Sommaire :
British Airways plaque ses salariés de Roissy
Hausse de la répression syndicale dans le monde
NYC : Sculpture, architecture et décalage
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British Airways plaque ses salariés de Roissy
Source Le Monde
De plus en plus concurrencé par les compagnies aériennes à bas prix sur des destinations européennes, British Airways (BA) réduit ses coûts à la tâche. Ainsi, la société britannique qui a pourtant réalisé un bénéfice de 300 millions d'euros en 2004 a décidé de ne plus assurer en direct les activités de son escale parisienne à Charles-de-Gaulle (29 vols par jour).
NDLR : Rappel, bénéfice net AF 2004, hors vente d'Amadeus, 35 millions d'Euros
À compter du premier janvier 2006, la vente de billets, l'enregistrement des passagers et des bagages, l'embarquement, l'accueil des clients affaire et des services liés à l'accueil des avions (manutention au sol, ravitaillement..) de Roissy sera assurée par Globe Ground, une société du groupe Penauille Polyservices à qui British Airways va sous-traiter l'activité. À l'occasion de ce transfert, la compagnie britannique en profite pour se séparer de 165 salariés plus 22 personnes en contrat à durée déterminée, essentiellement des hôtesses au sol et les personnelles techniques qui jusqu'ici travaillaient sous ses couleurs.
Ce cas de transfert d'activités avec reprise du personnel (400 salariés environ) par une entreprise sous-traitante est, certes, permis par le code du travail (article L.. 122-12), mais ce n'est pas du goût du personnel qui se voit imposer un nouvel employeur. «Globe Ground » nous a avertis d'entrée de jeu qu'il nous reprenait avec notre contrat de travail et sans modification de salaires. En revanche, il nous a annoncé son intention de dénoncer les accords collectifs signés avec la compagnie », explique Stéphane Bienne délégué CGT chez British Airways. Résultat : « les salariés transférés vont perdre les 14 jours de RTT au titre des 35 heures, leur 14ème mois de salaire, la prime de mérite, celle de résultat, l'indemnité kilométrique, les tickets restaurants ou encore la prime de pressing des uniformes ! ». Une perte sèche qui au total représente selon les cas « entre 300 et 600 ¤ pour un salaire de base oscillant en fonction de l'ancienneté entre 1200 et 1300 ¤ nets par mois » estime le délégué.
La réaction de rejet du personnel British Airways a Roissy a été unanime. À tel point, qu'ils ont participé en uniforme -une première- à la manifestation du 4 octobre à Paris. « Si on refuse le transfert, on n'a pas d'autre choix que de démissionner et sans possibilité de toucher les ASSEDIC », confirme Stéphane Bienne pour qui la stratégie de British Airways n'a faite aucun doute : « se débarrasser de ses salariés et en les transférant à une entreprise permet d'éviter un plan social ».
Une analyse que réfute Patrick Malvale, le directeur commercial de France de BA. « Comme d'autres compagnies, nous sommes marqués par le syndrome du 11 septembre qui avait entraîné une chute de notre chiffre d'affaires de 35 % en quelques mois. Attentat, flambée du pétrole, concurrence ! Une baisse d'activité peut se reproduire à tout moment et c'est pour résister aux aléas économiques que la compagnie sous-traite l'activité de ces escales ».
L'exemple de la ligne Paris-Londres est à ce titre emblématique : « 50 % des vols au départ de Paris vont à Londres. Or sur cette ligne nous sommes en concurrence avec Eurostar, Easyjet, Air France, British Midlands ce qui a naturellement abouti à une réduction de 30 % de notre part de marché ces trois dernières années »
Hausse de la répression syndicale dans le monde
NYC : Sculpture, architecture et décalage
British Airways plaque ses salariés de Roissy
Source Le Monde
De plus en plus concurrencé par les compagnies aériennes à bas prix sur des destinations européennes, British Airways (BA) réduit ses coûts à la tâche. Ainsi, la société britannique qui a pourtant réalisé un bénéfice de 300 millions d'euros en 2004 a décidé de ne plus assurer en direct les activités de son escale parisienne à Charles-de-Gaulle (29 vols par jour).
NDLR : Rappel, bénéfice net AF 2004, hors vente d'Amadeus, 35 millions d'Euros
À compter du premier janvier 2006, la vente de billets, l'enregistrement des passagers et des bagages, l'embarquement, l'accueil des clients affaire et des services liés à l'accueil des avions (manutention au sol, ravitaillement..) de Roissy sera assurée par Globe Ground, une société du groupe Penauille Polyservices à qui British Airways va sous-traiter l'activité. À l'occasion de ce transfert, la compagnie britannique en profite pour se séparer de 165 salariés plus 22 personnes en contrat à durée déterminée, essentiellement des hôtesses au sol et les personnelles techniques qui jusqu'ici travaillaient sous ses couleurs.
Ce cas de transfert d'activités avec reprise du personnel (400 salariés environ) par une entreprise sous-traitante est, certes, permis par le code du travail (article L.. 122-12), mais ce n'est pas du goût du personnel qui se voit imposer un nouvel employeur. «Globe Ground » nous a avertis d'entrée de jeu qu'il nous reprenait avec notre contrat de travail et sans modification de salaires. En revanche, il nous a annoncé son intention de dénoncer les accords collectifs signés avec la compagnie », explique Stéphane Bienne délégué CGT chez British Airways. Résultat : « les salariés transférés vont perdre les 14 jours de RTT au titre des 35 heures, leur 14ème mois de salaire, la prime de mérite, celle de résultat, l'indemnité kilométrique, les tickets restaurants ou encore la prime de pressing des uniformes ! ». Une perte sèche qui au total représente selon les cas « entre 300 et 600 ¤ pour un salaire de base oscillant en fonction de l'ancienneté entre 1200 et 1300 ¤ nets par mois » estime le délégué.
La réaction de rejet du personnel British Airways a Roissy a été unanime. À tel point, qu'ils ont participé en uniforme -une première- à la manifestation du 4 octobre à Paris. « Si on refuse le transfert, on n'a pas d'autre choix que de démissionner et sans possibilité de toucher les ASSEDIC », confirme Stéphane Bienne pour qui la stratégie de British Airways n'a faite aucun doute : « se débarrasser de ses salariés et en les transférant à une entreprise permet d'éviter un plan social ».
Une analyse que réfute Patrick Malvale, le directeur commercial de France de BA. « Comme d'autres compagnies, nous sommes marqués par le syndrome du 11 septembre qui avait entraîné une chute de notre chiffre d'affaires de 35 % en quelques mois. Attentat, flambée du pétrole, concurrence ! Une baisse d'activité peut se reproduire à tout moment et c'est pour résister aux aléas économiques que la compagnie sous-traite l'activité de ces escales ».
L'exemple de la ligne Paris-Londres est à ce titre emblématique : « 50 % des vols au départ de Paris vont à Londres. Or sur cette ligne nous sommes en concurrence avec Eurostar, Easyjet, Air France, British Midlands ce qui a naturellement abouti à une réduction de 30 % de notre part de marché ces trois dernières années »
Hausse de la répression syndicale dans le monde
Cent quarante-cinq personnes, dont 99 en
Colombie, ont perdu la vie en raison
de leurs activités syndicales en 2004, soit 16 de plus
qu'en 2003.
"Le nombre de menaces de mort et de cas de blessures physiques est aussi en hausse", indique la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) dans son rapport annuel.
Parmi les pays épinglés, la Chine, où les "libertés syndicales sont systématiquement bafouées" et où les travailleurs risquent la prison pour toute action collective.
Selon le CISL, cette dégradation s'explique par une "compétition féroce et non réglementée" du marché mondial.
"Le nombre de menaces de mort et de cas de blessures physiques est aussi en hausse", indique la Confédération internationale des syndicats libres (CISL) dans son rapport annuel.
Parmi les pays épinglés, la Chine, où les "libertés syndicales sont systématiquement bafouées" et où les travailleurs risquent la prison pour toute action collective.
Selon le CISL, cette dégradation s'explique par une "compétition féroce et non réglementée" du marché mondial.
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