n° 752 du mercredi 17 janvier 2007
Sommaire :
Le Conseil d'Etat rejette le recours en référé d'easyJet
Jean-Cyril Spinetta quitte le conseil d'administration d'Alitalia
Lost : le Boeing d'Adam Air toujours introuvable
Les lumières du trottoir
Musée du manga à Kyoto
Le Seoul City Pass
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Le Conseil d'Etat rejette le recours en référé d'easyJet
Source Le Monde François Bostnavaron
Le Conseil d'Etat a rejeté, lundi 15 janvier, le recours qu'avait déposé la compagnie aérienne britannique easyJet le 15 décembre 2006 : elle demandait la suspension d'un décret soumettant au droit du travail français les personnels navigants des compagnies étrangères basées en France.
La décision prise par le juge des référés indique que les arguments de la compagnie n'ont pas fait "naître un doute sérieux sur la légalité du décret (...) sans qu'il soit besoin de se prononcer sur l'urgence".
Cela ne préjuge toutefois pas de la réponse du Conseil d'Etat sur le fond des réclamations de la compagnie britannique.

Dans un communiqué, Franck Mikula, administrateur de la Caisse de retraite des personnels navigants (CRPN) et président de l'UNAC, syndicat regroupant les hôtesses et stewards, qui a assigné easyJet en justice pour ces raisons, s'est "félicité" de la décision du Conseil d'Etat qui empêche le "dumping social".
M. Mikula indique également "avoir bon espoir que la décision sur le fond, qui devra être rendue dans les prochains mois, ne fasse que confirmer l'application du décret, qui fait entrer tous les salariés des compagnies aériennes, basées en France, dans le champ de la législation française".
Le décret contesté concerne easyJet pour sa base d'Orly, mais aussi les compagnies irlandaises Ryanair à Marseille et CityJet (filiale d'Air France) à Roissy. Ryanair a également déposé un recours le 26 décembre 2006, et a porté plainte auprès de la Commission européenne.
Jean-Cyril Spinetta quitte le conseil d'administration d'Alitalia
Source La Tribune, Juliette Garnier
Le président d'Air France-KLM a présenté sa démission de son poste d'administrateur d'Alitalia, en raison du processus de vente de la compagnie italienne par l'Etat italien. C'est le quatrième administrateur qui quitte Alitalia en trois mois. Un prochain conseil est convoqué dans deux jours pour examiner le plan industriel de la compagnie en grande difficulté.
Jean-Cyril Spinetta aura siégé six ans au conseil d'administration d'Alitalia. Le président d'Air-France-KLM vient d'annoncer qu'il avait choisi de le quitter. Son départ intervient une dizaine de jours avant l'expiration de l'appel d'offres que, fin décembre, a lancé l'Etat italien pour le rachat et la privatisation de la compagnie aérienne. "Comme il y a un appel d'offre lancé par le gouvernement italien sur le capital d'Alitalia et étant donné qu'Air France-KLM est un partenaire commercial d'Alitalia, son président ne peut plus faire partie du conseil d'administration", a déclaré la compagnie franco-néerlandaise dans un communiqué. Air France détient 2% d'Alitalia et est considéré comme un repreneur potentiel de la compagnie dont le Trésor italien vient de procéder à la mise en vente de ses parts (49,9%).
Les acquéreurs potentiels ont, en effet, jusqu'au 29 janvier pour faire leur offre. Air France-KLM a toujours été fort prudent à ce sujet. Fin novembre, Jean-Cyril Spinetta, son président, avait révélé "l'existence d'échanges exploratoires" avec la compagnie aérienne.
La démission de Jean-Cyril Spinetta au sein du conseil d'administration d'Alitalia est la quatrième en six mois. Désormais il ne reste plus que deux administrateurs. Or selon les statuts de la compagnie, le conseil doit être composé d'au moins trois personnes. Le prochain conseil doit intervenir dans deux jours afin d'évoquer le plan industriel de la compagnie italienne qui enregistre une forte dégradation de ses résultats. Selon le quotidien économique Il Sole 24 Ore, la perte nette du groupe pourrait atteindre au moins 350 millions d'euros.
En 2001, Air France-KLM et Alitalia avaient signé un accord de participation croisée de 2%. L'opération avait alors été jugée propre à devenir le premier échafaudage d'une fusion entre les deux compagnies aériennes.
Lost : le Boeing d'Adam Air toujours introuvable
Source LCI
Deux semaines après la disparition du vol d'Adam Air, les hypothèses se multiplient. Les passagers sont toujours officiellement "portés disparus".
Les quelques débris retrouvés ne permettent pas d'avancer une explication sur les causes de l'accident.
Qu'est-il arrivé au vol KI 574 d'Adam Air ? Les enquêteurs ignorent toujours la raison et le lieu exact de l'accident, deux semaines après la disparition du Boeing 737. Il est rarissime qu'un avion de cette taille, ou que tout du moins sa carcasse, ne soit pas localisé relativement vite après avoir chuté, y compris en mer. Or, malgré un dispositif de recherches graduellement étoffé, les 102 occupants de l'appareil sont toujours officiellement "portés disparus", même si leur survie semble hautement improbable. Leurs proches, au quinzième jour d'une attente très éprouvante, ne savent pas où se recueillir.
L'hypothèse selon laquelle le Boeing se serait abîmé dans le détroit de Macassar, séparant les îles de Bornéo et de Célèbes, paraît la plus solide. De petits débris, dont un morceau de l'empennage et des parties de sièges, ont été récupérés sur le rivage de Célèbes. Mais aucun corps n'a été retrouvé, ni le fuselage, ni les boîtes noires censées émettre un signal pendant trente jours. Pour travailler sur l'accident, les enquêteurs auraient besoin de reconstituer l'apparence de l'avion long de 36 mètres pour une envergure de 29 mètres. Or, seuls trois morceaux métalliques volumineux ont été détectés par plus de mille mètres de fond, sans certitude sur leur origine.
Débris, tache d'hydrocarbures et fausses pistes
Les experts se demandent pourquoi le Boeing, parti le 1er janvier de Surabaya (Java) à destination de Manado (Célèbes), n'a pas émis de signal de détresse. La possibilité d'un trou d'air a été avancée. L'erreur de pilotage, première cause d'accident selon Boeing, n'a pas non plus été écartée. La presse populaire a pour sa part ressorti la légende d'un "triangle des Bermudes" local, des avions et navires ayant déjà disparu dans la région.
Un avion de reconnaissance singapourien participant aux recherches a repéré une tache d'hydrocarbures dans la mer au sud de Célèbes. Mais là encore, aucune conclusion n'est possible, surtout que plusieurs fausses pistes ont émaillé les deux semaines de recherches. Il faut notamment vérifier si cette fuite de carburant est réellement du kérosène de l'appareil. Des échantillons ont été prélevés. Pour l'un des enquêteurs, la tache d'hydrocarbures signifierait que le Boeing est tombé dans la mer. "Si l'avion avait explosé en plein vol, le carburant se serait répandu sur une large zone. S'il s'agit d'une seule nappe de pétrole, alors il est très probable que le réservoir se soit rompu quand l'avion a heurté l'eau".
Les lumières du trottoir
Faire la lumière, c'est ce que tente cette campagne de pub néerlandaise visant à alerter l'opinion publique sur les sans-logis.
Musée du manga à Kyoto
Situé dans le quartier de Nakagyo, il s'étend sur 5.010 m², trois étages et un sous-sol. Le musée regroupe près de 200.000 objets (livres, revues, films, etc.).
Le Seoul City Pass
Carte de transport pour les touristes, elle permet de prendre le métro et le bus jusqu'à 20 fois par jour, ainsi que le Seoul City Tour Bus qui passe par les principales attractions de la ville.
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