Newsletter UNAC n° 250 du mardi 16 novembre 2004
Sommaire :
- ABIDJAN, tract de ce jour
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ABIDJAN
VOLONTARIAT
Pour nous, tous les PNC doivent être à égalité devant les vols et pour cela la Compagnie ne doit faire partir ses avions et ses équipages que lorsque tout a été fait pour assurer leur sécurité. Ou les vols sont bons et sûrs pour tout le monde, ou les vols ne sont bons pour personne car la Compagnie ne peut assurer la sûreté des équipages. À l’UNAC, ce dont nous sommes certains, c’est que « la politique du surtout pas moi mais plutôt les autres », ne s’inscrit pas dans notre conception du syndicalisme.
Pour cette raison, le volontariat est selon nous une « fausse » bonne idée. En effet, nous ne sommes pas tous à égalité devant ce volontariat. Un jeune PNC en période d’essai peut-il dire qu’il n’est pas volontaire ? Un candidat CC ou CCP est-il dans la même situation qu’un ancien CCP en fin de carrière ? Décidemment, ce serait une drôle de conception de la collectivité PNC que de penser que certains devraient prendre des risques pendant que d’autres pourraient les refuser.
Toutefois, la réquisition annoncée par le Gouvernement n’invalide pas le décret de 1991 qui est repris page 95 de l’Accord Collectif PNC Air France 2003/2008 : En exploitation/réalisation, les dispositions du décret du 11 juillet 1991 relatif à la fatigue des équipages s’appliquent aux PNC.
« Tout membre de l’équipage doit s’abstenir d’exercer ses fonctions dès qu’il ressent une déficience quelconque de nature à lui faire croire qu’il ne remplit pas les conditions d’aptitude nécessaires à l’exercice de ses fonctions ».
Selon nous, l’angoisse ou la peur constituent bel et bien des déficiences de nature à faire penser à un PNC qu’il ne remplit pas les conditions d’aptitude nécessaires à l’exercice de ses fonctions.
Nous exigeons qu’aucune pression ne soit exercée à l’encontre des équipages sur les vols ABJ.
DES COMPTES À RENDRE
L’équipage qui est resté « retenu » à ABJ pendant 5 jours est rentré mercredi 10 novembre dans la soirée. L’heure des comptes a maintenant sonné. Cet équipage est parti vendredi 5 novembre à 14h55 TU alors que dès jeudi, en fin de journée, la navette de nos collègues d’AIR IVOIRE à ABIDJAN était prise à partie par de jeunes patriotes proférant des menaces a l’encontre des européens, qui composaient cet équipage. Et le vendredi à 6H15 TU, commençait le bombardement sur Bouaké.
Comment et pourquoi la cellule de crise, mise en place dès ce vendredi matin, a t-elle laissé partir l’équipage jusqu’à Abidjan alors qu’il aurait tout à fait été possible de dérouter vers Lomé ou vers Cotonou ?
Comment et pourquoi cette cellule de crise a accepté de mettre en danger nos collègues ?
Il existe à la Compagnie un service dont la spécialité, « l’Analyse de la Menace », est justement d’anticiper sur ce genre d’événement pour assurer la sûreté des avions et des équipages. Nous ne pouvons et voulons croire, que les responsables PN participant à la cellule de crise vendredi ne se sont pas opposés au départ vers Abidjan. Pourtant le vol a tout de même été effectué…
Dans un précédent tract de l’« ALLIANCE PNC », nous dénoncions les réformes en cours dans le service Sûreté, en nous appuyant sur le fait qu’avec ce nouveau fonctionnement, les contraintes liées à l’exploitation risquaient de primer sur la sûreté.
Nous nous étions opposés à cette réforme lors de la consultation qui s’est tenue en Comité Central d’Entreprise le 28 octobre dernier, ainsi que lors de la dernière réunion mensuelle Sûreté du 21 octobre, et nous continuerons d’exiger une prise en compte prépondérante de la position des représentants PN dans cette instance. Les considérations touchant à l’exploitation commerciale ne doivent pas prendre le pas sur les considérations proprement Sûreté !
UN TRACT UN PEU « TORDU »
Au moment où un équipage était « retenu » à Abidjan au milieu des émeutes et alors que des milliers de civils français sont encore exposés à la violence et à l’incertitude, la CGT cherche une fois de plus à égratigner notre syndicat et pire, certains de nos délégués du personnel, dans un tract un peu tordu. Cela s’accompagne d’une campagne de dénigrement lors de briefings des vols de rapatriement et tout cela pour faire bouillir la grande tambouille électorale.
Dès que nous avons appris que la situation se dégradait à ABJ, en coordination avec les délégués SNPNC, nous sommes intervenus auprès de la Direction pendant toute la durée de la crise, pour qu’un certain nombre « d’aménagements » soient accordés à nos collègues retenus à ABJ et à leurs conjoints.
Alors, disons-le tout net : il est conforme à notre éthique, que de nous mettre à disposition pour un vol pour lequel nous avons donné dérogation de façon à lui permettre de ramener nos collègues mis en danger. Si nous étions nous-même bloqués en Côte d’Ivoire où ailleurs, nous serions ravis de voir des collègues, venir nous chercher ! Nous n’avons pas pour habitude de donner des leçons à quiconque sur ce que doit être l’engagement du PNC dans ce genre de circonstances et nous n’entendons pas en recevoir.
Mais le vrai problème c’est celui de l’anticipation des crises que nous sommes en droit d’attendre de la Direction.
Pour restaurer la confiance des équipages, la Direction doit maintenant s’expliquer sur son analyse de la menace et elle doit recentrer cette analyse sur une vision proprement PN.
VOLONTARIAT
Pour nous, tous les PNC doivent être à égalité devant les vols et pour cela la Compagnie ne doit faire partir ses avions et ses équipages que lorsque tout a été fait pour assurer leur sécurité. Ou les vols sont bons et sûrs pour tout le monde, ou les vols ne sont bons pour personne car la Compagnie ne peut assurer la sûreté des équipages. À l’UNAC, ce dont nous sommes certains, c’est que « la politique du surtout pas moi mais plutôt les autres », ne s’inscrit pas dans notre conception du syndicalisme.
Pour cette raison, le volontariat est selon nous une « fausse » bonne idée. En effet, nous ne sommes pas tous à égalité devant ce volontariat. Un jeune PNC en période d’essai peut-il dire qu’il n’est pas volontaire ? Un candidat CC ou CCP est-il dans la même situation qu’un ancien CCP en fin de carrière ? Décidemment, ce serait une drôle de conception de la collectivité PNC que de penser que certains devraient prendre des risques pendant que d’autres pourraient les refuser.
Toutefois, la réquisition annoncée par le Gouvernement n’invalide pas le décret de 1991 qui est repris page 95 de l’Accord Collectif PNC Air France 2003/2008 : En exploitation/réalisation, les dispositions du décret du 11 juillet 1991 relatif à la fatigue des équipages s’appliquent aux PNC.
« Tout membre de l’équipage doit s’abstenir d’exercer ses fonctions dès qu’il ressent une déficience quelconque de nature à lui faire croire qu’il ne remplit pas les conditions d’aptitude nécessaires à l’exercice de ses fonctions ».
Selon nous, l’angoisse ou la peur constituent bel et bien des déficiences de nature à faire penser à un PNC qu’il ne remplit pas les conditions d’aptitude nécessaires à l’exercice de ses fonctions.
Nous exigeons qu’aucune pression ne soit exercée à l’encontre des équipages sur les vols ABJ.
DES COMPTES À RENDRE
L’équipage qui est resté « retenu » à ABJ pendant 5 jours est rentré mercredi 10 novembre dans la soirée. L’heure des comptes a maintenant sonné. Cet équipage est parti vendredi 5 novembre à 14h55 TU alors que dès jeudi, en fin de journée, la navette de nos collègues d’AIR IVOIRE à ABIDJAN était prise à partie par de jeunes patriotes proférant des menaces a l’encontre des européens, qui composaient cet équipage. Et le vendredi à 6H15 TU, commençait le bombardement sur Bouaké.
Comment et pourquoi la cellule de crise, mise en place dès ce vendredi matin, a t-elle laissé partir l’équipage jusqu’à Abidjan alors qu’il aurait tout à fait été possible de dérouter vers Lomé ou vers Cotonou ?
Comment et pourquoi cette cellule de crise a accepté de mettre en danger nos collègues ?
Il existe à la Compagnie un service dont la spécialité, « l’Analyse de la Menace », est justement d’anticiper sur ce genre d’événement pour assurer la sûreté des avions et des équipages. Nous ne pouvons et voulons croire, que les responsables PN participant à la cellule de crise vendredi ne se sont pas opposés au départ vers Abidjan. Pourtant le vol a tout de même été effectué…
Dans un précédent tract de l’« ALLIANCE PNC », nous dénoncions les réformes en cours dans le service Sûreté, en nous appuyant sur le fait qu’avec ce nouveau fonctionnement, les contraintes liées à l’exploitation risquaient de primer sur la sûreté.
Nous nous étions opposés à cette réforme lors de la consultation qui s’est tenue en Comité Central d’Entreprise le 28 octobre dernier, ainsi que lors de la dernière réunion mensuelle Sûreté du 21 octobre, et nous continuerons d’exiger une prise en compte prépondérante de la position des représentants PN dans cette instance. Les considérations touchant à l’exploitation commerciale ne doivent pas prendre le pas sur les considérations proprement Sûreté !
UN TRACT UN PEU « TORDU »
Au moment où un équipage était « retenu » à Abidjan au milieu des émeutes et alors que des milliers de civils français sont encore exposés à la violence et à l’incertitude, la CGT cherche une fois de plus à égratigner notre syndicat et pire, certains de nos délégués du personnel, dans un tract un peu tordu. Cela s’accompagne d’une campagne de dénigrement lors de briefings des vols de rapatriement et tout cela pour faire bouillir la grande tambouille électorale.
Dès que nous avons appris que la situation se dégradait à ABJ, en coordination avec les délégués SNPNC, nous sommes intervenus auprès de la Direction pendant toute la durée de la crise, pour qu’un certain nombre « d’aménagements » soient accordés à nos collègues retenus à ABJ et à leurs conjoints.
Alors, disons-le tout net : il est conforme à notre éthique, que de nous mettre à disposition pour un vol pour lequel nous avons donné dérogation de façon à lui permettre de ramener nos collègues mis en danger. Si nous étions nous-même bloqués en Côte d’Ivoire où ailleurs, nous serions ravis de voir des collègues, venir nous chercher ! Nous n’avons pas pour habitude de donner des leçons à quiconque sur ce que doit être l’engagement du PNC dans ce genre de circonstances et nous n’entendons pas en recevoir.
Mais le vrai problème c’est celui de l’anticipation des crises que nous sommes en droit d’attendre de la Direction.
Pour restaurer la confiance des équipages, la Direction doit maintenant s’expliquer sur son analyse de la menace et elle doit recentrer cette analyse sur une vision proprement PN.
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