Sommaire :
Cinq contrôleurs DGAC pour 735200 mouvements
Crash du Concorde: EADS et la DGAC dans le collimateur de la justice
KLM lance de sa première liaison aérienne régulière ne proposant que des sièges en classe "affaires".
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Cinq contrôleurs DGAC pour 735200 mouvements
Dans notre NL du 26/08/05 nous écrivions :
" Pour ma part, en 25 ans d'activité PNC, je ne sais toujours pas à quoi ressemble un contrôleur de la DGAC, outre ceux que j'ai vu à la télévision. J'imagine donc que leur corps souffre d'un sous-effectif patent ?!.... "
Or, hier paraissait dans "L'actualité économique et sociale de l'industrie du Voyage" l'extrait d'article suivant :
Pour mieux illustrer l'énormité de la disproportion, mettons en perpective ces 5 contrôleurs avec le tableau des mouvements annuels issu du site ADP :
Qui a dit 35 heures ?
Crash du Concorde: EADS et la DGAC dans le collimateur de la justice
CERGY 31/08/05 (AFP) - Le juge chargé de l'enquête sur le crash du Concorde, en 2000 à Gonesse (Val d'Oise), pourrait annoncer mercredi aux parties civiles les convocations, en vue de leur mise en examen, de responsables du constructeur du supersonique et de la Direction générale de l'aviation civile, mis en cause dans une expertise.
Le juge d'instruction Christophe Régnard recevra les parties civiles mercredi à 14H30 au tribunal de grande instance de Pontoise (délocalisé à Cergy) pour un point sur l'instruction au cours duquel il devrait aborder deux aspects du dossier.
Il devrait d'abord tirer les conclusions judiciaires d'un rapport d'experts sur les mesures prises avant le crash du 25 juillet 2000 pour corriger le défaut du supersonique, connu dès 1979, qui avait concouru, avec la lamelle du DC-10 de Continental Airlines tombée sur la piste, à provoquer l'accident.
Selon cette expertise, dont l'AFP a eu connaissance, les décisions prises, tant par le constructeur du Concorde (Aérospatiale, aujourd'hui EADS) que par les autorités administratives compétentes, dont la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), pour traiter ce problème, n'étaient pas "conformes aux règles aéronautiques, notamment en terme de sécurité".
Selon les experts, si le défaut avait bien été repéré par Aérospatiale après un accident du Concorde en 1979 à Washington, "les mesures pratiques retenues (étaient) insuffisantes pour pallier les risques mis en évidence".
Sont également pointées des erreurs commises par la DGAC et par le Service de la formation aéronautique et du contrôle technique (SFACT, autre autorité administrative compétente en matière de crash) dont les options pour renforcer l'avion sont qualifiées de "minimalistes" par les experts.
Pour Me Roland Rappaport, avocat du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) et de la femme d'un pilote tué dans le crash, "les responsabilités du constructeur et de la DGAC sont", à la lumière de cette expertise, "établies de manière formelle et précise".
La convocation de leurs responsables en vue de leur mise en examen constituerait donc, pour Me Rappaport, la "suite logique" de l'instruction.
Le juge Régnard pourrait en outre annoncer aux parties civiles la délivrance d'un mandat d'arrêt international contre un employé de la Continental Airlines qui, bien que convoqué depuis plusieurs mois, ne s'est toujours pas présenté.
Selon une source judiciaire, le juge a demandé au parquet de prendre des réquisitions à cette fin. Le mandat d'arrêt international impliquerait la mise en examen de l'employé pour "homicides et blessures involontaires". La Continental avait été mise en examen, en tant que personne morale, pour ces chefs en mars dernier.
113 personnes (dont nos collègues) ont péri dans le crash du Concorde d'Air France le 25 juillet 2000 à Gonesse.
KLM lance de sa première liaison aérienne régulière ne proposant que des sièges en classe "affaires".
Celle-ci sera assurée entre Amsterdam et Houston (Texas) à raison de six vols par semaine, à compter du 30 octobre. KLM louera pour la circonstance un Boeing 737-700 et son équipage à la société suisse PrivatAir.
"Ce nouveau service répondra à la demande importante de sièges en classe affaires sur cette ligne", a déclaré un porte-parole de KLM en précisant que la plupart des passagers concernés travaillaient dans l'industrie pétrolière.
L'avion comptera 44 sièges inclinables équipés de prises pour ordinateurs portables.
Cinq contrôleurs DGAC pour 735200 mouvements
Dans notre NL du 26/08/05 nous écrivions :
" Pour ma part, en 25 ans d'activité PNC, je ne sais toujours pas à quoi ressemble un contrôleur de la DGAC, outre ceux que j'ai vu à la télévision. J'imagine donc que leur corps souffre d'un sous-effectif patent ?!.... "
Or, hier paraissait dans "L'actualité économique et sociale de l'industrie du Voyage" l'extrait d'article suivant :
De qui se moque t’on ? …
Il n'y a, en France, que 26 contrôleurs, (18 en équivalent temps plein) .
Cinq personnes seulement couvrent le nord de la France, Roissy et Orly compris.
Pour mieux illustrer l'énormité de la disproportion, mettons en perpective ces 5 contrôleurs avec le tableau des mouvements annuels issu du site ADP :
| Mouvements
d'avions
commerciaux |
2004 |
|---|---|
| Paris Orly | 218800 |
| Paris CDG | 516400 |
| Total | 735200 |
Qui a dit 35 heures ?
Crash du Concorde: EADS et la DGAC dans le collimateur de la justice
CERGY 31/08/05 (AFP) - Le juge chargé de l'enquête sur le crash du Concorde, en 2000 à Gonesse (Val d'Oise), pourrait annoncer mercredi aux parties civiles les convocations, en vue de leur mise en examen, de responsables du constructeur du supersonique et de la Direction générale de l'aviation civile, mis en cause dans une expertise.
Le juge d'instruction Christophe Régnard recevra les parties civiles mercredi à 14H30 au tribunal de grande instance de Pontoise (délocalisé à Cergy) pour un point sur l'instruction au cours duquel il devrait aborder deux aspects du dossier.
Il devrait d'abord tirer les conclusions judiciaires d'un rapport d'experts sur les mesures prises avant le crash du 25 juillet 2000 pour corriger le défaut du supersonique, connu dès 1979, qui avait concouru, avec la lamelle du DC-10 de Continental Airlines tombée sur la piste, à provoquer l'accident.
Selon cette expertise, dont l'AFP a eu connaissance, les décisions prises, tant par le constructeur du Concorde (Aérospatiale, aujourd'hui EADS) que par les autorités administratives compétentes, dont la Direction générale de l'aviation civile (DGAC), pour traiter ce problème, n'étaient pas "conformes aux règles aéronautiques, notamment en terme de sécurité".
Selon les experts, si le défaut avait bien été repéré par Aérospatiale après un accident du Concorde en 1979 à Washington, "les mesures pratiques retenues (étaient) insuffisantes pour pallier les risques mis en évidence".
Sont également pointées des erreurs commises par la DGAC et par le Service de la formation aéronautique et du contrôle technique (SFACT, autre autorité administrative compétente en matière de crash) dont les options pour renforcer l'avion sont qualifiées de "minimalistes" par les experts.
Pour Me Roland Rappaport, avocat du Syndicat national des pilotes de ligne (SNPL) et de la femme d'un pilote tué dans le crash, "les responsabilités du constructeur et de la DGAC sont", à la lumière de cette expertise, "établies de manière formelle et précise".
La convocation de leurs responsables en vue de leur mise en examen constituerait donc, pour Me Rappaport, la "suite logique" de l'instruction.
Le juge Régnard pourrait en outre annoncer aux parties civiles la délivrance d'un mandat d'arrêt international contre un employé de la Continental Airlines qui, bien que convoqué depuis plusieurs mois, ne s'est toujours pas présenté.
Selon une source judiciaire, le juge a demandé au parquet de prendre des réquisitions à cette fin. Le mandat d'arrêt international impliquerait la mise en examen de l'employé pour "homicides et blessures involontaires". La Continental avait été mise en examen, en tant que personne morale, pour ces chefs en mars dernier.
113 personnes (dont nos collègues) ont péri dans le crash du Concorde d'Air France le 25 juillet 2000 à Gonesse.
KLM lance de sa première liaison aérienne régulière ne proposant que des sièges en classe "affaires".
Celle-ci sera assurée entre Amsterdam et Houston (Texas) à raison de six vols par semaine, à compter du 30 octobre. KLM louera pour la circonstance un Boeing 737-700 et son équipage à la société suisse PrivatAir.
"Ce nouveau service répondra à la demande importante de sièges en classe affaires sur cette ligne", a déclaré un porte-parole de KLM en précisant que la plupart des passagers concernés travaillaient dans l'industrie pétrolière.
L'avion comptera 44 sièges inclinables équipés de prises pour ordinateurs portables.
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