n° 800 du lundi 26 mars 2007
Sommaire :
28 mars 2007, JOURNEE D’ACTION PASSAGERS INDISCIPLINES
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
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JOURNEE D’ACTION PASSAGERS INDISCIPLINES
Néanmoins, même si les entreprises de l’aérien font les mêmes constats que nous, elles persistent à considérer ces faits comme des épiphénomènes. Elles collationnent des statistiques, font des chiffrages rapportés au nombre de passagers transportés et se confortent dans l’idée que les faibles taux ainsi obtenus sont inéluctables, et qu’ils constituent un plancher en dessous duquel il est impossible de descendre.
Ce n’est bien évidemment pas notre point de vue. Nous pensons au contraire qu’il est urgent et indispensable de réagir afin d’infléchir cette tendance. En ce qui nous concerne, chaque cas se doit d’être considéré et pris en compte. Parmi les propositions souvent avancées, il y a les fameuses « listes noires ». Doit-on organiser un groupe de pression pour faire évoluer l’outil légal afin de permettre d’avoir recours à cette pratique ? Comment doit-on articuler les finesses des lois pour concilier les règles de la CNIL, les articles sur le « refus de vente » et un tel procédé ?
Quoi qu’il en soit, nous estimons légitime qu’il incombe au législateur d'apporter des réponses fermes quant à prohiber de tels comportement excessifs à bord
Nos préoccupations de PNC en la matière, priment et doivent se focaliser sur trois axes principaux :
la prévention, la formation, le suivi des affaires.
La Prévention :
Si, selon le responsable d’une compagnie française majeure concernant ce dossier "Un gros travail de sensibilisation a été fait depuis deux ans en direction des équipages". Nous déplorons de devoir faire le constat que rien, strictement rien, n’a été entrepris envers les passagers. Aucune campagne de prévention n’a jamais vu le jour à l’initiative des différentes entreprises de transport aérien ou des ministères de tutelle.
Pourtant ce problème n’est pas nouveau, car dès le mois de juillet 2000 une journée internationale dite « ZERO AIR RAGE » avait été organisée par l’ensemble des syndicats et organisations représentatives du PNC dans le monde.
La Formation :
La plupart des entreprises du secteur se contentent de survoler le sujet au cours de formations qui n’ont pour objectif que de se donner bonne conscience en se conformant aux minima des obligations règlementaires. D’autres mettent en œuvre des pseudo « stage commando ou ninja» qui sont souvent bien éloignés des possibilités physiques d’un steward ou d’une hôtesse de l’air. Les formations à l’appréciation de la situation, à la coordination, aux conduites à tenir, avant, pour désamorcer une telle situation, ou pendant, au travers de la nécessité de détermination dans l’action, et enfin et surtout après, sur les différentes voies de recours judiciaires et leur déroulé proposés aux PN, sont quasi inexistantes. Cela même dans les plus grandes Compagnies. Pour exemple, à Air France un glossaire très précis a été élaboré pour aider à la qualification d’un évènement, mais ce dernier n’a fait l’objet d’aucun plan de formation digne de ce nom. Il ne peut donc servir qu’à posteriori, pour d’éventuelles suites judiciaires.
Le Suivi des affaires :
Les suites judiciaires, parlons en ! Il faut être conscient que jusqu’ici les Compagnies les plus impliquées dans ce qu’elles définissent comme leur « dimension sociale » ne vous proposent qu’une assistance. Et encore, cela dépendra hélas de la médiatisation de l’évènement, de l’impact sur son image de marque, sur l’appartenance de l’avocat de l’agresseur à tel ou tel cabinet, fut il le même que celui d’Air France, ou même du lieu de résidence de l’agresseur (et oui, dans certains cas, un procès même si on est sûr de le gagner, coûterait trop cher). Donc ne comptez pas sur vos entreprises pour aller en justice à vos côtés !!!
Pour notre part, et hélas, contrairement à Air France, L’ALLIANCE PNC s’est portée partie civile dans l’affaire « Delarue » qui se déroulera, au travers d’une procédure de Comparution avec Reconnaissance Préalable de Culpabilité le 28 mars 2007 au tribunal de Bobigny.
Au travers de cette mesure le Procureur proposera donc à M. DELARUE une peine moins lourde, que l’agresseur aura tout intérêt à accepter, puis celui-ci sera le même jour renvoyé devant le juge qui décidera si la peine infligée par le procureur est en rapport avec la gravité des actes commis. Si aucun accord n’est intervenu quand à la sanction infligée M. DELARUE sera renvoyé en correctionnelle.
La sanction systématique de tels actes et le positionnement responsable de l’entreprise sont donc indispensables si nous voulons voir diminuer de façon notoire les agressions dont sont victimes les équipages de cabine et les passagers.
La Prévention à nouveau :
Ne pouvant, hélas, compter que sur nous-mêmes, pour porter le message du refus de la violence à bord, nous organisons ce 28 mars 2007, une journée d’action et de prévention en vue de sensibiliser les passagers à cette problématique dont comme nous, ils sont susceptibles d’être un jour les victimes.
«
Non, à la violence à bord !!!»
Jean-Marc QUATTROCHI
Denis SERRANO,
Déviances comportementales à bord de nos avions
Les nombreux comportements indisciplinés et/ou violents perpétrés durant un vol représentent un réel problème pour les passagers comme pour les équipages. Ces incivilités sont susceptibles de compromettre la sécurité de tous les occupants d’un avion.
Nous pensons qu’il est urgent et indispensable de réagir et nous estimons légitime qu’il incombe aux Transporteurs d’adopter un positionnement ferme quant à la volonté d’éradiquer de tels comportements dangereux pour tous. Ce phénomène de déviance comportementale ne doit plus être considéré par les entreprises de l’aérien comme satisfaisant au regard du nombre de passagers transportés, mais doit alerter nos dirigeants sur les risques qu’ils font courir à leur clientèle et à leurs équipages en ne condamnant pas chaque cas individuellement et ce, quel que soit la destination du vol concerné, la nationalité de l’agresseur, sa notoriété, ou celle de son avocat ou du cabinet qui le représente.
Nous dénonçons d’autre part, le manque d’anticipation des Compagnies Aériennes en matière de prévention, et leur manque de réaction au niveau du suivi de ces affaires.

Face
à cette carence, l’ALLIANCE
PNC UNAC-SNPNC portera le message du refus de la violence à
bord en organisant,
le 28 mars 2007, une action ponctuelle de sensibilisation et de
prévention
auprès des passagers de l’aéroport de
Roissy Charles De Gaulle.

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