Newsletter UNAC n° 255 du jeudi 25 novembre 2004
Sommaire :
- Les attaques de touristes continuent à Rio
- De nombreux syndicats sol d'Air France feront grève vendredi à Orly
- Mouvement de grève de 24 heures chez Amadeus France
- Vente d'Amadeus : Air France serait en position de contrôle
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Les attaques de touristes continuent à Rio
Samedi, un touriste espagnol a été tué après avoir tenté de s'opposer au vol de son appareil-photo par un groupe de mineurs. Dimanche, quatre bandits fortement armés ont attaqué un autocar de tourisme sur la route de l'aéroport et dépouillé ses occupants.
L'autocar faisait le trajet de l'aéroport international de Rio, au nord de la ville, à la zone touristique, au sud.
Fin octobre, des Allemands et des Américains avaient été attaqués sur ce même trajet et menacés de mort s'ils ne remettaient pas leurs biens.
La police considère que les attaques contre les cars de tourisme sur le trajet de l'aéroport sont des attaques "ponctuelles, préparées par une bande organisée, informée de l'horaire de leur passage". Mais pour l'instant, "personne n'a été arrêté".
Samedi, un touriste espagnol de 34 ans est mort après avoir reçu une balle dans la nuque, près de la plage de Flamengo. Il avait tenté de s'opposer au vol de son appareil-photo par un groupe de mineurs. L'auteur du coup de feu n'a pas été retrouvé.
Le week-end précédent, vingt quatre touristes avaient été volés et une Japonaise de 61 ans avait été poignardée à Copacabana. Renversée par une voiture alors qu'elle tentait de fuir ses agresseurs, elle est toujours hospitalisée.
Fin septembre, des images diffusées à la télévision montrant une trentaine d'adolescents des favelas encerclant des touristes pour les voler sur une plage avaient déjà porté un sérieux coup à l'image de ville.
A chaque nouvelle agression, les autorités annoncent un renforcement de la protection des citoyens.
"Face à cette situation, les autorités de Rio ont organisé jeudi une réunion du Conseil de sécurité touristique pour adopter des mesures", déclarait lundi le service de presse du secrétariat municipal au Tourisme.
"Nous avons sollicité des mesures énergiques de la part de la police de l'Etat de Rio et même du pouvoir fédéral. De notre côté, nous finançons des campagnes d'éducation des travailleurs du secteur touristique. Dans les écoles, nous montrons aux enfants des favelas l'importance des touristes pour la ville", explique une porte-parole.
Selon elle, des partenariats s'organisent avec le secteur privé pour renforcer la sécurité à Rio où la pauvreté est considérée comme "un facteur essentiel de la violence urbaine".
Rio reste cependant la ville la plus visitée du pays et le tourisme est en hausse de 12% cette année avec 1,7 million de visiteurs.
"La semaine dernière, la police a organisé une opération "Tourisme sûr" et acheminé les enfants des rues dans des abris municipaux. Mais ils ne sont pas obligés d'y rester et ils retournent très vite dans la rue. La législation doit changer en ce qui concerne les mineurs délinquants", ajoute la porte-parole.
"Les attaques de touristes sont inadmissibles. Nous avons élaboré une plaquette qui leur sera remise à leur arrivée et qui donne des consignes essentielles de sécurité. Mais la police se doit de les protéger", déclare pour sa part Alfredo Lopes, président de l'Association des Hôtels de Rio.
Le secteur le plus sensible est compris le long des dix kilomètres de plage, comprenant les célèbres quartiers de Copacabana et Ipanema. Près de 200 policiers patrouillent quotidiennement ce secteur où sont installées des caméras pour enregistrer les incidents éventuels.
Le sentiment d'insécurité dans la ville est d'autant plus fort que la guerre des bandes rivales de trafiquants de drogue dans les favelas continue de faire rage.
Lundi matin encore, des échanges de coups de feu entre trafiquants ont pu être entendus pendant quatre heures dans la favela du Vidigal. La circulation a été interrompue pendant une heure et demie sur l'avenue Niemeyer qui longe la mer.
Depuis avril, vingt personnes ont trouvé la mort dans une guerre entre les favelas de Vidigal et Rocinha, en plein coeur de la zone touristique, entre les quartiers résidentiels de Leblon et Sao Conrado.
Conseils
généraux de sécurité : Source
Ministère des Affaires Etrangères
En
raison d'une augmentation sensible des actes de délinquance, la
plus
grande prudence est désormais demandée aux voyageurs qui
se rendent à
Rio de Janeiro. Cet avertissement vaut pour tous les quartiers, et plus
particulièrement pour Copacabana, Flamengo, Santa Teresa et le
centre
(les Favelas étant bien entendues formellement
déconseillées). Il est
également conseillé d'éviter les endroits
isolés, notamment à la tombée
de la nuit.
Conseils
généraux de sécurité à respecter :
faire
preuve de vigilance et de discrétion (éviter les signes
extérieurs de
richesse tels que bijoux et tenues vestimentaires de valeur qui
attirent l'attention et la convoitise)
recourir
éventuellement au leurre, en utilisant un deuxième
portefeuille
(contenant des espèces) et/ou dans la voiture, un
deuxième sac à main.
éviter
aussi les attitudes de touristes, ne pas exhiber appareils photo et
camescopes.
être
vigilant lors des retraits d'argent.
porter
un minimum d'argent de 50 Reals.
surveiller
son verre dans les discothèques.
choisir
toujours son taxi et éviter ceux qui racolent.
En
cas d'agression, ne pas résister à l'agresseur qui
pourrait faire usage d'une arme.
faire
preuve de la plus grande vigilance dans l'utilisation des cartes de
crédit (détruire les carbones, éviter de la perdre
de vue lors d'un
paiement).
en
ville, circuler vitres fermées et portières
bloquées. Hors agglomération, ne pas circuler la nuit.
ne
pas faire de tourisme dans les favelas.
faire
des photocopies des documents officiels et laisser les originaux dans
le coffre de l'hôtel.
ne
pas avoir sur soi d'importantes sommes d'argent. Ne pas hésiter,
en cas
d'agression, à donner un minimum d'argent (15 à 20
réals).
aborder
avec prudence les nouvelles fréquentations ou amitiés
locales.
faire
attention aux effets personnels dans les transports en commun.
avoir
toujours sur soi le numéro du consulat ou de la personne
à prévenir en cas d'urgence.
à
la plage, n'emporter que le minimum.
Il
est formellement déconseillé de prendre des taxis
à la volée dans la
plupart des grandes villes. Dans les aéroports, il est
recommandé de
s'adresser aux guichets des compagnies de radio taxi installés
en salle
de livraison des bagages. Ces compagnies délivrent un bon de
réservation à présenter à la sortie de
l'aéroport au représentant de la
compagnie. Le double de ce bon précise le numéro
d'immatriculation du
véhicule, l'heure du départ de l'aéroport ainsi
que la destination en
ville. Il est conservé par la compagnie.
BRASILIA
(District fédéral, Etats d'Amapa, Acre, Amazonas, Goias,
Mato Grosso, Para, Rondonia, Roraima et Tocantins)
A
Brasilia, éviter la périphérie.
Dans
les zones frontalières, l'insécurité est
liée au narcotrafic et à
divers mouvements insurrectionnels. Des exactions ne sont pas à
exclure, par débordement, sur certaines voies de communication
ou
agglomérations, dans les Etats brésiliens limitrophes
d'Amazonas, Acre,
Rondonia et Mato Grosso.
En
raison de récentes et récurrentes exactions, notamment
dans les Etats
du Mato Grosso, Tocantins et Para, le tourisme sportif ou
écologique
est à pratiquer avec prudence et vigilance. Le camping n'est pas
recommandé.
RIO
DE JANEIRO
Les
vols de voiture, à la tire et à main armée, sont
de plus en plus
fréquents dans la zone sud de Rio de Janeiro (Flamengo,
Botafogo,
Copacabana, Ipanema, Leblon). Il convient d'être très
vigilant,
notamment lors du retrait d'argent aux guichets automatiques. Il est
fortement recommandé, dès la tombée de la nuit, de
ne pas se s'écarter
des endroits où se concentre la population. Eviter de longer de
nuit ou
au petit matin la plage de Copacabana, la plus prisée des
voleurs.
RECIFE
(Ville de Recife, Etats de Pernambuco, Alagoas, Bahia, Ceara, Maranhao,
Paraiba, Piaui, Rio Grande do Norte et Sergipe).
A
Salvador et Recife, et dans une moindre mesure dans les autres
agglomérations, l'insécurité est grandissante. Les
vols de valeurs et
de documents d'identité commis avec violence sur les touristes
sont
fréquents. Il est donc recommandé de faire preuve de la
plus grande
prudence et de suivre les conseils généraux de
sécurité.
En
raison de nombreux cas de touristes drogués par des substances
versées
dans leurs boissons, il est recommandé de ne pas laisser son
verre sans
surveillance.
Baignades
en mer - attaques de requins :
L'attention
des voyageurs est appelée sur les risques encourus lors de
baignades
sur les 8 à 10 km des plages urbaines de Recife (Pina, Boa
Viagem,
Piedade, Candeias), en raison de la recrudescence des attaques de
requins, même en eau peu profonde.
Il
convient de respecter absolument les recommandation suivantes :
-
ne pas pratiquer le surf (même en l'basence de panneaux
d'interdiction, trop peu nombreux),
-
ne pas se baigner en cas de blessure et, de manière
générale, de perte de sang,
-
ne pas nager seul, à marée haute, après la pluie,
en eau trouble et à proximité d'activités de
pêche.
Depuis
1990, l'institut médico-légal de l'Etat du Pernambuco a
dénombré 63
personnes victimes fatales d'attaques de requins sur les seules plages
de la ville de Recife.
SAO
PAULO
A
Sao Paulo, les zones à risques sont en particulier: Praça
da Republica,
Praça da Se, Estaçao da Luz. De nuit, il convient
d'être prudent, quel
que soit le quartier. Y suivre scrupuleusement tous les conseils
généraux de sécurité.
De nombreux syndicats sol d'Air France feront grève vendredi à Orly
Plusieurs syndicats ont choisi de rejoindre la CFDT dans son appel à la grève pour vendredi destiné aux agents d'escale Air France d'Orly, principalement pour des problèmes de sous-effectif, selon des sources syndicales.
Comme la CFDT, FO a déposé un préavis de grève lundi pour la journée de vendredi. La CGT, l'Ugict-CGT, le SNMSAC et Sud-aérien n'ont pas déposé de préavis mais appellent les agents à faire grève et à se rassembler vendredi à 10h00 en zone publique.
Enfin, l'Unsa (syndicats autonomes), premier syndicat des agents du passage, n'"appelle pas à la grève" mais se dit "solidaire du mouvement".
La CFDT a rencontré la direction mardi mais faute, selon elle, de propositions satisfaisantes, a décidé de maintenir le mouvement.
Les syndicats dénoncent les conditions de travail, le sous-effectif et la grogne des passagers qui découle, selon certains, de "l'accueil dégradé que leur offre l'escale d'Orly".
Les organisations syndicales appellent les agents à faire grève pour 24 heures, ou 2 à 3 heures, selon les catégories de personnel, "en début ou en fin de vacation".
Le personnel du passage (enregistrement et embarquement des passagers) représente un peu plus de 1.000 personnes chez Air France à Orly.
Mouvement de grève de 24 heures chez Amadeus France
Les salariés d'Amadeus France ont lancé un mot d'ordre de grève de 24 heures pour demain jeudi. Ils protestent contre le projet de désengagement complet d'Air France.
Amadeus France n'assurera demain aucun service aux agences. Les 350 salariés du GDS devraient suivre massivement le mot d'ordre de grève de 24 heures, à l'appel des syndicats CGT et CFDT.
Ils protestent contre le futur désengagement d'Air France (actionnaire à 66% de l'entreprise), lequel devrait être effectif à la fin de l'année. Les parts de la compagnie aérienne nationale seront reprises par Amadeus International qui détient pour l'instant 34% du capital d'Amadeus France.
Ce changement d'actionnariat fait craindre aux salariés d'Amadeus France des conséquences sur l'emploi. Le personnel s'inquiète également de la perte des avantages liés à l'appartenance à Air France (billet GP, Carte Air France, mobilité et reclassements...) et demande une compensation salariale
Vente d'Amadeus : Air France serait en position de contrôle
Air France, qui détient 23,36% d'Amadeus devrait, dans le nouveau pacte d'actionnaire en cours de négociation avec les candidats à la reprise des parts d'Iberia et Luthansa, conserver le contrôle du GDS européen, selon des sources proches du dossier.
A la mi-août Amadeus avait fait savoir que des investisseurs financiers souhaitaient entrer dans son capital.
Outre Air France, deux autres compagnies fondatrices détiennent des parts significatives : Ibéria (18,5%) et Lufthansa (5,05%). Le reste des actions est en bourse.
Selon des informations de sources proches du dossier, le tour de table devrait au final conduire à la sélection de deux ou plus vraisemblablement trois fonds d'investissements, Air France gardant sa participation et Ibéria et Lufthansa éventuellement un pourcentage symbolique.
Au 31 mars 2004, Air France détenait 43,21% des droits de vote.
Par ailleurs selon les mêmes sources, Amadeus France serait racheté par Amadeus international, son personnel dépendant d'Air France ayant le choix entre revenir au sein de la compagnie ou travailler pour Amadeus International.
Christian Boiraud, directeur général d'Air France, avait fait la distinction lors du dernier Top Résa entre Amadeus France et Amadeus international. Si le second est "stratégique" pour la compagnie, la position de cette dernière est différente en ce qui concerne Amadeus France.
Air France et Amadeus, contactées par téléphone, refusent officiellement de faire tout commentaire sur ce dossier.
Le directeur général d'Iberia, Angel Mullor, avait indiqué en octobre qu'en cas d'accord, l'opération pourrait être bouclée avant la fin de cette année : "Une fois que nous aurons formellement reçu les offres - nous comptons sur environ huit offres sérieuses - nous ferons une rapide sélection pour en retenir deux ou trois et nous négocierons alors avec eux séparément".
Selon des informations de presse, le memorandum d'information marquant le début du processus de vente d'Amadeus a été envoyé à une dizaine de fonds d'investissement et cinq d'entre eux restaient en liste, dont BC Partners et Cinven.
Ce memorandum d'information aurait été envoyé aux fonds d'investissements Permira, KKR, CVC Capital Partners, BC Partners ainsi qu'Apax, Cinven, PAI, Carlyle et Eurazeo, selon Les Echos.
D'après Air France, sa participation dans Amadeus était évaluée à 268 millions d'euro au 31 mars 2004.
Amadeus, qui a pris le contrôle en juin du site grand public de voyages en ligne Opodo, a annoncé le 15 novembre un bénéfice net en hausse de 17% à 49,5 millions d'euro au troisième trimestre 2004 et relevé ses prévisions de bénéfice net annuel.
Le groupe, qui détient 29% de parts de marché dans son secteur, table désormais sur un résultat net de 210 millions d'euro en 2004 contre 185 à 195 millions envisagés précédemment, selon son PDG, José Antonio Tazon.
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