Newsletter UNAC n° 136 du jeudi 18 décembre 2003
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Sommaire
:
- May
day ! May day ! May day ! (notre tract de
ce jour)
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May day ! May day ! May day !
A TOUS PNC Air France
Roissy
CDG, le 18 décembre 2003
Comme nous, vous avez découvert au travers d’une récente
publication de l’entreprise la situation particulièrement
désastreuse du réseau moyen-courrier : 100 millions de
pertes sur l’exercice 2002-2003. Les services commerciaux de l’entreprise
ont élaboré un plan de sauvetage du réseau que
l’on découvre, aujourd’hui, sinistré.. les
passagers déserteraient, les classes « affaires »
de nos avions, las des prestations sol (trop compliquées), las
de la tarification (pas assez lisible), las des
prestations vol (pas assez standardisées). Les réformes
retenues sont drastiques et touchent tous les secteurs du Commercial
Europe :
Pricing, Produit sol/vol, réorganisation des canaux de distribution.
Info ou intox ?.
Personne, à l’UNAC, ne peut apprécier réellement
la situation économique du Commercial Europe. Nous n’avons
ni les compétences, ni les éléments d’analyses
suffisants pour nous forger un avis précis du niveau d’urgence
de la situation. Cette crise est-elle conjoncturelle, c’est-à-dire
de courte durée, ou est-ce le signe d’une transformation
profonde du paysage aérien sur l’Europe ? Nous voulons
surtout rester prudents et nous garder de « sur réagir
» à cette
annonce. Nous nous garderons bien de tomber dans la dramatisation outrancière.
Par contre, on peut s’étonner que l’entreprise découvre
tout à coup l’ampleur du désastre et notamment l’impact
de la concurrence du TGV et des Low-Cost..
Quelles que soient les motivations de l’entreprise, qu’elles soient impérieuses à la survie du réseau, ou plus simplement d’ordre économique pour dégager plus de bénéfices, ou s’aligner sur l’offre concurrentielle, nous nous retrouvons devant un fait, aujourd’hui incontournable : la Compagnie entend passer toutes les compositions équipage de la flotte MC en compositions d’équipages mini réglementaires ; et ce, dans un délai très court.
Les compositions
équipage sont contractualisées dans un accord à
durée indéterminée, « le protocole de service
MC ». Cet accord peut être dénoncé à
tout moment par la Compagnie (contrairement à un accord à
durée déterminée). Il continuerait dans ce cas
de s’appliquer au plus pendant 15 mois, le temps pour les protagonistes
de négocier un nouveau protocole. Si les parties ne tombaient
pas d’accord, l’entreprise pourrait alors déterminer
seule de nouvelles normes de
travail, de compositions équipages et de type de service.
Nous ne voulons pas nous trouver dans une telle situation, nous ne nous opposerons donc pas à cette négociation. En revanche, cela doit être une vraie négociation car diminuer les compositions d’équipage a pour conséquence immédiate de créer du sureffectif.
Ceci sous-entend l’arrêt des embauches, et bien malins ceux qui pourraient aujourd’hui, garantir aux PNC que demain, ils seront à l’abri d’un plan de licenciements. Le chantage à l’emploi est un discours bien connu, il est traditionnel et nous y sommes rodés. Cependant, au regard de la crise qui touche l’ensemble du transport aérien fermetures de lignes, disparitions de Compagnies aériennes, développement des libertés commerciales, regroupements stratégiques des acteurs de l’aérien, on ne peut pas tout simplement écarter la possibilité, pour l’entreprise de recourir à des solutions extrêmes.
La négociation a débuté la semaine dernière
et une de nos premières préoccupations a été
de tenter de mesurer le nombre de PNC supprimés dans les nouvelles
compositions d’équipage et de vérifier que l’entreprise
a les moyens de les absorber au travers de la croissance du Long Courrier,
malgré le sureffectif généré par le projet
Ulysse. La Compagnie nous assure que l’arrivée de 6 nouveaux
appareils permettra de garantir l’emploi et que ce sureffectif
sera entièrement résorbé avant l’automne
2004. Nous ne nous contenterons pas de promesses verbales, ceci devra
être contractuel..
La volonté de la Direction est de faire des compositions d’équipage
mini réglementaires en prétextant un soi-disant allègement
du service à bord. Nous refusons cette vision systématique
et sans nuance. Nous n’accepterons pas une seule suppression de
PNC dans la composition d’équipage MC qui ne serait pas
justifiée. Notre ambition est, bien évidemment, de préserver
l’emploi tout en évitant de dégrader les conditions
de travail du PNC. Nous attendons de cette négociation
qu’elle aboutisse à un équilibre
concret entre des compositions d’équipage éventuellement
revues à la baisse et la charge de travail allouée au
PNC, tant lors des phases vol que pendant les phases sol.
D’autre part, le discours contradictoire du Marketing Central
qui oscille entre le désir de réaliser des économies
et de fournir un produit différencié par classe, nous
incite à la plus grande vigilance sur la définition d’un
service cohérent et surtout sur le maintien d’un
niveau de sécurité et de sûreté
irréprochable.
Nous attendons aussi, de la Compagnie, qu’elle récompense l’implication de ses personnels dans ce plan de sauvetage. Il faudra trouver les compensations qui feront qu’au global les PNC moyen-courrier conserveront des conditions de travail acceptables. De plus, ces modifications devront faire partie d’un protocole nous garantissant qu’en cas de modification ultérieure du service les compositions d’équipage seront à nouveau négociées.
A l’UNAC,
nous considérons qu’il s’agit de notre responsabilité
de nous engager pleinement dans cette négociation et les délais
courts, (fin de négociation le 30 janvier 2004), la saison (les
fêtes de fin d’année), nous obligent à mobiliser
notre équipe de délégués MC. Nous participerons
à toutes les réunions de négociation, à
toutes les réunions de travail, à tous les vols d’essai.
Nos délégués ont d’ores et déjà
bousculé leur planning, reporté leurs vacances, pour défendre
au mieux
les intérêts des PNC MC. Nous vous tiendrons informés
de l’évolution des négociations et des résultats
des vols d’essai.
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