Newsletter UNAC n° 229 du mardi 5 octobre 2004
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Sommaire :
- Vive
les délocalisations ?!
- Les questions des délégués du personnel UNAC de septembre
et les réponses de la Direction
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Vive les délocalisations ?!
Source LE MONDE
Les délocalisations, voilà l'ennemi. Tous sont d'accord : Jacques Chirac, qui veut "définir une nouvelle ambition industrielle pour la France" ; Jean-Pierre Raffarin, qui débloque 750 millions d'euros pour créer des "pôles de compétitivité" ; Nicolas Sarkozy, qui en profite pour dénoncer les 35 heures et le coût du travail, et même Laurent Fabius et la CGT de Bernard Thibault, qui y voient, pour leur part, la conséquence de l'Europe libérale et de la mondialisation. Si ces responsables divergent parfois sur les causes, ils se rejoignent sur les conséquences : les délocalisations sont, à leurs yeux, l'une des principales explications du chômage en France.
A priori, leur démonstration est imparable : profitant de la disparition des droits de douane sur la plupart des biens et des services, les entreprises s'implantent dans les pays émergents, là où la main-d'?uvre présente le meilleur rapport qualité-prix, quitte, ensuite, à réexpédier leur production dans les pays occidentaux. Si le phénomène n'a d'abord touché que des emplois peu qualifiés, ce n'est plus le cas. La Chine et l'Inde sont capables de fournir des ingénieurs très qualifiés et relativement peu payés. Grâce aux nouvelles techniques de communication, la distance n'est plus un problème. Conclusion : de l'ouvrier à l'ingénieur en passant par le comptable, aucun emploi n'est protégé.
Le seul problème est que la démonstration, pour être convaincante, ne correspond pas à la réalité. Que les délocalisations d'entreprises existent, nul ne le nie. Le textile et l'industrie du jouet en fournissent d'innombrables exemples. Qu'elles expliquent la majorité des licenciements, cela est nettement moins évident.
Une anecdote en dit long sur la confusion qui règne dans les esprits : le 6 septembre, la fédération CGT de la métallurgie publie une liste "non exhaustive" de 37 cas de délocalisation frappant ce secteur. Comparé au nombre d'entreprises de la métallurgie, le chiffre est dérisoire, mais il est suffisant pour frapper l'opinion. Dès le lendemain, L'Humanité consacre sa manchette à cette information. Pourtant, un examen attentif des cas exposés permet de la relativiser. Parmi les entreprises citées figurent de véritables délocalisations, mais aussi un transfert d'activités en Italie, le rachat d'une entreprise par un groupe japonais sans départ d'activités, une entreprise dont la délocalisation remonte à plus de dix ans...
IMPACT RELATIF
Autre exemple du simplisme ambiant : la polémique qui a entouré le référendum sur le passage aux 38 heures hebdomadaires chez Bosch, à Vénissieux (Rhône), dénoncé comme le fruit d'un chantage patronal à la délocalisation. Or de quoi s'agissait-il ? De la mise en compétition par un groupe allemand de ses usines française, tchèque et italienne pour effectuer un nouvel investissement. Travailler une heure de plus sans gagner davantage ne constitue évidemment pas un progrès social, mais que cet effort suffise à un salarié français pour être à peu près compétitif par rapport à son homologue tchèque montre que l'écart entre la vieille et la nouvelle Europe tend à se réduire.
Ce n'est d'ailleurs pas un hasard si les investissements étrangers en Europe centrale, loin de croître comme on l'imagine souvent, diminuent régulièrement. Dans son dernier rapport, la Cnuced (conférence des Nations unies pour le commerce et le développement) montre que, dans cette région, les huit nouveaux membres de l'Union européenne ont vu les investissements étrangers passer de 23 milliards de dollars en 2002 à 11 milliards en 2003.
Si les opinions et les responsables politiques s'inquiètent des délocalisations, les experts sont bien plus circonspects : selon Bercy, 5 % seulement des investissements français réalisés à l'étranger correspondent à des délocalisations. Etudiant les suppressions d'emplois annoncées par près de 1 500 entreprises européennes depuis 2002, la Fondation de Dublin, agence dépendant de la Commission européenne, parvient à peu près au même résultat : 4,8 % des licenciements peuvent s'expliquer par les délocalisations.
L'impact sur l'emploi des délocalisations doit donc être relativisé. La très grande majorité des investissements français à l'étranger constituent une bonne nouvelle pour les Français. S'ils n'étaient pas fortement implantés à l'étranger, Danone, L'Oréal, Renault, parmi d'autres, ne seraient même plus des champions nationaux. Le déclin inexorable de Fiat montre ce que devient un groupe industriel qui ne s'est pas suffisamment internationalisé.
Le danger n'est donc pas que les groupes français aillent chercher des relais de croissance à l'étranger, ce serait que les étrangers n'investissent pas en France, se contentant d'exporter leurs produits chez nous-sans nous permettre de les fabriquer. Or, là encore, la réalité est différente : les pays qui investissent le plus à l'étranger sont les Etats-Unis, suivis de la France et de la Grande-Bretagne, et ceux qui reçoivent le plus d'investissements étrangers sont, bon an mal an, la Chine, les Etats-Unis et la France.
Hormis l'exception chinoise - de taille, il est vrai -, les pays qui investissent le plus à l'étranger sont donc également ceux qui attirent le plus de capitaux. L'excédent commercial de la France avec la plupart des pays développés montre du reste que notre pays demeure compétitif.
NOUVEAUX MARCHÉS
Faire des délocalisations la source de tous nos maux est donc excessif et relève souvent de la myopie. Est-on sûr que le décollage économique de la Chine, de l'Inde et de l'Europe centrale soit ce qui puisse nous arriver de pire ? Ces nouveaux concurrents représentent autant de nouveaux marchés et leur développement constitue une excellente nouvelle pour la stabilité de la planète.
Pour réduire l'immigration des pays du Sud vers l'Europe, certains dirigeants allemands et italiens envisagent de construire des camps en Libye ou ailleurs. Ne serait-il pas plus efficace - et moins choquant - d'aider ces pays ? L'aide financière directe ayant rencontré un succès très limité, le transfert de certaines activités économiques dans ces pays semble aujourd'hui la voie la plus prometteuse.
Faire croire que les délocalisations sont à l'origine du chômage en France est en grande partie démagogique. Surtout, ceux qui veulent y mettre un terme devraient avoir l'honnêteté d'expliquer qu'en bridant la croissance des pays émergents ils risquent de contribuer à augmenter l'immigration.
Frédéric Lemaître
NDLR
: La particularité de notre secteur d’activité c’est
que la délocalisation est interne à notre pays dans le sens
où les concurrents à bas coûts viennent chez nous. Soit
qu’ils y ont une base (easy jet, city jet, etc) soit qu’ils viennent
y prendre des pax (cies d’europe de l’est par exemple).
Et çà change tout.
Les questions
des délégués du personnel UNAC de septembre et les
réponses de la Direction
QUESTION U 04 09 42
GENERALITES IR
Les délégués UNAC demandent que le calcul du montant
des IR tienne compte des tarifs des room-service des hôtels du réseau
LC.
Réponse : Il
n’est pas envisagé de prendre en compte les tarifs des services
d’étages des hôtels du réseau LC dans le calcul
du montant des indemnités repas.
De même, les tarifs spéciaux ou repas négociés
pour les équipages ne sont pas non plus pris en compte dans ce calcul
qui détermine également le montant des indemnités repas
des agents PS en mission.
QUESTION U 04 09 02 SECURITE Fiche CI .ON n°951 B 744 AUG 04
Les délégués UNAC souhaitent savoir, suite à
la lecture de la fiche récapitulative du B 747-400 n°951/AUG
04, pourquoi aucun PNC n’est de 1ère garde en zone C. Les délégués
demandent des rectifications sur ces positionnements et pourquoi ni le CC
(poste n°3), ni le CCP n’ont de zone de garde définie.
Réponse : La fiche N°951 a été modifiée en septembre 04. Le CCP et le CC effectuent leur garde au niveau du poste CCP, c’est à cet endroit qu’ils sont joignables par le CDB et ils sont amenés à se déplacer pour s’assurer que les PNC de veille soient bien à leur poste.
QUESTION U 04 09 38
LIGNES ET PRODUIT A 340
Plusieurs RDV signalent un froid difficilement gérable voire impossible
sur les A 340, notamment le F-GNII et le F-GLZH. Les délégués
UNAC demandent quelles actions compte mettre en œuvre la compagnie
pour que les vols s’effectuent à température normale.
Réponse : La maintenance étudie la mise en place d'un nouveau standard de "contrôleur de zone température", qui passerait de 6 sondes à 4 pour une meilleure répartition de la température dans les différentes zones cabines. Ce standard est actuellement en cours d'évaluation.
QUESTION U 04 09 49
LIGNES ET PRODUIT Nappes
Puisqu’il est prévu de positionner les nappes sur les VRA telles
qu’elles sont conditionnées par les services hôteliers,
les délégués UNAC demandent que sur les croquis présentés
sur les méthodes de services ne figurent plus les nappes pliées
en forme de losanges, le schéma pouvant prêter à confusion
quant à la préparation des VRA.
Réponse : La forme « losange » est un symbole utilisé pour permettre la visualisation de la nappe sur le schéma de la méthode de service, une forme « rectangle » sur une forme « rectangle » ne permettrait pas une visualisation de cet élément.
QUESTION U 04 09 08
CDL EUROPE MEP TLV
Les vols sur TLV étant particulièrement pénibles du
fait d’un très long TSV (13h30), mais également dérogatoire,
les délégués UNAC demandent que les PNC en MEP tant
à l’aller qu’au retour ne soient pas « éclatés
parmi les autres passagers », mais prépositionnés ensembles
au dernier rang de la classe Tempo challenge.
Réponse : Une procédure spécifique de blocage de sièges en Tempo Challenge a été demandée par la Division auprès des escales de CDG et TLV. Suite à une irrégularité, cette disposition a été récemment reconfirmée par les escales concernées.
QUESTION U 04 09 44
RESSOURCES HUMAINES
Les délégués UNAC demandent une réponse à
la question U 04 08 54.
Les délégués UNAC demandent quel le délai de
prévenance de la Cie vis-à-vis d’un PNC qui aurait eu
une DCP accordée et finalement retirée par cette dernière.
Réponse : La lettre de la gestion (DP.ZJ pour CDG et DP.ZP pour ORY)
informant le PNC que sa disponibilité de courte durée est
accordée par les RRH après consultation des services de la
production fait foi.
Elle est envoyée au domicile du PNC concerné au plus tard
première quinzaine du mois M-1 lorsque la demande a été
reçue dans les délais.
QUESTION U 04 09 48 LIGNES ET PRODUIT Boite de thés
Les délégués UNAC souhaitent que le Protocole de Service
soit respecté et que toutes les méthodes de service mises
à la disposition des PNC soient conformes à ce protocole :
les boîtes de thé ne doivent pas être positionnées
sur les VRA lors d’une prestation secondaire et ce, quelle que soit
la classe de voyage (P ou J).
Réponse : Cette mention sera enlevée des fiches de méthodes
concernées.
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