Sommaire :
Dernières informations de la Compagnie et d'une de nos déléguées à Toronto
Le courrier de l'Alliance UNAC-SNPNC à nos collègues
Dossier de presse de l'accident
L'image satellite du bout de piste
Les images éventuellement associées à cette newsletter nécessitent une lecture en connexion et en pleine page.
Dernières informations de la Compagnie et d'une de nos déléguées à Toronto
Ces informations proviennent de la Compagnie.
Pour des raisons encore inconnues, l'avion est sorti de piste à l'atterrissage après une approche qui s'était bien passée selon l'équipage. La piste était mouillée, le temps très mauvais avec du vent de travers.
C'était un A340-300 livré en 1999 qui était passé en révision le 5 juillet dernier. Il était équipé avec 291 sièges, il y avait 297 pax à bord (3 bébés + 3 pax en jump-seat) et 12 membres d'équipage (2 pnt, 1 ccp, 2cc, 5hot, 2stw).
L'avion s'est immobilisé dans un fossé 200m après le bout de piste. Le CDB a déclenché l'évacuation et le CCP l'a organisée avec un mégaphone (pas de PA).
L'ensemble des pax a été évacué avant l'embrasement complet de l'avion ; plusieurs passagers se sont exprimés avec emphase pour dire que l'équipage s'était comporté de façon remarquable.
Le CDB et une hôtesse ont été hospitalisés avec des problèmes dorsaux lombaires.
Une de nos délégués sur place a rencontré le CCP du vol et nous a rapporté par téléphone les informations suivantes :
"
L'équipage et lui-même vont bien outre des
problèmes de sommeil. Ils ont, tous ensemble, rendu visite
au CDB et à l'hôtesse à l'hopital.
lls
passent beaucoup de temps ensemble et le moral du groupe parait bon.
Ils vont être entendu prochainement par la commission
d'enquête. Leur souhait est de rentrer à Paris
ensemble.
Le retour à Paris est pour l'heure prévu samedi prochain. Ils ne savent pas encore si ce sera aussi le cas pour le CDB et notre collègue hospitalisés."
Le courrier de l'Alliance UNAC-SNPNC à nos
collègues
Courrier adressé à leur hôtel à Toronto à l'attention du CCP pour diffusion à l'équipage.
Chers collègues,
C'est avec angoisse puis soulagement que nous avons suivi le
déroulement de votre accident sur le vol AF 358 du mardi 2
août 2005.
Avec fierté aussi, puisque votre professionnalisme a
été pointé par la presse
internationale, rejaillissant ainsi sur toute notre corporation.
Néanmoins, même avec l'issue heureuse que vous
avez connue, nous savons d'expérience que les suites de ce
type de situations peuvent occasionner des problèmes
immédiats voire ultérieurs.
C'est pourquoi, si vous en ressentez le besoin, nous vous proposons
donc de contacter nos délégués de
l'ALLIANCE PNC, maintenant ou plus tard, afin d'obtenir
auprès d'eux les réponses aux questions que vous
vous poseriez.
Par ailleurs, et ce dans un cadre moins individuel et grâce
à vos informations, nous serons plus à
même de débuter un suivi attentif des suites de
cet accident.
Tous les délégués de l'ALLIANCE PNC se
tiennent à votre disposition et vous adressent leurs
meilleures salutations doublées de la joie de vous savoir
tous sains et saufs.
Jean-Claude CEBELIEU Franck MIKULA
Dossier de presse de l'accident
Le
Figaro se surpasse oubliant,
un
temps, les grévistes ou manifestants que nous sommes lorsque
nous défendons nos qualications mais aussi la
sécurité des passagers.
Article ci-dessous.
L'évacuation de l'avion, réalisée en une à deux minutes, permet de ne déplorer que quelques blessés légers, alors que les images de l'incendie, prises, entre autres, par une caméra automatique de surveillance d'une autoroute voisine, laissaient augurer le pire. Le professionnalisme des douze membres de l'équipage a évité une catastrophe. Jean-Cyril Spinetta, le président d'Air France, leur a rendu hommage, hier, soulignant aussi le courage du copilote. Ce dernier a fait le tour de l'avion pour s'assurer que personne ne restait à bord. L'homme a ensuite été conduit à l'hôpital comme un certain nombre de passagers qui se sont légèrement blessés à la descente des toboggans : le contact avec le sol est souvent rude.
Outre deux pilotes, l'équipage comptait dix hôtesses et stewards, le personnel navigant commercial (PNC) en jargon aéronautique. Un effectif bien au-dessus des normes de l'A 340-300 qui en exige six – le nombre tient à la fois compte du nombre d'issues et du ratio une personne pour cinquante passagers.
Trop souvent, les clients des compagnies aériennes considèrent l'équipage commercial comme des «serveurs vo lants», ignorant la formation très complète nécessaire pour accéder à la profession et mise à jour en permanence.
Selon la réglementation française, il leur faut passer le certificat de sécurité sauvetage (CSS) et être reconnu apte médicalement lors d'une visite valable deux ans. Le diplôme ne suffit pas, un maintien des compétences est exigé, attesté par la compagnie. La formation comporte un tronc commun comprenant le secourisme, la sûreté, le transport de matière dangereuse, etc., ainsi que la conduite face à des passagers turbulents. Les PNC participent ensuite à des exercices pratiques d'évacuation, d'incendie à bord, de dépressurisation, d'atterrissage et d'amerrissage d'urgence réalisés au moins tous les ans en simulateur de cabine, des équipements mobiles montés sur vérins avec des fonds sonores et visuels. Enfin, des qualifications sont exigées par type d'appareil, la procédure d'évacuation d'un A 320 n'étant pas la même que celle d'un Boeing 777.
Le crash de Toronto s'est bien terminé parce que chacun savait exactement ce qu'il avait à faire à bord de l'Airbus A 340 : ouvrir les portes déclenchant les toboggans, comment évacuer et selon quel ordre, s'aider des porte-voix et des éclairages de secours, etc.
La formation médicale est assez complète avec l'apprentissage de l'utilisation d'un défibrillateur cardiaque. Une sensibilisation aux signes cliniques est prévue pour aider un médecin – consulté à l'aide d'un téléphone par satellite – à établir un diagnostic.
Toutes ces compétences ne figurent pas dans le curriculum vitae des PNC de compagnies de charters exotiques qui, dans le meilleur des cas, ne parlent que quelques mots d'anglais en plus de leur langue maternelle...
Extraits de la presse française :
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1
- Toronto : quarante personnes
blessées dans l'accident de l'Airbus d'Air France LE
MONDE | 3 août 2005 | 491 mots
Les passagers ont pu
être évacués avant que l'appareil, qui
était sorti de piste, ne s'embrase. Le président
de la compagnie se rend sur place. Un airbus A 340 d'Air France reliant
Paris à Toronto, mardi 2 août, est sorti de piste
et a pris feu lors de son atterrissage, peu après 22 h 10,
heure... |
![]() |
2
- Accident de Toronto : les
boîtes noires récupérées, le
mauvais temps parmi les hypothèses LEMONDE.FR | 4
août 2005 | 747 mots
Les
enquêteurs ont récupéré
mercredi, "en assez bon état", les boîtes noires
de l'Airbus A340 d'Air France, au lendemain de sa spectaculaire sortie
de piste, à Toronto, tandis que des responsables canadiens
mettaient en cause le mauvais temps dans l'accident. |
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3
- Une polémique oppose
Canadiens et Français sur l'atterrissage de l'Airbus d'Air
France à Toronto LE
MONDE | 4 août 2005 | 481 mots
Les deux parties se
renvoient la responsabilité de l'atterrissage de l'appareil.
Le PDG de la compagnie annonce une "assistance matérielle et
morale" à ses passagers. Il ne reste pas grand-chose de
l'Airbus A 340 d'Air France qui est sorti de piste (sur 200
mètres) en prenant feu juste après... |
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4
- Un avion d'Air France sort de piste
et prend feu à Toronto LEMONDE.FR | 3
août 2005 | 413 mots
Un avion d'Air France
en provenance de Paris a pris feu, mardi 2 août, lors de son
atterrissage à l'aéroport Pearson de Toronto.
Evacués avant qu'un incendie ne se déclare sur
l'appareil, les 297 passagers et les 12 membres d'équipage
de l'Airbus A 340 ont tous survécu à l'accident. |
![]() |
5
- Les enquêteurs jugent la
procédure d'atterrissage de l'A 340 normale LEMONDE.FR | 5
août 2005 | 422 mots
Les
premières constatations des enquêteurs n'ont pas
permis de relever d'anomalies dans la procédure
d'atterrissage de l'Airbus A 340 d'Air France, sorti de la piste,
mardi, à Toronto. "Il ne semble pas qu'il y ait eu quoi que
ce soit d'anormal en ce qui concerne la condition et la
sécurité de... |
| Air
France
a bonne réputation Cyberpresse - Air France a connu un certain nombre d'accidents par le passé, mais elle jouit quand même d'une bonne réputation en matière de sécurité. ... |
![]() Canada.com |
Les
"boîtes noires" de l'Airbus 340 d'Air
France
ont été ... TQS.ca - ... Selon lui, l'appareil d'Air France a peut-être été frappé par la foudre, a fait de l'hydroplanage étant donné la grande quantité d'eau sur la piste, ou ... L'aéroport d'Ottawa critiqué Les "boîtes noires" de l'Airbus 340 d'Air France ont été ... |
| Les
passagers du vol Air
France
ne seraient pas des miraculés L'Express - ... Air France et les secouristes de l'aéroport ont salué le professionnalisme de l'équipage qui a, selon eux, géré la situation calmement et efficacement. ... Des équipages entraînés et préparés au pire Des équipages très exercés |
| Spectaculaire
accident d¹un A380 d¹Air
France
: Les miraculés n ... Al Bayane - Les passagers de l¹Airbus A340 qui a pris feu après être sorti de piste mardi à son atterrissage à Toronto disent avoir désespérément cherché à ... |
| Air
France
? Champagne ! BRANCHEZ-VOUS.com - Ils peuvent bien sabrer le champagne, les passagers du vol AF358. Ils ont eu chaud. Mais ils sont vivants. Leur mésaventure a cependant ... |
![]() Canoë |
Accident
d'avion d'Air
France Canoë - (D'après PC) – Le ministre fédéral des Transports est arrivé à Toronto pour constater les lieux de l'accident d'avion survenu mardi après-midi, à l ... Jean Lapierre est à Toronto pour suivre l'enquête sur l'avion d' ... Jean Lapierre est à Toronto pour suivre l'enquête sur l'avion d' ... |
![]() Radio Suisse Romande |
Accident
d'un vol Air
France
à Toronto - Boîtes noires ... Bluewin - Les boîtes noires de l'avion d'Air France accidenté mardi à son atterrissage à Toronto ont été récupérées. Elles sont en ... Un avion d'Air France en flammes à Toronto |
| Société
: Le PDG d’Air
France
attendu à Toronto Actus-Sports.com - Le PDG d’Air France Jean-Cyril Spinetta a annoncé mercredi qu’il s’envolerait dans l’après-midi pour Toronto, où un appareil de sa compagnie a été ... |
| Incendie
sur un Airbus d'Air
France
! E-Actualité.com - Hier vers 22h10, peu après son atterrissage, un airbus A340 d'Air France a pris feu lors de son arrivée sur l'aéroport de Toronto. ... Le crash du vol Air France 358 n'aurait fait aucune victime Air France : 22 blessés légers dans l'accident de Toronto Avion Air France pas de morts à la connaissance des autorités |
| Un
avion Air
France
en feu après être sorti de piste à
Toronto L'Express - Un avion a pris feu après être apparemment sorti de la piste à l'aéroport international Pearson de Toronto, rapporte la chaîne de télévision CP-24. ... Un avion Air France en feu après être sorti de piste à Toronto Un avion Air France en feu après être sorti de piste à Toronto Un Airbus 340 en flammes à Toronto |
![]() TSR.ch |
Toronto:
les passagers applaudissaient le pilote d'Air
France
... Edicom - Sous un ciel menaçant, zébré d'éclairs, l'Airbus A340 touche sol et les passagers, spontanément, applaudissent le pilote du vol AF358 d'Air France. ... Toronto: les passagers applaudissaient le pilote d'Air France ... Miracle à Toronto après l'accident d'un avion Air France «On avait peur que l'avion explose à tout moment» |
Le Soleil |
Un
appareil d' Air
France
s'écrase à Toronto CHOI - ... l'autoroute 401. L'appareil de Air France, le vol AF358, a pris feu pour des raisons encore inconnues. Les premières informations ... L'enquête progresse rapidement Écrasement d'un Airbus: les boîtes noires récupérées Écrasement d'avion à Toronto Les boîtes noires seront ... |
|
| L'Airbus
d'Air France roulait à près de 160 km/h
( Reuters, vendredi 5
aout 2005, 7h46) TORONTO (Reuters) - L'Airbus d'Air France qui est sorti en bout de piste lors de son atterrissage à Toronto roulait à près de 160 km/h avant de terminer sa course, pour une raison non élucidée, dans un ravin boisé et de prendre feu, ont révélé jeudi les enquêteurs. |
| Accident
d'Airbus à Toronto: le décryptage des
boîtes noires prendra plusieurs jours
( AP, vendredi 5 aout
2005, 1h34) TORONTO (AP) - Aucun élément ne révélant pour l'instant une défaillance dans l'Airbus A340-300 d'Air France qui a dérapé et pris feu mardi à l'atterrissage en plein orage à Toronto, les autorités canadiennes ont annoncé jeudi que l'enquête serait différée de plusieurs jours en raison du manque d'équipement sur place pour décrypter les boîtes noires. |
Les premières constatations des enquêteurs n'ont pas permis de relever d'anomalies dans la procédure d'atterrissage de l'Airbus A-340 sorti de la piste mardi à Toronto, a indiqué leur chef jeudi, annonçant en outre que les boîtes noires seraient décryptées en France. |
Les deux "boîtes noires" de l'Airbus d'Air France accidenté sur l'aéroport de Toronto mardi soir devraient permettre d'en savoir plus. En attendant, la compagnie aérienne affirme qu'on a demandé à l'avion de se poser alors que la piste était trop humide. |
| Controverse
sur la responsabilité de l'accident d'Airbus à
Toronto (
AP, jeudi 4 aout 2005, 18h19)
PARIS/TORONTO (AP) - Les autorités aéroportuaires canadiennes et le PDG d'Air France Jean-Cyril Spinetta se rejettent implicitement la responsabilité de l'accident de l'Airbus A340-300 qui a dérapé et pris feu mardi à l'atterrissage en plein orage à Toronto, sans faire de morts. |
Extraits de la presse anglophone :
Le
Toronto Star, ci-dessous, présente une chronologie minute
par
minute puis vous trouverez plus bas les liens vers la presse
anglophone de ces derniers jours.
Minute-by-minute inside ill-fated Airbus
LINDA DIEBEL AND KEVIN MCGRAN
At 3:45 p.m. Tuesday, Lisa Popow, 15, was buckled into seat 36F on Air France Flight 358 from Paris, impatient to see the family she knew was waiting below at Pearson International Airport. She had watched the in-flight movie, Sahara, and was idly flipping through the pages of her French magazine, Nuteen, when the pilot came on the intercom.
He told the passengers that, due to bad weather, he would have to circle for about 20 minutes before landing the big Airbus 340. Lisa looked out the window and, through the cloud cover, she could see the pilot was bringing the plane over the west end of Lake Ontario before beginning a slow circle back to the airport.
At that moment, her parents, Karl and Sandy, a realtor and office administrator from Scarborough, were waiting in the arrivals lounge of Terminal 3 with her brother. They weren't thrilled with the bad weather and wanted to wrap their teenage daughter in their arms.
At that time, too, Brian Lackey, vice-president of operations for the Greater Toronto Airports Authority, was in the administration building, looking out uneasily at worsening thunderstorms. A colleague remarked that he'd never seen anything so severe. At 12:20 that afternoon, officials already had declared a "red alert" due to lightning, essentially grounding all departures and forcing passengers in arriving planes to stay in their seats until it was safe for ground workers to be on the apron.
What transpired over the next half hour or so would later be hailed as a "textbook example" of how a flight crew should respond in an emergency. The actions of officials at the Greater Toronto Airports Authority, airport firefighters, Peel Region police and emergency crews from Peel, Toronto and York Region would be immediately recognized as the classic example of what to do right when everything goes wrong. By yesterday, "go-teams" from both the Boston and Dallas fire departments were preparing to leave for Toronto to study the crash and its aftermath, and firefighting magazines and journals were calling from across the United States. They want to learn from their colleagues in Toronto.
Here is how events unfolded, as told to the Toronto Star by survivors, their relatives, airport officials, firefighters, emergency responders and an Air France official in Paris:
3:45 p.m.: In a red alert, pilots have the choice of circling or diverting and waiting out the storm. The Air France pilot chooses to circle. This six-year-old Airbus 340 has never been involved in an accident.
4:02 p.m.: The lights go out in the plane, possibly the result of a lightning strike. In 36F Lisa, who is returning from a month as an exchange student in France, glances at her seatmate, Aurélie Durel, and smiles.. She feels responsible for Aurélie, who has left her family in Normandy to spend a month with Lisa's family.
4:03 p.m.: The plane lands and, though several passengers thought the pilot had come in too fast, most begin clapping. Not Lisa. She doesn't like landings and has a bad feeling. The plane begins to bounce, first lightly, then heavily on the water-logged runway, skids 200 metres off Runway 24L and thuds into the Etobicoke Creek ravine, which lies along Highway 401.
"I could see some fire on the outside," Olivier Dubois, 34, of Toronto, who is at the back, would say later. "We really thought we were dying at this point."
An airport maintenance worker had seen the plane land too far up the runway.. "Buddy's not going to make it," he thinks to himself.
In the administration building, an alarm begins to sound and a voice announces a 1-Alpha emergency — a plane crash. Brian Lackey swings into action. There is a co-ordinated emergency plan involving airport firefighters, regional police and EMS units. They practise monthly. Lackey races downstairs to the bunker, the Emergency Operations Centre.
4:03:30 p.m.: Lisa estimates that, within a split second of landing, the pilot (or co-pilot) comes on the intercom to tell everyone to remain calm and that everything is going to be okay. (Air France chair Jean-Cyril Spinetta would later tell reporters in Paris that the co-pilot, with 10 years' experience, landed the plane.)
Flight attendants are in the aisles within seconds of the pilot's announcement, yelling: "Everyone out the exits at the back. Do not go forward. Move out now." Lisa quickly grabs Aurélie's hand and together they make it to a rear door and down an emergency chute. Other passengers say that two front chutes malfunctioned, but Lisa says she believes passengers exited down chutes in the middle of the plane.
Dubois believes that 20 seconds passed from the time the plane stopped to the time he lands on the ground.
"What was I thinking? Just get out as soon as possible. Just get out. It was like two seconds," says passenger Eddie Ho.
4:04 p.m.: The first of eight fire trucks has been dispatched and arrives on the scene 52 seconds later. Airport Fire Chief Mike Figliola says that by the time that first truck arrived, the Air France crew had evacuated three-quarters of the passengers, despite the malfunctioning chutes and one emergency door engulfed in flames.
"I just saw lots of fire. It was a big fuel load, luggage, combustibles," he would later tell a news conference. "I was probably 50 yards away from the aircraft. My face was burning. It was very intense."
He credits the saving of 309 souls — 297 passengers and 12 crew — with the fast action of the flight crew.
If there is a lesson to be learned, says Don Enns, an official with the Transportation Safety Board of Canada, it is for passengers to listen to the safety briefing before takeoff and the instructions of the flight attendants. "The stewardesses are not hired as waitresses," he said. "They're hired for their safety expertise, and as an aside, they serve coffee and dinner."
Figliola later laughs when he hears people complaining that the flight crew was too calm. "The crew did a great job," he says. "They're trained to get people off. They did it perfectly. It was a textbook case of how to evacuate a plane."
He says the other two critical ingredients in Tuesday's success was the quick reaction of both fire crews and EMS teams. Within minutes, about 70 EMS team members were at the crash site.
4:05 p.m.: All passengers are off the plane. International law says that any aircraft, regardless of its size, must be capable of being evacuated within 90 seconds, using only half the available exits and including small children and passengers with disabilities. The emergency chutes that pop out when the exits are thrown open must be able to handle one passenger per second. The next day, Transport Minister Jean Lapierre will make a point of saying at a news conference, "They made it within 90 seconds." Passengers are scrambling up the banks onto Highway 401, where amazed motorists stop and take disoriented passengers to the airport. Most injuries — there were 43 — occur in falls from the plane. One passenger remembers carrying a man with a broken leg onto the highway.
"It was extremely fast," Dubois says. "The only thing we were thinking of was get off the plane. "There was a sense of panic, definitely, but mostly people were trying to jump. It wasn't a disorganized panic.."
4:06-4:08 p.m.: Roughly around this time, a series of explosions rips through the plane. "It was pretty close," says Fire Chief Figliola. "But everybody got off, that's the bottom line. If a plane burns, we can put it out. There was no loss of life."
At 4:08 p.m., too, the first ambulances begin to arrive.
4:12 p.m.: Jim Cochrane, manager of EMS services for the Peel Region ambulance service, arrives and is told everyone has been accounted for by Air France crews, who have gone over a flight list. "I felt such a sense of relief. It was quite a miracle to hear that."
4:15 p.m.: A man runs screaming through the arrivals level of Terminal 3. "Oh my God! Oh my God! The plane has crashed! The plane has crashed!" he shouts. Karl Popow, waiting for his 15-year-old daughter, feels his heart sink. He is white as a sheet as he walks over to his wife to give her the most horrific news a father can receive.
But Sandy Popow is holding her cellphone in her hand and grinning. Lisa had called her mother on her cellphone the moment she got on to the 401. "I'm okay, Mom," she'd said. "I love you. I love you all."
A couple of times in the preceding minutes, Lisa had thought she was going to die. But she told herself to be calm. She is loaded with Aurélie into a bus that will take them to the airport. They tell each other stories about their month in France in order to keep their spirits up.
4:30 p.m.: The fire crews will work through the night eliminating hotspots with fire-retardant foam. They were trying to ready the site for the Transportation Safety Board crews whose job it is to find out what went wrong. Brian Lackey and his crew will labour until well after midnight, pausing only briefly for chicken noodle soup and sandwiches around 8 p.m.
It's close to midnight, too, when Lisa Popow and Aurélie Durel, still hugging each other and Lisa's family, pile into the family car for the trip to Scarborough and a fresh start on a month in which they'll experience nothing more exciting than a dive into a pool.
with files from Bill Taylor AND Naomi Carniol
Le
dossier de presse du Toronto Star
Le reste de la presse anglophone
- Safety
legacy, not miracles, saved Air
France passengers
USA Today - Aug 04 5:20 PMThe word miraculous was tossed around on Tuesday, when all 309 passengers and crewmembers managed to escape a burning Air France jetliner in Toronto. But the outcome had less to do with miracles than with lessons learned from earlier accidents - Air
France crash probe starts amid
dispute over landing
AFP via Yahoo! News - Aug 04 3:46 PMAn Air France jet that crashed at a Toronto airport was working normally as it arrived, Canadian investigators said, but a dispute erupted over who approved the landing during a storm. - Investigators
seek answers from co-pilot in Air
France crash
USA Today - Aug 04 2:21 PMWith the pilot still hospitalized and unable to answer questions, investigators sought answers Thursday from the co-pilot who apparently was at the controls of the Air France jet that crashed earlier this week without killing any of the 309 people aboard. - Bystander
Aids Air France
Jet Passengers
AP via Yahoo! News - Aug 04 11:16 AMAs terrified passengers fled the burning Air France jet, Guy Ledez stood atop a muddy ravine, pulling survivors from the wreckage. - Co-Pilot
of Air France
Crash Faces Query
AP via Yahoo! News - Aug 04 9:14 AMInvestigators trying to piece together why an Air France jetliner crashed and burned at Canada's busiest airport said Thursday they will interview the co-pilot first because the pilot remains hospitalized and unable to answer questions. - Black
boxes found for Air France
crash jet as crew bravery praised
AFP via Yahoo! News - Aug 04 6:43 AMInvestigators have found "black box" flight recorders from the wreckage of the Air France jet which crashed in Toronto and they are in good condition, officials said. - Air
France accident: Calm crew,
quick evacuation played role in saving lives
USA Today - Aug 04 3:29 AMAir France accident: Calm crew, quick evacuation played role in saving lives - Black
Boxes Retrieved From Air France
Site
AP via Yahoo! News - Aug 04 1:21 AMToronto's airport was under "red alert" because of the threat of lightning when an Air France jetliner landed in a fierce rainstorm despite having enough fuel to reach another airport — a decision that was made by the pilot, airport authorities said Wednesday. - Co-Pilot
of Air France
Crash Faces Query
ABC News - Aug 04 1:02 PMCo-Pilot of Air France Crash in Toronto to Be Questioned; Captain Still in Hospital - Air
France crash probe starts amid
dispute over landing
Bernama - Aug 04 6:12 PMOfficials view the wreckage of the Air France Airbus A340 at Toronto's Pearson International Airport on August 3, one day after it skided off the runway and burst into flames. The Air France jet which crashed was working normally as it arrived.
L'image satellite du bout de piste
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