Sommaire :
Rien, nada, nothing, NIL !
Toronto
PNC en mise en place sur les vols COI
Cette
newsletter vous
est rédigée pour les adhérents
à la section
PNC Air France de l'UNAC. Elle est néanmoins libre
d'abonnement
à partir de notre
site
UNAC, actualisé en permanence.
Les images
éventuellement associées à cette
newsletter nécessitent une lecture
en connexion et en pleine page.
Rien, nada, nothing, NIL !
Edito du 8 août 2005, site UNAC PNC AF
Rien, nada, nothing, NIL !
Toronto
Parmi tout ce que vous avez pu voir, vous avez peut-être manquéé ce reportage canadien et si c'est le cas c'est dommage.
Allez sur le site de Radio Canada puis cliquez sur la vidéo "Mathieu Bourdet raconte son expérience à bord du vol AF 358 et nous montre les photos qu'il a prises"
Notre site internet est mis à jour en permanence
Le dernier article du Monde :
"L'équipage a été extraordinaire, mais personne d'Air France ne nous a appelés depuis"
PNC en mise en place sur les vols COI
Depuis l'apparition de nouvelles versions bi-classe C/M sur le COI ( exemple, B747/400 en version 40C et 393M) les PNC peuvent se trouver à voyager en classe M.
La PGK-12-04 traitant du transport des PN en mise en place, n'interdit pas d'effectuer des mises en place en M dès lors que seule cette classe existe.
Elle précise cependant que les PN ne pourront jamais être déclassés de la classe S vers M lorsque la version est C/S/M.
Or en C/M, il n'y a pas de classe S, donc le première classe de réservation possible pour le PNC se trouve être la classe M. En revanche, il est clair que le PNC réservé en M a vocation en C, si disponible.
Rien, nada, nothing, NIL !
Edito du 8 août 2005, site UNAC PNC AF
Comme
vous, nous
sommes
choqués par le manque d'informations à propos de
nos
collègues rescapés de l'accident de Toronto.
L'indigence
de l'information des services communication de la Compagnie est
affligeante.
Car c'est bien dans ses attributions de nous informer sur nos collègues plutôt que de laisser des informations tronquées, incomplètes ou carrément fausses prendre le pas sur le manque de communication officielle.
Une communication, si elle existait, dont nous comprendrions qu'elle maintienne nos collègues dans l'anonymat afin de les protéger de la presse.
Outre deux communiqués de presse, forcément laconiques car publics, rien à destination exclusive du personnel de la Compagnie.
Rien au casier PNC, outre un Flash Actu du 5 août 2005, sans précision sur leur état de santé, rien sur CREW, rien sur Web PN, rien en Intranet ou en affichage.
Encore moins sur l'état plus préoccupant de nos deux collègues PN restés à Toronto. Et même trois puisqu'un GP y est aussi hospitalisé.
Car c'est bien dans ses attributions de nous informer sur nos collègues plutôt que de laisser des informations tronquées, incomplètes ou carrément fausses prendre le pas sur le manque de communication officielle.
Une communication, si elle existait, dont nous comprendrions qu'elle maintienne nos collègues dans l'anonymat afin de les protéger de la presse.
Outre deux communiqués de presse, forcément laconiques car publics, rien à destination exclusive du personnel de la Compagnie.
Rien au casier PNC, outre un Flash Actu du 5 août 2005, sans précision sur leur état de santé, rien sur CREW, rien sur Web PN, rien en Intranet ou en affichage.
Encore moins sur l'état plus préoccupant de nos deux collègues PN restés à Toronto. Et même trois puisqu'un GP y est aussi hospitalisé.
Rien, nada, nothing, NIL !
Toronto
Parmi tout ce que vous avez pu voir, vous avez peut-être manquéé ce reportage canadien et si c'est le cas c'est dommage.
Allez sur le site de Radio Canada puis cliquez sur la vidéo "Mathieu Bourdet raconte son expérience à bord du vol AF 358 et nous montre les photos qu'il a prises"
Notre site internet est mis à jour en permanence
Le dernier article du Monde :
"L'équipage a été extraordinaire, mais personne d'Air France ne nous a appelés depuis"
Olivier
Dubos, 34 ans, est le directeur de la filiale canadienne des parfums
Givenchy. Ce Français vit à Toronto depuis deux
ans et était à bord de l'avion d'Air France. Son
témoignage a été recueilli vendredi 5
août.
"Je rentrais d'une semaine de vacances en France. Je voyageais en compagnie d'un ami et voisin, Roel Bramer. Nous étions assis à gauche de l'appareil, dans la rangée 48, la dernière avant les toilettes et les portes de secours. A l'approche de Toronto, le pilote nous a prévenus qu'il y aurait une demi-heure de délai à cause d'un orage. Nous avons tourné jusqu'à ce qu'il décide de l'approche finale. On voyait une grosse masse noire au-dessus de nous : l'avion bougeait, et il pleuvait énormément.
Une minute avant l'atterrissage, la lumière s'est complètement éteinte dans la cabine, mais il n'y a pas eu d'affolement. L'avion a atterri normalement, mais à une vitesse que j'ai trouvée très très rapide. Des gens ont commencé à applaudir. Nous avons roulé normalement sur la piste pendant 10 à 15 secondes, et tout le monde était prêt à enlever sa ceinture de sécurité. Nous pensions être arrivés.
C'est à ce moment-là que nous avons senti de très fortes secousses. En regardant par le hublot, je n'ai plus vu la piste. Nous étions sur une sorte de terrain vague, les ailes bougeaient très fortement et j'ai commencé à voir des flammes qui léchaient la partie gauche de l'avion. Un des moteurs avait pris feu et, avec la vitesse, les flammes se propageaient vers l'arrière.
L'avion continuait sa course. Nous étions assez paniqués, très secoués, et je crois que tout le monde s'est dit que nous allions mourir vu les flammes, la vitesse et l'impression que le pilote n'avait plus aucun pouvoir sur l'appareil.
Il s'est finalement arrêté dans un ravin. Le coup a été assez brusque mais pas trop. Là, on s'est rendu compte qu'on était en vie. Le premier réflexe a été d'enlever sa ceinture et de se lever. Je suis tout de suite parti vers l'arrière. Les hôtesses ne pouvaient pas ouvrir la porte de secours de gauche à cause des flammes. A droite, on n'en voyait pas. Une hôtesse avait déjà ouvert la porte, et le toboggan était en train de se déployer. Je me suis approché avec mon ami Roel et je lui ai dit : "Allez, on saute."
L'hôtesse nous a incités à le faire et nous avons sauté les premiers. L'équipage a été extraordinaire. Les hôtesses ont été très très rapides, notamment pour ouvrir les portes. Elles n'ont pas paniqué et ont été très professionnelles.
Il y avait des petits foyers de feu autour de l'avion. Nous avons couru, main dans la main, sur la petite colline, au milieu de hautes herbes et de barbelés, sous la pluie. Nous étions une trentaine de personnes et nous nous aidions quand certains trébuchaient.
Nous nous sommes quasiment jetés sur l'autoroute. Des camions et des autos s'arrêtaient et l'on embarquait où l'on pouvait, pour fuir. Nous sommes montés avec deux passagères en larmes à bord d'un 4 × 4 conduit par une femme. Nous grelottions de froid et de peur. L'autoroute était quasiment bloquée. Finalement, nous avons fait signe à une voiture de police et nous avons changé de véhicule. Les policiers nous ont donné des couvertures de survie et nous ont conduits à l'aéroport.
"ON SE SENTAIT MIRACULÉS" Là, c'était le bordel. On nous a amenés dans une salle d'accueil d'urgence. Ils ne savaient pas quoi faire. Les passagers arrivaient les uns après les autres. Le personnel de l'aéroport a pris nos noms et nos numéros de téléphone. Ils nous ont donné du café et des couvertures. Il n'y avait personne d'Air France. Des ambulanciers ont vérifié qu'on allait bien, puis nous ont autorisés à partir si l'on voulait. Le tout a pris, au plus, une vingtaine de minutes. Entre-temps, Roel avait prévenu son fils qui était venu nous chercher.
Nous n'avions aucune raison de rester. Tout ce que nous voulions, c'était rentrer chez nous, dans le centre de Toronto. C'était tellement embouteillé que ça nous a pris deux heures. Enroulés dans des couvertures de survie, nous étions sous le choc, émus, déboussolés. On se sentait miraculés. C'était incroyable d'être encore en vie ! On se répétait toute l'histoire, mais il y avait de grands moments de silence. A l'arrivée, nous nous sommes retrouvés sous les projecteurs... Roel avait parlé à un journaliste à l'aéroport et il y avait déjà une équipe de télévision devant la maison...
"L'AVION DÈS LUNDI" Je n'ai pas très bien dormi. Ce qui est assez étonnant, c'est que personne d'Air France ne nous a appelés entre mardi -2 août, le jour de l'accident- et vendredi -5 août- ! Moi-même, j'ai téléphoné au bureau d'Air France à Toronto jeudi matin, et il n'y avait qu'un disque infernal, avec une boîte vocale qui n'avait pas l'air de marcher. La presse rapporte que la compagnie a mis en place une équipe d'assistance, avec psychologues et autres, mais je n'ai eu aucune nouvelle d'eux. J'imagine qu'ils ne se sont occupés que des passagers qui sont restés à l'hôtel.
Ni Roel ni moi n'avons entendu parler d'Air France à ce jour. Je suis très surpris de ne pas avoir eu de leurs nouvelles. Pour savoir comment on va d'abord, et puis parce qu'on a perdu tous nos papiers passeport, cartes de crédit... et nos bagages. C'est vrai que pour nous qui habitons ici, c'est moins grave. On a de la famille, des amis, mais on aurait bien aimé être contactés.
Il y a des gens qui envisagent des poursuites contre Air France. J'espère qu'on n'aura pas à aller jusque-là. Pour le moment, j'attends de voir l'attitude de la compagnie, mais c'est une option que j'envisage. Le président d'Air France a promis des indemnités, mais on n'a même pas été contactés ! Comme passager, la première question que je me pose est de savoir si l'on devait atterrir compte tenu de la météo. J'ai atterri avec des tempêtes un peu partout dans le monde mais jamais dans un orage pareil, avec des éclairs tout autour de l'avion.
Quelques jours après l'accident, je me sens toujours miraculé et très fatigué. J'ai quand même essayé de reprendre une vie normale en allant au bureau vendredi -5 août- . Je crains l'après-choc, mais cela ne m'empêchera tout de même pas de reprendre l'avion dès lundi -8 août- pour aller à New York dans le cadre de mon travail."
"Je rentrais d'une semaine de vacances en France. Je voyageais en compagnie d'un ami et voisin, Roel Bramer. Nous étions assis à gauche de l'appareil, dans la rangée 48, la dernière avant les toilettes et les portes de secours. A l'approche de Toronto, le pilote nous a prévenus qu'il y aurait une demi-heure de délai à cause d'un orage. Nous avons tourné jusqu'à ce qu'il décide de l'approche finale. On voyait une grosse masse noire au-dessus de nous : l'avion bougeait, et il pleuvait énormément.
Une minute avant l'atterrissage, la lumière s'est complètement éteinte dans la cabine, mais il n'y a pas eu d'affolement. L'avion a atterri normalement, mais à une vitesse que j'ai trouvée très très rapide. Des gens ont commencé à applaudir. Nous avons roulé normalement sur la piste pendant 10 à 15 secondes, et tout le monde était prêt à enlever sa ceinture de sécurité. Nous pensions être arrivés.
C'est à ce moment-là que nous avons senti de très fortes secousses. En regardant par le hublot, je n'ai plus vu la piste. Nous étions sur une sorte de terrain vague, les ailes bougeaient très fortement et j'ai commencé à voir des flammes qui léchaient la partie gauche de l'avion. Un des moteurs avait pris feu et, avec la vitesse, les flammes se propageaient vers l'arrière.
L'avion continuait sa course. Nous étions assez paniqués, très secoués, et je crois que tout le monde s'est dit que nous allions mourir vu les flammes, la vitesse et l'impression que le pilote n'avait plus aucun pouvoir sur l'appareil.
Il s'est finalement arrêté dans un ravin. Le coup a été assez brusque mais pas trop. Là, on s'est rendu compte qu'on était en vie. Le premier réflexe a été d'enlever sa ceinture et de se lever. Je suis tout de suite parti vers l'arrière. Les hôtesses ne pouvaient pas ouvrir la porte de secours de gauche à cause des flammes. A droite, on n'en voyait pas. Une hôtesse avait déjà ouvert la porte, et le toboggan était en train de se déployer. Je me suis approché avec mon ami Roel et je lui ai dit : "Allez, on saute."
L'hôtesse nous a incités à le faire et nous avons sauté les premiers. L'équipage a été extraordinaire. Les hôtesses ont été très très rapides, notamment pour ouvrir les portes. Elles n'ont pas paniqué et ont été très professionnelles.
Il y avait des petits foyers de feu autour de l'avion. Nous avons couru, main dans la main, sur la petite colline, au milieu de hautes herbes et de barbelés, sous la pluie. Nous étions une trentaine de personnes et nous nous aidions quand certains trébuchaient.
Nous nous sommes quasiment jetés sur l'autoroute. Des camions et des autos s'arrêtaient et l'on embarquait où l'on pouvait, pour fuir. Nous sommes montés avec deux passagères en larmes à bord d'un 4 × 4 conduit par une femme. Nous grelottions de froid et de peur. L'autoroute était quasiment bloquée. Finalement, nous avons fait signe à une voiture de police et nous avons changé de véhicule. Les policiers nous ont donné des couvertures de survie et nous ont conduits à l'aéroport.
"ON SE SENTAIT MIRACULÉS" Là, c'était le bordel. On nous a amenés dans une salle d'accueil d'urgence. Ils ne savaient pas quoi faire. Les passagers arrivaient les uns après les autres. Le personnel de l'aéroport a pris nos noms et nos numéros de téléphone. Ils nous ont donné du café et des couvertures. Il n'y avait personne d'Air France. Des ambulanciers ont vérifié qu'on allait bien, puis nous ont autorisés à partir si l'on voulait. Le tout a pris, au plus, une vingtaine de minutes. Entre-temps, Roel avait prévenu son fils qui était venu nous chercher.
Nous n'avions aucune raison de rester. Tout ce que nous voulions, c'était rentrer chez nous, dans le centre de Toronto. C'était tellement embouteillé que ça nous a pris deux heures. Enroulés dans des couvertures de survie, nous étions sous le choc, émus, déboussolés. On se sentait miraculés. C'était incroyable d'être encore en vie ! On se répétait toute l'histoire, mais il y avait de grands moments de silence. A l'arrivée, nous nous sommes retrouvés sous les projecteurs... Roel avait parlé à un journaliste à l'aéroport et il y avait déjà une équipe de télévision devant la maison...
"L'AVION DÈS LUNDI" Je n'ai pas très bien dormi. Ce qui est assez étonnant, c'est que personne d'Air France ne nous a appelés entre mardi -2 août, le jour de l'accident- et vendredi -5 août- ! Moi-même, j'ai téléphoné au bureau d'Air France à Toronto jeudi matin, et il n'y avait qu'un disque infernal, avec une boîte vocale qui n'avait pas l'air de marcher. La presse rapporte que la compagnie a mis en place une équipe d'assistance, avec psychologues et autres, mais je n'ai eu aucune nouvelle d'eux. J'imagine qu'ils ne se sont occupés que des passagers qui sont restés à l'hôtel.
Ni Roel ni moi n'avons entendu parler d'Air France à ce jour. Je suis très surpris de ne pas avoir eu de leurs nouvelles. Pour savoir comment on va d'abord, et puis parce qu'on a perdu tous nos papiers passeport, cartes de crédit... et nos bagages. C'est vrai que pour nous qui habitons ici, c'est moins grave. On a de la famille, des amis, mais on aurait bien aimé être contactés.
Il y a des gens qui envisagent des poursuites contre Air France. J'espère qu'on n'aura pas à aller jusque-là. Pour le moment, j'attends de voir l'attitude de la compagnie, mais c'est une option que j'envisage. Le président d'Air France a promis des indemnités, mais on n'a même pas été contactés ! Comme passager, la première question que je me pose est de savoir si l'on devait atterrir compte tenu de la météo. J'ai atterri avec des tempêtes un peu partout dans le monde mais jamais dans un orage pareil, avec des éclairs tout autour de l'avion.
Quelques jours après l'accident, je me sens toujours miraculé et très fatigué. J'ai quand même essayé de reprendre une vie normale en allant au bureau vendredi -5 août- . Je crains l'après-choc, mais cela ne m'empêchera tout de même pas de reprendre l'avion dès lundi -8 août- pour aller à New York dans le cadre de mon travail."
PNC en mise en place sur les vols COI
Depuis l'apparition de nouvelles versions bi-classe C/M sur le COI ( exemple, B747/400 en version 40C et 393M) les PNC peuvent se trouver à voyager en classe M.
La PGK-12-04 traitant du transport des PN en mise en place, n'interdit pas d'effectuer des mises en place en M dès lors que seule cette classe existe.
Elle précise cependant que les PN ne pourront jamais être déclassés de la classe S vers M lorsque la version est C/S/M.
Or en C/M, il n'y a pas de classe S, donc le première classe de réservation possible pour le PNC se trouve être la classe M. En revanche, il est clair que le PNC réservé en M a vocation en C, si disponible.
L'UNAC rappelle,
à la DG.OA et aux
rédacteurs de sa revue BRIEFING, que les Newsletters ne
sont pas destinées à être reproduites
sans autorisation.
| Site
UNAC PNC Air France |
Web
UNAC
adresses, n° de tel utiles, astuces, grilles de salaires, fiches métiers, jeux concours, etc... |
| UNAC PNC AF, 3 Place de Londres, Batiment Uranus - BP 12797 - 95727 - ROISSY CDG CEDEX | CDG
: 01 48 64 49 29 4 49 29 depuis un poste AF Télécopie : 01 48 64 49 33 |
Site
UNAC national : http://www.unac.asso.fr
Nous écrire |
ORY
: 01 41 75 65
90 ou
06 07 25 22 56 |
Vous avez fait la démarche de vous inscrire à cette newsletter UNAC ou vous avez été inscrit par nos soins. En tout état de cause,il est toujours possible de {LINKS}





