut-on prétendre que répondre à des accusations encourage la polémique ?
J’ai été étonné des réactions péremptoires de collègues comme de certains membres de la direction: « Nous ne le lirons pas » ou « Nous refusons de l’acheter et de contribuer à des droits d’auteurs obtenus sur le dos d’AF » et encore « C’est évidemment un tissu de mensonges et de calomnies », etc.
Si je reconnais avoir été désorienté par leurs réactions, à ce moment précis où je n’avais pas encore lu le livre, j’ai été très perplexe et embarrassé après sa lecture…
Aujourd’hui, la situation d’Air France nous autorise-t-elle à nous exonérer de points de vue extérieurs et ne mérite-t-elle pas qu’on assume un minimum de critiques émises après l’observation de notre mode de fonctionnement ? Peut-on imaginer un instant que ce livre enquête (entre nous, bien renseigné) ne dénonce que les vues de l’esprit d’un auteur en quête de médiatisation et d’argent, ou d’un pur esprit romanesque ? Quelles raisons motiveraient ce journaliste à inventer les faits relatés ? Pourquoi n’en tirerait-il que des analyses partisanes, reflétant une opinion perçue par certains comme calomnieuse, au risque de mettre en péril sa réputation professionnelle, et, incidemment le journal qui l’emploie, qui n’est autre que le Figaro, dont la ligne éditoriale n’est pas des plus subversives ?
Restons sérieux ! Même si la lecture de ce livre ne fait pas plaisir, cherchons à comprendre certaines des faiblesses de l’entreprise révélées au lecteur, bien que n’y soient abordés que les aspects sécurité et économie, et que pour l’ensemble des salariés que nous sommes, certains éléments demeurent superficiels ou caricaturaux dans leur traitement. En effet, je reconnais que si certaines pages de ce livre proposent des raccourcis et des jugements hâtifs, cela ne doit pas nous empêcher de le lire. Car accepter de se remettre en cause, tenter d’analyser pour quelles raisons, outre la crise, Air France semble essoufflée, ne peut qu’aider au renouveau, tant de son modèle social qu’économique.
Esquiver les réponses ou feindre d’ignorer les critiques peut apparaître comme une forme d’arrogance vis-à-vis de nos détracteurs, et témoigne d’un combat d’arrière-garde face au débat public. Comment peut-on prétendre que répondre à des accusations encourage la polémique ?
Il faut apprendre à accepter les échanges, donc le débat. Démontrons, par notre posture, la capacité
de notre intelligence collective à préparer l’avenir et notre détermination à y prendre part activement en aidant l’entreprise à évoluer. Un challenge difficile mais enthousiasmant, à une époque où les contre-exemples récents foisonnent tant en matière sportive, sociale que politique !
Confucius ne déclarait-il pas il y a plus de 2 500 ans que « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois » ?
de notre intelligence collective à préparer l’avenir et notre détermination à y prendre part activement en aidant l’entreprise à évoluer. Un challenge difficile mais enthousiasmant, à une époque où les contre-exemples récents foisonnent tant en matière sportive, sociale que politique !
Confucius ne déclarait-il pas il y a plus de 2 500 ans que « La plus grande gloire n’est pas de ne jamais tomber, mais de se relever à chaque fois » ?
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