Newsletter UNAC n° 110 du dimanche 5 octobre 2003
Cette newsletter vous est réservée en tant qu'adhérents à la section PNC Air France de l'UNAC. Vous pouvez néanmoins la transférer à des collègues si vous le jugez nécessaire.
Sommaire
:
- Compte rendu de la réunion conjointe du 2 octobre 2003 des Commissions
Economie et Production et Emploi Formation
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Compte rendu de la réunion conjointe du 2 octobre 2003 des Commissions Economie et Production et Emploi Formation
Ordre du jour : PROJET D’ACCORD AF KLM
POUR
LA DIRECTION :
MME PAIRAULT MEYZER : Directeur des Relations Sociales
M. CALAVIA : Directeur des Affaires Financières
M. BARDY : Directeur des Affaires Juridiques
Les représentants de la Direction sont assistés d’un
Conseil de la banque Lazard.
POUR
L’UNAC :
Philippe CADOREL, Président de la Commission Economie et production,
délégué UNAC, CCP Amériques
Richard MIGDAL, Commissaire, délégué UNAC, CC Europe
EXPOSE DE LA DIRECTION :
Les discussions ont duré pendant presque deux ans en vue de ce rapprochement.
Pourquoi
se dirige-t-on vers une consolidation de type financière et non
pas vers une simple alliance ? Pourquoi avec KLM ?
L’industrie de l’aérien est fragmentée avec
beaucoup d’acteurs et présente des résultats médiocres,
accompagnés de problèmes sociaux et économiques
et tout cela dans un contexte international défavorable. Il y
a une évidente contradiction entre ce secteur globalisé
et concurrentiel alors qu’il demeure encore organisé sur
des bases bilatérales classiques héritées de l’après-guerre.
Alors
quelle est la raison de fond de l’achat de KLM ?
L’expérience d’Alitalia nous a servi. Les rapprochements
sont souvent plus délicats, principalement à cause de
la proximité, c’est plus facile à faire quand les
chevauchements de lignes sont modestes et que les bases sont éloignées
comme, par exemple, aux USA.
Il existe indéniablement un problème de flux de trafic
à diriger vers une plate-forme ou bien une autre, la coordination
devient plus compliquée. Si dans le cas d’Alitalia il y
a eu une fusion comptable entre AF et AZ sur les liaisons entre la France
et l’Italie, elle semble difficile à pérenniser
car elle crée des déplacements de résultats. Avec
KLM, la compagnie a cherché à neutraliser ces transferts
de résultats.
L’autre raison est juridique : vue l’évolution rapide
de la doctrine sur les droits de trafic, dont une des manifestations
a été la condamnation des accords bilatéraux en
ce qu’ils étaient manifestement contraires au traité
de Rome, la négociation des droits de trafic va se dérouler
dorénavant entre la Commission Européenne et les USA.
Pourquoi
s’inscrit-on donc dans un cadre financier ?
Pour deux raisons, la complémentarité des entreprises
et les synergies dégagées.
La complémentarité est forte entre les deux acteurs, avec
une présence de KLM au nord de l’Europe et d’AF au
sud, avec seulement un tiers des destinations communes (30).
La complémentarité des plateformes avec cette stratégie
des multi-hubs que l’on connaît aux USA. De même,
en Europe, Lufthansa a verrouillé son marché avec Francfort
et Munich, et accessoirement avec une présence plus forte à
Copenhague et Vienne. British, qui avait du retard, a maintenant des
liens étroits avec Ibéria et son hub de Madrid, et vient
de prendre une option sur Zurich qui était l’ancien Hub
Swissair. Le Hub de Milan est en attente, même s’il a été
relancé depuis peu. On s’aperçoit donc qu’on
courrait le risque de se retrouver isolé si KLM avait fait le
choix d’un autre partenaire. L’élément clé
des années à venir est assurément celui des capacités
aéroportuaires qui risquent d’être limitées
en Europe.
Autre
aspect important, la proximité de nos cultures, et la vision
identique que les deux compagnies ont de leurs grands métiers
(Pax, Fret, Maintenance et les Activités industrielles).
Il faut souligner qu’assez peu de compagnies ont cette vision
commune.
Les
Synergies.
Nous avons voulu être prudent dans nos estimations, c’est
pourquoi entre les estimations optimistes de KLM et celles d’AF,
nous avons fait appel à des experts arbitres et conseils qui
les ont chiffrés avec comme base incontournable d’être
réalisables rapidement sans restructurations sociales. Ces engagements
ont été pris par AF, par l’Etat Français
et par KLM. Des assurances ont été données à
l’Etat Hollandais prévoyant que pendant huit ans, il n’y
aurait pas de dépeçage du Hub d’Amsterdam au profit
de celui de Paris. C’est un développement harmonieux des
deux plates-formes qui est recherché. Des assurances ont été
également données à KLM, pour cinq ans, en ce qui
concerne les réseaux, les ressources humaines, le développement
industriel, son identité et sa marque.
Une
fondation sera créée avec pour objet de faire respecter
ces engagements.
Il faut souligner aussi que sur le plan juridique, il y a une nécessité
de protéger les droits de trafic de KLM, pendant encore quelques
années, en fonction d’éventuels recours adverses.
A
la suite de cet exposé bref et concis mais dont tous les détails
étaient exposés dans les trois documents joints et dans
les slides projetées, des questions plus particulières
ont été posées par les délégués.
Vous trouverez à la suite les réponses de M. CALAVIA.
QUID DES DROITS DE TRAFIC ?
Le 5 novembre 2002, la cour de justice européenne devait se prononcer
sur deux points :
- la négociation par la commission à la place des états
- la validité de la clause de nationalité
La cour a tranché, sur le premier point en l’estimant contraire
au droit, mais a désavoué la commission sur le second.
La réunion du conseil en juin 2003 a donc donné mandat
pour négocier la clause de nationalité, mais pas les droits
de trafic. Il y aura des évolutions ultérieures à
attendre sur ce sujet.
QUID
DE LA DISSOCIATION DES DROITS DE VOTE ET DES DROITS DE PROPRIETE ?
Il y a deux types d’actions dans KLM (cela n’existe pas
en France, structure à l’identique pour Amadeus)
- 46,8 millions d’actions ordinaires qui sont cotées et
qui feront l’objet de l’offre publique d’échange.
- des actions non cotées qui ouvrent uniquement à des
droits de vote, et qui appartiennent à des institutions préférentielles,
à l’Etat néerlandais ou bien à des fondations.
Ces actions ont une valeur nominale symbolique de deux euros et seront
rachetées par AF.
- Les droits de vote de l’Etat néerlandais qui s’établissent
à 14,7 % s’exercent uniquement en assemblée générale,
et seront cédés au fur et à mesure et à
l’identique de ce que l’Etat français cédera
en se dégageant de la Cie. Actuellement, l’Etat français
possède autour de 120 millions d’actions sur les 220 millions
d’actions existantes. Quand l’Etat descendra sous le seuil
des 20 %, soit autour de 44 millions d’actions, les droits de
vote de l’Etat néerlandais dans KLM seront divisés
par deux à l’identique. Le reste sera vendu ainsi que les
droits de vote afférents qui seront placés dans une fondation.
On aura donc toujours 49 % des droits de vote de la compagnie, c’est
le supplément qui sera transféré dans les fondations
par un système de vases communicants entre ces fondations.
QUID
DE LA FILIALISATION D’AF ? (AF se retrouve comme KLM
filiale de la holding AF-KLM)
Le dispositif législatif demeure, la loi et ses garanties ne
seront pas remises en cause à l’occasion de cette transaction.
Elle s’appliquait avant à une seule structure. Il faudra
donc un amendement pour concrétiser le transfert, et préciser
sur quelle structure s’applique ces garanties (pas sur la holding
AF-KLM car elle ne détiendra pas de personnel…).
Les droits de trafic nécessitent aussi un nouvel amendement.
Un nouveau dispositif législatif additionnel le précisera
également. Il ne faut donc avoir aucun souci en ce qui concerne
la protection des droits de trafic d’AF. La holding AF étant
100 % française par le biais de ses actionnaires français,
il ne peut y avoir de remise en cause de la nationalité de la
holding.
La holding sera cotée à Paris, Amsterdam et au New York
Stock Exchange.
QUID
DU SUIVI DES DECISIONS DU COMITE DE MANAGEMENT STRATEGIQUE ?
Les orientations fortes et engageantes seront formulées par le
management (réseau, lignes…), mais après accord
des conseils d’administration et des conseils de surveillance
des compagnies.
Le périmètre de l’entreprise ne peut être
modifié qu’à l’unanimité des CMS et
des CA.
Le CMS est élu pour une durée de trois ans, et ensuite
la situation sera entre les mains du président d’AF. Il
pourra proroger ce statu quo, ou modifier ses décisions. Aucun
engagement n’est pris au-delà pour s’y substituer,
le principe général étant que les bases doivent
correspondre aux assurances données au personnel. A ce propos,
la philosophie retenue est une équité de développement
des compagnies, ce qui ne veut pas dire une égalité de
développement. 5 % de développement à CDG ne doit
pas être mis en parallèle avec 5 % de développement
à AMS ; il n’y a pas de lien arithmétique entre
les deux, et nous ne sommes pas liés par une contrainte égalitaire
dans ce domaine.
QUID
DE CE QUI POURRAIT REMETTRE EN CAUSE L’OPERATION ?
Nous avons reçu des assurances au niveau européen, même
si on doit fortement relativiser leur valeur. On a également
pris contact avec les autorités USA. Nous sommes confiants dans
les réactions des arbitres de la régulation de la concurrence
européenne, principalement car ces autorités étaient
favorables à la consolidation du paysage économique européen
et cela même si un concurrent plaide contre cette transaction.
L’autre raison est qu’il n’y a pas de création
de situation monopolistique dominante en Europe et sur l’AMN,
les seuls cas de lignes monopolistiques susceptibles de poser problème
seraient les relations entre Lyon et CDG et AMS. La jurisprudence classique
de la commission est de proposer des créneaux à la concurrence,
dans l’éventualité qu’une compagnie veuille
les utiliser.
QUID
D’UN SCENARIO CATASTROPHE ?
L’Europe ne peut pas dire non, selon un schéma binaire
classique. Si les autorités de la concurrence veulent freiner
le dossier, elles poseront des conditions économiques claires
et impossibles à réaliser afin d’empêcher
la fusion. Si c’est le cas, l’opération ne se fera
pas. La fusion ne pourra se faire qu’après l’accord
de la Commission Européenne.
QUID
D’UN CHANGEMENT POUR LE PROGRAMME HIVER OU ETE ?
Non. On travaille dessus, mais on ne concrétisera rien avant
que le rapprochement. On ne peut pas tenir compte de la transaction
avec KLM, avant qu’elle ne se soit réalisée.
QUID
DE L’ORGANE DE CONCERTATION AU NIVEAU DU GROUPE ?
Le comité européen du groupe AF n’est pas concerné
par la transaction, comme celui de KLM. La législation sociale
est claire sur ce sujet en France et aux Pays-Bas. KLM restera même
au bout de huit ans une entreprise néerlandaise.
QUID
DE LA HOLDING AF KLM ?
C’est essentiellement une entité financière et stratégique.
Elle n’aura pas de personnel directement rattaché, mais
sera amenée à évoluer ultérieurement. Chaque
compagnie appliquera ses règles sociales et ses multiples engagements.
Il sera donc nécessaire d’établir une concertation
au niveau de la holding. On appliquera également les directives
européennes sur les comités de groupe. Ce sera le lieu
ou les directions auront à se rencontrer et à se concerter
avec les représentants des deux entreprises. L’instance
de concertation existera et l’on n’enlèvera pas les
organes de représentativité des deux groupes et de leurs
filiales. À signaler que nous ne sommes pas fermés sur
l’évolution future de ce comité. La loi n’oblige
en rien, si ce n’est le principe de concertation avec les différentes
instances.
QUID
DES SYNERGIES ?
« …On vous doit des choses plus précises quant à
l’apport, et aux détails des grands postes (tous les commissaires
s’étaient inquiétés sur l’impact des
synergies et la disparition des emplois qui en découlait …)
». Vous n’avez pas d’inquiétude à avoir
au niveau des emplois, même si l’objectif est de dégager
le plus rapidement possible ces synergies, afin de réduire l’endettement
du groupe. Par exemple, nos deux entreprises vont au Canada, avec pour
l’une, une implantation plus marquée sur Montréal,
et l’autre plus forte sur Toronto. Malgré le code share
on peut imaginer réaliser plusieurs dizaines de millions d’économie
en spécialisant les destinations desservies. Ce sont des idées,
pas encore des décisions ; on ne peut pas actuellement avoir
tout prévu.
Le projet est éventuellement modifiable, et à fortiori
ce qui ne sera pas appliqué avant au minimum six mois. Je tiens
à vous signaler que vis-à-vis des analystes et des marchés,
la faiblesse de notre dossier tient au fait qu’il ne prévoit
pas de plan social…
QUID
DE LA VENTE PAR L’ETAT DE SA PARTICIPATION ?
C’est à la fois clair et imprécis. L’Etat
peut se désengager partiellement avant que l’opération
avec KLM ne se réalise, et d’ici avril sa part pourra être
à 20 % au lieu des 54 % actuels. Cela dépend de ses priorités
et des obligations du marché. La privatisation aurait alors lieu
dans les conditions qui avaient été prévues à
l’origine (offre ESA).
Si le désengagement a lieu après, l’offre d’ESA
sera toujours réservée aux salariés AF et pas à
ceux de ses filiales.
En ce qui concerne l’offre réservée aux salariés
ORS, elle est proposée aux salariés d’AF et à
ceux des sociétés qu’elle contrôle. KLM sera
alors contrôlée à 100 % mais avec seulement 49 %
des droits de vote. La situation n’est pas tranchée. Néanmoins,
il faut savoir qu’il n’existe pas d’actionnariat salarié
chez KLM, seule une dizaine de salariés possèdent des
stocks options.
À propos du désengagement de l’Etat hollandais de
ses droits de vote (ce n’est pas un problème économique,
bien évidemment…), il se fera au rythme du désengagement
réalisé par l’Etat français. Par contre aucun
engagement de désengagement en deçà des 20 % du
capital n’a été contracté par l’Etat
français.
QUID
DU FONCTIONNEMENT DES SOCIETES NEERLANDAISES ?
Il n’a strictement rien à voir avec le fonctionnement des
sociétés en France, en Angleterre et aux Etats-Unis, notamment
en ce qui concerne le problème du débat sur les droits
de vote qui demeure anecdotique pour eux. En France, les actionnaires
ont un pouvoir certain et nomment le conseil d’administration,
ils approuvent les comptes, et décident la distribution ou non
de dividendes. Ceci n’est pas le cas aux Pays-Bas, où l’organe
dominant est le conseil de surveillance (workers council). Il est nommé
par les actionnaires, mais il se coopte lui-même, et si un des
membres vient à partir, les membres qui restent en choisissent
un autre (9 membres). C’est ce conseil de surveillance qui nomme
un directoire, et c’est ce dernier qui approuve les comptes, et
décide de la distribution des dividendes. Les actionnaires n’ont
donc pas dans ce système autant de pouvoir ; ils peuvent uniquement
démettre le conseil de surveillance.
QUID
DE LA REUSSITE TECHNIQUE DU RAPPROCHEMENT ?
On estime que si 70 % des actionnaires ordinaires souscrivent à
l’offre d’échange, l’opération sera
réussie. C’est ce qui est prévu dans nos engagements.
Entre 50 et 70 % de souscription, AF se réserve le droit de renoncer
ou d’accepter. Par contre en dessous de 50 %, l’entreprise
renoncera à faire l’opération.
QUID
D’ORLY ?
A priori, il n’y a aucune raison qu’AF perde sa liberté
de décision sur ce qu’elle veut faire à Orly.
QUID
DE CET ACCORD POUR KLM ?
C’est un bon accord pour KLM, avec les garanties qui l’entourent.
C’est un bon accord pour l’actionnaire AF car la perspective
des synergies est fortement attrayante et son patrimoine va s’améliorer
et se valoriser. Les actionnaires d’AF récupèrent
autour de 80 % de ce nouvel ensemble et récupèreront donc
80 % des synergies dégagées au travers de ses actions.
QUID
DE LA HOLDING ?
Elle ne possédera pas de salariés en propre, uniquement
les salariés actionnaires représentés au Conseil
d’Administration (1 PNT + 1 siège autre catégorie
de personnel). Par contre dans la filiale, on ne sait pas encore comment
le CA sera composé.
QUID
DU PEE ET PEA ET INTERESSEMENT ?
Ce qui a été défini n’est pas remis en cause
; ce sont des dispositifs de droit français sur l’épargne
salariale. Reste à déterminer ultérieurement si
l’intéressement devra tenir compte des résultats
de KLM.
QUID
DES HUBS ?
Des garanties ont été données à la fois
à l’Etat qui sont à la fois plus générales
et moins précises mais aussi à KLM et d’une façon
non équivoque dans ce qu’on appelle les clauses de non-concurrence
et de non transfert (slide 17).
QUID
DE LA DETTE DE KLM ?
Actuellement KLM a une dette de 3 milliards d’euros pour des fonds
propres de 1,5 milliard d’euros. AF a une dette identique mais
pour des fonds propres de 4 milliards d’euros.
La dette de KLM est une dette aéronautique qui est garantie par
les actifs (adossée aux avions). Elle induit des remboursements
de l’ordre de 300 à 400 millions d’euros par an.
QUID
DES DROITS DE TRAFIC ?
Au bout de trois ans, on récupère les droits de vote qui
seront donc supérieurs à 49 %. AF s’est laissé
la possibilité de demander à l’Etat néerlandais
de proroger trois fois un an ses droits de vote, afin que l’éventuel
problème sur la question de nationalité de droit de trafic
soit résolu. On peut en effet envisager d’avoir certaines
difficultés avec certains petits états lors de négociations.
QUID
DU NIVEAU DE L’OFFRE DE KLM ?
Il faut souligner que cela ne coûte rien à l’entreprise.
À l’actionnaire non plus, ne payant pas il voit son capital
dilué. À la différence du rachat d’UTA, ici
aucun cash ne sort, c’est une augmentation du capital qui permet
cette opération. Si le capital de l’actionnaire est dilué
de 100 % à 81 %, avec les synergies et si elles fonctionnent,
l’actionnaire sera gagnant.
On achète KLM moins cher que la valeur de ses actifs et de plus
on dégage un badwill (à la différence d’UTA
ou l’on a eu du goodwill). La prime de rachat est de l’ordre
de 200 millions d’euros soit l’équivalent de deux
gros porteurs, c’est une somme modeste. En effet depuis 2001 suite
à la pénalisation de ce secteur, la capitalisation boursière
des entreprises décroche par rapport aux valeurs réelles,
et demeure très inférieure aux actifs des entreprises.
Pour exemple, AF possède 4 milliards d’euros d’actifs,
et sa capitalisation boursière est de l’ordre de 3 milliards.
QUID
DE L’ACTIVITE DE KLM ?
L’activité Pax est à 80 % LC. Il n’y a pas
de réseau domestique, et elle possède un marché
de 16 millions de Pax potentiels. En ce qui concerne la ventilation
géographique, elle est différente de celle d’AF
: AMN 25 % pour KLM et 20 % pour AF. Pour l’Asie Pac 21 % pour
KLM et 12 % pour AF. KLM est également puissante sur le Moyen-Orient
ou elle est la 3e de l’AEA, AF étant la 4e. Par contre,
il faut remarquer que la compagnie est plus exposée qu’AF
mais en cas de rebond, sa capacité de retournement et d’augmentation
de la profitabilité sera plus forte que chez nous (à comparer
davantage à BA).
QUID
DE LA FIDELISATION ?
Il y aura des échanges à prévoir entre Fréquence
+ et Flying Dutchchman afin que cela soit attractif pour les clients.
QUID
DES REGIONALES AF ?
On tendra évidemment à une association par optimisation
du réseau et des dessertes et donc nos filiales auront également
un rôle essentiel à jouer.
QUID
DU GOUVERNEMENT D’ENTREPRISE ?
À l’intérieur du Conseil d’Administration
les différents comités d’audit, stratégique,
et de rémunération ne disparaîtront pas. On verra
pour la holding, actuellement il n’y a pas de personnel prévu.
Il est néanmoins prévu pour la holding un comité
de nomination composé d’administrateurs indépendants.
QUID
DU PROJET, EST IL MODIFIABLE ?
Oui éventuellement amendable, mais non-modifiable. À la
suite de la session du CCE, le Conseil d’Administration sera réuni
pour autoriser la signature.
QUID
DE L’ORGANISATION DE KLM ?
L’intégration et les filiales sont relativement similaires
à ce qui a été réalisé chez AF, à
la différence de LH. Martinair est une filiale charter possédée
à 50 %, Transavia est une filiale Charter, et Basic Air est une
filiale low-cost. Buzz a été cédée récemment
à Ryan Air.
Si l’opération se réalise, KLM adhérera à Skyteam. Comme Northwest, partenaire historique de KLM qui partageaient déjà depuis longtemps les coûts et les recettes sur l’Atlantique Nord. À signaler également les liens commerciaux entre Continental et KLM.
QUID
DES ABANDONS DE LIGNE ?
Ce n’est pas considéré comme un abandon de périmètre,
et cela ne doit pas créer de déséquilibre majeur.
QUID
DE LIAISON TGV AMS CDG ?
Rien n’est actuellement prévu, et nous sommes plutôt
favorables à une navette entre les deux hubs, si Bruxelles l’autorise.
QUID
D’UN OBJECTIF CHIFFRE DES EFFECTIFS ?
Les perspectives de développement des deux entreprises passent
obligatoirement par des créations d’emplois au rythme de
croissance prévue. Il n’y a pas d’objectif de réduction
d’effectifs.
L’expert de Secafi Alfa nommé par le CCE devra remettre
rapidement son rapport :
-
Savoir ce qu’on achète, les points forts et les faiblesses
- La nouvelle société créée aura t elle
les actifs, mais aussi le passif de l’ancienne
- Mode de fonctionnement de l’ensemble
Les membres des commissions ne s’estiment pas assez informés
pour se prononcer valablement, ils laissent les élus du CCE prendre
position au cours de la prochaine session.
Philippe
Cadorel, Président de la Commission, délégué
UNAC, CCP Amériques
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