Sommaire :
Service Boissons J
Le sumotori de la taxe sur les transports aériens
Air France souhaite se désengager d'Air Austral
La compagnie aérienne américaine cherche à économiser 240 millions de dollars
Air France supprime demain les commissions qu'elle leur versait sur les billets
Le site Jobdumping met en ligne des offres d'emplois.
Sécurité aérienne en progrès, procédures judiciaires en panne
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Service
Boissons J
Nous avons donc posé dans les jours suivant une question à l’Ordre du Jour, réunion mensuelle Délégués du Personnel / Direction, pour que la réponse fasse foi et loi. La réponse écrite et donc officielle fut que les verres seraient remplis à l’office.
Un Nota Bene,
triptyque malheureusement destiné uniquement à
la maîtrise, fut édité en ce sens et ce, en
mars/avril 2003, reprenant le
principe de la méthode nouvellement définie.
Lors de la
distribution du nouveau fascicule, nous avons
remarqué beaucoup d’erreurs mais notamment une concernant ce
service Boissons
J, où la compagnie stipulait que les verres
« pouvaient être
remplis à
l’office », ce qui laissait donc supposer que ceux-ci
devaient être
remplis devant le passager.
Avec des cabines J de
plus en plus chargées, et parce que la
réponse de l’Ordre du Jour était très claire, nous
avons
exigé un correctif,
afin que ce service ne soit pas changé arbitrairement, sous des
prétextes
« d’élégance » conduisant
directement au « plateau elbow »,
et entrainant un service plus long.
Beaucoup de rectifications sont effectuées pour la version définitive du fascicule lignes, vos remarques sur ce document nous sont précieuses.
Le sumotori de la taxe sur les transports aériens
Le président Jacques Chirac a plaidé lundi à Tokyo en faveur de la création avant la fin de l'année d'une taxe internationale sur les transports aériens pour lutter contre les pandémies en Afrique.Les
pandémies africaines, on ne peut être que contre !
Mais n'y a t il pas des secteurs avec des marges plus importantes ou
moins soumis à une concurence effrénée ou encore
affichant des résultats astronomiques, pour que le choix ne soit
pas fait de mettre un peu plus la tête sous l'eau du
transport aérien.
La fréquentation des sumotoris
n'a pas que des vertus et rend vraiment très lourd le
président Chirac avec cette taxe qu'il évoque de
façon récurrente !
Air France souhaite se
désengager d'Air Austral
A l'origine transporteur régional, destiné à desservir les îles de l'océan Indien où Air France fermait ses escales sur la route Paris-La Réunion, Air Austral a étendu ses activités au long-courrier en juin 2003, devenant ainsi concurrent de son actionnaire. En juin, la compagnie, qui vise un chiffre d'affaires de 200 millions d'euros en année pleine, mettra en service un troisième Boeing 777 sur la desserte de la métropole.
Désaccord
En désaccord avec cette stratégie, Air France, qui détient 43 % du marché concerné contre 29 % pour Corsair et le reste pour Air Austral, a décidé de céder ses parts et entamé la semaine dernière des négociations avec le fonds d'investissement Bourbon AXA Investment Fund (Groupe Bourbon et AXA Private Equity), basé à l'île Maurice. La publication de cette information dans la presse locale a provoqué la réaction du personnel d'Air Austral, qui souhaite désormais entrer dans le capital.
La
compagnie aérienne américaine cherche à
économiser 240 millions de dollars
Delta Air Lines Inc.
a annoncé mardi 29 mars qu'elle voulait réduire ses
coûts de quelque 240 millions de dollars sur cinq ans dans
sa division "opérations techniques" (maintenance). Une
décision qui entraînera entre 1.600 et 2.000 suppressions
de postes, sur un total de 6.000 à 7.000 emplois
éliminés, comme annoncé mi-novembre. Basée
à Atlanta, la troisième compagnie aérienne
américaine entend désormais réaliser ses travaux
de maintenance en partenariat avec Avborne, une entreprise de Floride,
ainsi qu'avec le canadien Air Canada Technical Services, afin de
réduire ses coûts de 34%.
Air France supprime demain les commissions qu'elle leur versait sur les billets
Source Liberation
Comme prévu, la vieille commission versée par Air France aux agences de voyages françaises disparaîtra demain. Le réseau des voyagistes, qui avait hurlé à l'assassinat l'an passé, avait fini par se faire à l'idée, après un accord entre la compagnie française et le Syndicat national des agences de voyages (Snav). Hier, les représentants de la profession ont reconnu que le processus, déjà mis en oeuvre aux Etats-Unis ou dans l'essentiel des pays européens, était inéluctable. La mauvaise blague, c'est que le client, pour qui juré, craché l'opération devait être indolore, pourrait en fait en pâtir quelque peu.
Jusqu'à présent, Air France versait des commissions (d'un montant de 7 % par billet vendu) aux agences de voyages. Le prix du billet incluait les coûts de distribution. Désormais, Air France ne versera plus un sou aux agences, lesquelles feront payer des frais aux clients. Cette révolution a une vertu : elle permettra à l'acheteur d'avoir enfin une idée précise de ce qu'il paye, au titre du transport, et au titre de la distribution, et donc de bénéficier, en toute transparence, des réseaux de distribution les moins coûteux, comme Internet. Tout bénef, d'autant qu'Air France comme le Snav avaient assuré que les prix des billets, en moyenne, n'augmenteraient pas. Histoire de rassurer les clients, la compagnie qui économise 250 millions d'euros par an (de commissions non versées aux agences) avait logiquement promis de baisser ses prix sur ses billets. Ce qui a été fait... mais dans une proportion très largement inférieure à l'économie réalisée. Au total, le prix du billet baissera à condition que les agences soient peu gourmandes sur la facturation de leurs services aux clients.
Air France a annoncé, pour son propre réseau de vente, des coûts de distribution très bon marché (les frais varient de 5 à 70 euros), mais il est difficile de croire que les agences pourront se permettre des prix aussi cassés. Richard Vainopoulos, responsable du réseau Tourcom, assure que ses agences prélèveront autour de 7 % du prix du billet. «Impossible de vivre avec moins.»
Le site Jobdumping met en ligne des offres d'emplois.
Source Liberation
NDLR : Ce site est exclusivement réservé aux "e-négriers": http://www.jobdumping.de/
Le chômeur qui propose le moins emporte le contrat.
Jusqu'où un chômeur allemand est-il prêt à aller pour trouver un travail ? Pour les fondateurs du site Internet d'enchères inversées Jobdumping.de, la réponse est rapide : jusqu'à moins de 5 euros de l'heure pour faire le ménage chez un particulier. Le portail, lancé en novembre, applique au travail et aux salaires ce qui a fait la fortune de certains sites, les enchères, mais à l'envers.
Le principe est simple, un employeur propose le poste à pourvoir en fixant un salaire maximum pour la mission. Les internautes enchérissent à la baisse. Le chômeur qui propose le salaire le plus bas remporte le travail. Fabian Löw, 31 ans, l'un des fondateurs de Jobdumping, se défend d'être un horrible libéral. «1 300 personnes ont trouvé un travail grâce à nous, ce n'est pas si mal, dit-il. La presse allemande nous traite de tous les noms, mais je m'en moque. Personne n'est lésé, on met en contact des gens, pour un salaire négocié et accepté par les deux parties.»
Selon lui, Jobdumping est quasiment une oeuvre de salut public. «J'ai été travailleur social, j'accompagnais les gens en leur disant : "Il n'y a pas de travail", raconte-t-il. Aujourd'hui, j'ai décidé de vraiment les aider à retrouver du travail.» Et selon lui, tout est bon pour lutter contre le chômage qui culmine à 12 %. Y compris, et surtout, faire baisser les salaires.
Engluée. «Les salaires allemands sont trop élevés et, si l'on ne fait rien, nos voisins polonais ou tchèques finiront par prendre tout le travail», poursuit Fabian Löw. Le fondateur du site n'hésite pas non plus à critiquer la société allemande, qui serait un peu engluée dans son confort : «On vit avant de travailler, en Allemagne. Un peu comme en France, non ?» Les syndicats allemands ont réagi très négativement. Certains mettant en ligne des contre-sites qui répertorient, par branche, le salaire minimum exigible. Des experts travaillant sur l'instauration d'un salaire minimum ont aussi dénoncé le mécanisme des enchères inversées : «En dessous de 7,50 euros de l'heure, on ne peut pas vivre de son travail en Allemagne.»
Mais les fondateurs de Jobdumping se défendent de pratiquer un «capitalisme de vautours» : le site permettrait de rechercher des salariés qui disposent de qualifications ou de diplômes professionnels particuliers, en les valorisant. La qualification est un dogme pour les Allemands.
Pour l'instant, le site n'existe qu'en Allemagne, même si ses fondateurs songent à l'exporter. C'est que ce système d'enchères inversées colle parfaitement au contexte local. Des salaires moyens conventionnels assez élevés, peu d'emplois de services, ou occupés généralement par des immigrés, peu de flexibilité, quasi-inexistence de l'intérim. Les emplois proposés sur Jobdumping se glissent dans ces interstices : les employeurs cherchent des jardiniers pour tailler les haies, des peintres pour rénover des chambres, des monteurs de gaines d'aération ou des aides pour personnes âgées. Des emplois de services très peu valorisés dans l'économie allemande et pas toujours couverts par des accords de branche.
Jobs à 1 euro. Le gouvernement allemand essaie bien de combattre le chômage, en restreignant son système d'assurance chômage avec le plan Hartz IV. En introduisant de la flexibilité. Avec, comme mesure phare, les «jobs à 1 euro» pour les chômeurs indemnisés. «Je vous assure qu'il vaut mieux chercher un boulot grâce aux enchères inversées chez nous plutôt que de prendre un job à 1 euro, tranche Fabian Löw. Les statistiques ont montré qu'un chômeur pouvait au mieux espérer toucher 180 euros pour 900 heures de travail avec ce type d'emplois aidés.»
En attendant d'être consacré sauveur de l'économie allemande, Jobdumping a décidé de se rebaptiser d'une manière moins «négative», en effaçant le mot «dumping» du libellé du site. On accédera bientôt aux enchères par l'adresse lohnauktion.de, littéralement : «enchères sur les salaires».
Sécurité aérienne en progrès, procédures judiciaires en panne
Les associations françaises de victimes de catastrophes aériennes ont décidé d'unir leurs forces pour faire part de leur mécontentement sur la lenteur et le manque de transparence des procédures de justice. Créée l'an dernier, l'association, baptisée Fédération internationale des victimes d'accidents aériens (Fivaa), avait organisé une table ronde le 25 mars à Paris, pour faire le point sur le traitement et la prévention de " l'insécurité aérienne ".
Selon les statistiques de l'Organisation de l'aviation civile internationale (Oaci), la sécurité ne cesse de progresser : de 1994 à 2003, le nombre d'accidents a baissé de 52 % et le nombre de personnes tuées pour 100 millions de passagers-kilomètres constaté sur vols réguliers a reculé de 0,04 en 1993 à 0,01 en 2003. Et, en 2004, le nombre d'accidents mortels a atteint son niveau le plus bas depuis 1945 : 27 accidents ont été enregistrés ayant entraîné la mort de 410 passagers.
La colère des représentants des victimes Mais, pour la Fivaa, 2004 est au contraire une année noire, avec la catastrophe de Charm el-Cheikh. Parmi les catastrophes aériennes, le crash du Boeing 737 de Flash Airlines est celle qui a fait le plus grand nombre de victimes françaises : 148 morts, dont 133 Français. Et les représentants des victimes des crashs de Charm el-Cheikh ne se sentent pas mieux écoutés que ceux du mont Saint-Odile en 1992, du vol 800 de la TWA en 1996, ou de l'accident de Quiberon en 1998. Ensemble, ils ont dénoncé le manque de progrès et de transparence dans le traitement des accidents par les autorités. Ils ont ainsi vivement critiqué le rôle des experts, " toujours les mêmes ", accusés pêle-mêle de manquer d'indépendance, de compétence et de ne jamais respecter les délais. De leurs côtés, plusieurs experts ont souligné l'insuffisance du suivi des incidents dans les compagnies aériennes, considérés comme les véritables indices maîtrisables de la sécurité, malgré la législation qui fait obligation aux pilotes de signaler chaque incident. Il est vrai que la directive européenne obligeant tous les Etats membres de l'Union à systématiser les comptes-rendus d'incidents n'est applicable que depuis le début 2005. Les associations ont aussi mis en cause le manque de compétence des magistrats.
A cet égard, un magistrat présent et un représentant du ministère de la Justice ont émis le souhait que soient formés des magistrats spécialisés dans les catastrophes aériennes, comme cela existe déjà dans d'autres domaines. Car, au-delà de la catastrophe, ce qui est
insupportable pour les victimes, c'est la longueur des procédures judiciaires. Ainsi, plus de douze ans après l'accident du mont Sainte-Odile, une instruction est toujours en cours et les associations rappellent que le premier juge d'instruction de cet accident avait qualifié le dossier de " crash judiciaire ".
NDLR : Toujours en cours aussi, le procès de la famille d'Eric Piel contre ACNA, qui fera l'objet d'un renvoi cour d'appel de Paris le 18 avril 2005, soit plus de 6 années après la chute fatale de notre collègue d'un A310 le 3 octobre 1998. Les procédures judiciaires concernant la chute de Laurence Brenier n'ont pour l'heure pas été mises en oeuvre par sa famille.
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