Newsletter UNAC n° 218 du mercredi 15 septembre 2004
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Sommaire :
- Limite d'âge PNC
- Alitalia obtient le feu vert des pilotes à son plan de sauvetage
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Limite d'âge PNC
Avant l’été, nous vous annoncions dans un bulletin que nous avions œuvré, avec le SNPNC, auprès du Ministère des Transports pour modifier le Code de l’Aviation Civile afin qu’il spécifie un âge de cessation d’activité pour le PNC. La loi de privatisation d’Air France, a pris en compte notre demande, et prévoit de stipuler dans un décret un âge de cessation d’activité aérienne à 55 ans. Comme les autres partenaires sociaux nous avons été interrogé par le ministère des transports sur le projet de décret.
Notre réponse a été simple : ne changez rien !
Malheureusement, tous les partenaires sociaux ne sont pas du même avis, notamment certains syndicats minoritaires comme la CFTC, qui, à grand renfort de déclaration dans la presse et dans les ministères, réussit à semer le doute sur la réelle volonté du PNC de voir inscrit dans la loi un âge limite d’activité aérienne à 55 ans, et par conséquent de pouvoir bénéficier d’une prime de licenciement, d’une inscription aux ASSEDIC et éventuellement d’un reclassement au sol.
Aujourd’hui
nous redoutons très sérieusement qu’un tel tapage médiatique
ne fasse fléchir le Ministre des Transports et qu’il
décrète un âge de cessation d’activité supérieur
à 55 ans, pourquoi pas 60, comme nos collègues PNT ?
C'est la raison de ce courrier à la DGAC qui réaffirme notre
position à l'opposé de l'avis d'une poignée de PNC et
de la CFTC.
| Réf.
: LDS 04/09/06.FM
Monsieur le Directeur Général Adjoint,
• L’UNAC et le SNPNC qui soutiennent ce décret sont les deux syndicats majoritaires en France, et de très loin. •
Ces deux syndicats ont depuis le début demandé qu’à
la faveur de la loi de privatisation d’Air France, soit défini
un âge de cessation d’activité PNC à 55 ans.
Cette demande correspond à une logique évidente en matière
de sécurité du transport aérien. Elle correspond
également à une • Ce lobbying et cette « pseudo campagne médiatique » ne nous font pas un seul instant revenir sur nos convictions ni sur notre volonté de faire passer l’intérêt général de notre collectivité avant les intérêts particuliers d’une dizaine d’individus. Pour conclure, nous ajouterons que l’ensemble des syndicats a été consulté par le rapporteur du projet de loi avant le vote définitif à l’Assemblé Nationale et qu’à aucun moment une quelconque objection n’a été formulée, par ces responsables syndicaux, à notre demande de maintien de la limite d’âge PNC. Nous
espérons que ces précisions permettront à vos services
de rédiger le décret et de le proposer à la signature
du Ministre dans la plus grande quiétude. Recevez, Monsieur le Directeur Général Adjoint, mes meilleures salutations. Franck MIKULA |
Alitalia obtient le feu vert des pilotes à son plan de sauvetage
NDLR : Entre ses menaces de rompre avec Skyteam et de 5000 suppressions d'emploi, nous ne voyons pas vraiment la nécéssité d'intégrer l'administrateur délégué d'Alitalia, Giancarlo Cimoli, au conseil d'administration d'AF.
" Alitalia va examiner, et peut-être rompre, les accords commerciaux qui la lient à Air France, déclare son administrateur délégué, Giancarlo Cimoli, dans un entretien publié jeudi par le magazine L'Espresso. Air France et l'américaine Delta Airlines tirent davantage profit de ces accords qu'Alitalia, a-t-il expliqué."
Nous voterons donc contre cette proposition soumise au vote de l'Assemblée Générale Mixte des actionnaires aujourd'hui.
Source les Echos
A la veille de la date butoir fixée par le PDG, les syndicats de pilotes ont donné leur feu vert à un nouveau contrat, inspiré du « régime Lufthansa », qui prévoit de passer de 470 à 750 heures de vol par an.
Le sauvetage d'Alitalia est en bonne voie. Après trois semaines de négociations, le cours de la compagnie aérienne italienne s'est envolé hier de 15,45 %, à 0,275 euro, avant d'être suspendu pour cause de trop forte hausse, à l'annonce d'un important accord avec les syndicats de pilotes. Considéré comme le « noyau dur » des négociations, cet aval devrait ouvrir la voie à l'adhésion des autres catégories de personnel (hôtesses, stewards et personnel au sol). Sauf surprise de dernière heure, l'accord global avec les syndicats devrait lever l'ultime obstacle à la mise en oeuvre du plan de relance. Outre la suppression d'un quart des effectifs (5.000 sur 20.700 postes) sur deux ans, le « plan Cimoli » prévoit la scission d'Alitalia en deux entités et un transfert de la dette à Alitalia Service.
« Nous ne cherchons pas à conserver de supposés privilèges. Nous souhaitons conclure la négociation avec l'entreprise », a déclaré le secrétaire général de la centrale syndicale UIL, Luigi Angeletti. Selon les termes de l'accord, le nouveau contrat prévoit une réduction de la part fixe des rémunérations des pilotes et un relèvement d'un tiers du volume annuel de leurs heures de vol (de 470 à 750 heures en moyenne).
Dernier obstacle
Sur proposition des syndicats, l'accord s'inspire du régime de Lufthansa avec un temps de vol (« flight duty period ») limité à 14 heures (et un plafond de 14.000 miles) pour les « équipages réduits » sur les vols long courriers. De même, l'intersyndicale des hôtesses et des stewards s'est déclarée prête à lier une partie du système de rémunération au nombre effectif d'heures de vol.
Au coeur de la négociation sur les réductions de coûts, l'accord sur le nouveau régime de travail du personnel d'Alitalia devrait lever l'ultime obstacle à l'obtention du crédit-relais de 400 millions d'euros, première étape à son plan de relance.
Mais le plan Cimoli reste encore assez flou sur les modalités de l'ouverture du capital à des investisseurs privés. « Le Trésor italien s'est engagé à réduire, de 62 % à 49 %, sa part dans le capital d'Alitalia », rappelle-t-on au siège de la compagnie. Après avoir vu sa part de marché tomber de 66 % à 45 % en deux ans, le transporteur veut « redevenir leader sur le marché italien en recommençant à desservir des aéroports lointains à partir de 2007-2008 », a déclaré Giancarlo Cimoli dans une récente interview à « L'Espresso », en se prononçant pour une révision des accords bilatéraux avec Air France et Delta Air Lines sans remettre en cause son adhésion à l'alliance commerciale SkyTeam.
Selon certains observateurs, la création en avril 2002 d'une société commune avec Air France pour exploiter les lignes Italie-France aurait surtout bénéficié à la compagnie française.
En guise d'alternative, la presse italienne évoque la possibilité d'un rapprochement avec Lufthansa, déjà présent sur le marché italien à travers sa filiale Air Dolomiti et un accord de partage de codes de vol avec Air One. Mais le patron d'Alitalia se donne encore « deux ou trois mois » pour revoir ses accords internationaux.
PIERRE DE GASQUET
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