n° 811 du vendredi 20 avril 2007
Sommaire :
UNE SUSPICION INSUPPORTABLE
Cette
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adhérents des sections PNC Air France de l'Alliance
UNAC SNPNC.
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UNE SUSPICION INSUPPORTABLE
Avril 2007
A
TOUS PNC AIR FRANCE
Une enquête en cours, sur des spoliations concernant les ventes à bord, a conduit la justice à placer certains PNC en garde à vue, à pratiquer des perquisitions à leur domicile, ceci ayant pour conséquence immédiate de leur faire perdre leur habilitation préfectorale d’accès à la zone réservée de l’aéroport. A la suite de ces procédures, la Compagnie a rompu le contrat de travail de certains PNC avant même que leur éventuelle culpabilité ne soit reconnue, au prétexte qu’ils n’étaient plus autorisés à accéder à la zone aéroportuaire.
Le flou qui entoure ces procédures, l’absence de communication de l’Entreprise sur le sujet, voire son indifférence, laissent la porte ouverte à toutes les rumeurs et toutes les suspicions. Tous les PNC deviennent potentiellement des coupables et le simple fait d’avoir effectué un vol sur lequel des spoliations ont été constatées peut conduire n’importe lequel d’entre nous en garde à vue et pour finir, à l’ANPE. Que des coupables soient sévèrement sanctionnés, rien à dire, mais que des innocents, ayant pour seul tort de s’être trouvés par hasard sur un vol avec un écart entre le contenu du trolley vente et le contenu de l’enveloppe de caisse, perdent leur emploi, sans avoir été jugés, serait insupportable.
UN TROP GRAND CHAPEAU
On nous fait porter un chapeau un peu trop grand. Nous sommes rendus responsables d’un stock que nous ne contrôlons pas, ni au départ, ni à l’arrivée (même Logair, ne contrôle que par sondages). Les erreurs de chargement sont nombreuses, de même que les erreurs dans les plombages et les matériels défectueux (portes forcées, etc). Or, c’est bien la Compagnie qui a fait le choix de supprimer l’inventaire des ventes au départ et à l’arrivée. Dès lors, pourquoi devrions-nous assumer la responsabilité des écarts dans un stock que nous ne pouvons contrôler ?
UN SILENCE ASSOURDISSANT
Nous ne savons pas précisément combien de PNC ont été incriminés, nous ne savons pas combien ont eu leur habilitation supprimée, nous ne savons pas s’il y en aura d’autres…

Par son silence, la Compagnie aggrave le trouble chez le PNC. Quels sont les critères qui ont justifié les interpellations de ces dernières semaines ? Comment un PNC peut-il connaître sa situation au regard des ventes qu’il a effectuées sur ses précédents courriers ?
La Direction ne peut pas continuer de se considérer extérieure à ces actions. Certes, celles-ci concernent son sous-traitant, « Logair », mais c’est bien Air France qui est prescripteur, c’est bien Air France qui nous demande d’effectuer des ventes à bord, c’est bien Air France qui nous demande de ne pas faire d’inventaires, et pour finir c’est bien Air France qui rompt le contrat de travail de ceux qui n’ont plus d’habilitation préfectorale.
REACTIONS
Initialement, nous avions cru comprendre que seulement 6 PNC étaient concernés. La vérité nous oblige à dire qu’un seul d’entre eux nous a contacté pour nous demander… la procédure à appliquer pour sa mise à la retraite. Parmi ces quelques PNC, il est possible que, dans certains cas, des preuves accablantes existent et peut-être, parfois, des aveux écrits. Mais tant que la justice ne s’est pas prononcée, nous n’avons pas de jugement à exprimer sur les cas individuels de ces PNC. Nous contestons et nous refusons l’amalgame un peu rapide, favorisé par l’absence de communication de l’Entreprise sur cette question, qui consiste à laisser penser que tous les PNC sont suspects, au moins potentiellement.
Nous passerons rapidement sur un tract qui prenait récemment la défense de nos collègues en alléguant de la faiblesse des salaires PNC. Nous ne partageons pas ce point de vue qui fait un lien entre un niveau de revenu et l’honnêteté des PNC. De plus, rappelons que les spoliations diminuent la prime d’intéressement de tous les PNC !
D’autres syndicats, dans un tract commun, aboutissent à une conclusion pour le moins étrange : la suppression pure et simple des ventes à bord au prétexte que le montant de l’intéressement est dérisoire !.. A ce compte-là, pourquoi ne pas aussi supprimer les repas puisque ceux-ci ne « rapportent » rien aux PNC !
CE QUE L’ALLIANCE UNAC/SNPNC DEMANDE
- Que la Direction d’Air France cesse de se cacher derrière son sous-traitant, les autorités aéroportuaires, les enquêtes policières, le secret de l’instruction, et qu’elle communique au plus vite auprès des PNC et de leurs organisations professionnelles au sujet des vols de vente à bord ;
- Que les PNC qui ne reconnaissent pas les faits qui leur sont reprochés soient, en l’attente que la justice se soit prononcée, reclassés temporairement dans un emploi sol ;
- Qu’une réunion soit organisée au plus vite entre Air France, Logair, et les organisations PNC de façon à considérer les problèmes techniques et y apporter des solutions concrètes. En l’attente de ces solutions, nous demandons la suspension des ventes à bord.
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