Sommaire :
Salaires suite
Cessation d’activité des PNC
Trafic de février 2006 du groupe AIR FRANCE KLM
Air France et Corsair lâchent la Réunion
2006, centenaire du parc national de Mesa Verde
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Salaires
suite
Une deuxième réunion de négociation s’est tenue cette semaine et vous en connaissez le résultat puisque la Direction a déjà publié un Flash Actu (n°1054 du 6 mars) sur le sujet.
On ne peut pas dire que nos revendications aient été entendues. Néanmoins, quelques menues améliorations ont été concédées par la Direction (augmentation des indemnités kilométriques, amélioration de l’augmentation des primes liées à l’emploi).
Nous avons écrit à notre direction pour demander la réunion prévue par notre accord collectif PNC 2003/2008. Cette réunion devrait se tenir en début de semaine.

Cette réunion a pour objet de négocier la répartition du volume global d’augmentation négocié au niveau central (entre tous les syndicats PS, PNC et la Direction).
Nous avons informé nos interlocuteurs que notre décision concernant l’accord salarial ne sera prise qu’après cette réunion spécifiquement PNC.
En effet, nous voulons que les primes CC petit porteur et primes CCP soient considérées comme des primes liées à l’emploi (et qu’elles bénéficient donc d’une augmentation supérieure à ce qui se fait d’habitude). Nous voulons également que le pourcentage d’intéressement aux ventes à bord soit augmenté et que l’allocation de garde d’enfants soit aussi augmentée de la valeur des augmentations générales.
Ce n’est qu’après que le Bureau ALLIANCE PNC pourra prendre sa décision. Une info détaillée sur le sujet est en préparation.
Cessation d’activité des PNC
Nous n’avons pas de nouvelle concernant le recours effectué par une association de navigants contre le décret de cessation d’activité des PNC, mais pour ceux que cela intéresse les dispositions de la convention du 18 janvier 2006 relative à l’aide au retour à l’emploi et à l’indemnisation du chômage ont été agréées par arrêté.
Vous les trouverez avec les liens suivants :
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCF0610471A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCF0610472A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCF0610470A
Trafic de février 2006 du groupe AIR FRANCE KLM
Roissy, Amstelveen, 7 mars 2006
Activité passage dynamique : forte hausse du trafic (+8,5%) et progression du coefficient d'occupation (+1,1 point à 77,7%) et progression similaire de l'activité cargo
Activité passage
En février, Air France-KLM a continué d'enregistrer une bonne performance tant en termes de trafic que de recette unitaire.
Le trafic s'est inscrit en hausse de 8,5% pour une offre en augmentation de 6,9%. Le coefficient d'occupation s'est amélioré de 1,1 point pour atteindre 77,7%. Le groupe a transporté près de 5 millions de passagers (+5,1%).
Sur le réseau Amériques, l'activité est demeurée dynamique avec une hausse du trafic de 9,8% en ligne avec les capacités (+9,6%). Le coefficient d'occupation a atteint 80,3% (+0,1 point).
L'Asie a enregistrée une très bonne performance avec un coefficient d'occupation en hausse de 4,3 points à 85,1%, le trafic progressant de 16,5% pour une offre en augmentation de 10,6%.
Le réseau Afrique et Moyen-Orient a continué d'enregistrer un niveau d'activité soutenu avec un trafic en hausse de 10,3% en ligne avec les capacités (+10,6%). Le coefficient d'occupation s'est établi à 76,5% (-0,1 point).
Sur le secteur Caraïbes et Océan Indien, l'offre est en baisse de 2,0% et le trafic recule légèrement (-1,0%). Le coefficient d'occupation a atteint 84,2% (+0,8 point).
Sur le réseau européen, le trafic a progressé en ligne avec l'offre : +3,5% et +3,6% respectivement. Le coefficient d'occupation est resté stable à 64,2%.
Le communiqué de presse dans son entier
NDLR : Avec de tels coefficients d'occupation, est-il vraiment besoin de se farcir "Friendly", "Taking care" et "Problem solving" durant nos briefings déjà fort courts. Mais où va-t-on les mettre toutes ces hautes contributions conquises ?
Sûrement pas en P, puiqu'elle est réduite à rien ou presque... C'est curieux le luxe se porte bien partout et nous allons à contre courant de cette demande. Il faut le reconnaitre, ça marche tout de même....
Avec en plus un aéroport efficace, à quel classement se placerait Air France... mais là nous entrons dans le domaine du rêve !
Air France et Corsair lâchent la Réunion
Souce Clicanoo
Le secteur touristique réunionnais déjà bien mal en point vient d’être poignardé par Air France et Corsair. Les deux compagnies, qui jusqu’à présent autorisaient le report sans pénalités jusqu’au 31 octobre mais sans possibilité de changer la destination, viennent de modifier discrètement leur dispositif. Désormais les candidats au voyage ont la possibilité de choisir librement un autre lieu de vacances et ils ne s’en privent pas.
Chacun pour soi et le chikungunya pour tous ! Air France et Corsair abandonnent en rase campagne la destination Réunion. Fini le discours des premiers jours de la crise où les compagnies aériennes affichaient une certaine solidarité avec le secteur touristique local. Mi février, Air France ouvre le bal. Hors de question de procéder au remboursement des candidats au voyage souhaitant annuler leur déplacement mais, pour tous billets émis avant le 10 février, il est possible de reporter sa date de départ à condition de partir avant le 8 mai. Aucun justificatif n’est demandé, aucune pénalité n’est appliquée. En revanche, il n’est pas possible de modifier le but du voyage. Ce garde-fou visite à éviter un rejet massif de la destination Réunion.
Dans la foulée, Corsair et Air Austral s’alignent sur le dispositif d’Air France. Début mars, Corsair et Air France repoussent la date limite au 31 octobre. Air Austral décale seulement au 15 juin son offre. Il n’est toujours pas question de pouvoir modifier la destination. Vendredi de la semaine dernière, le préfet Laurent Cayrel rappelle que les compagnies aériennes ne peuvent prétendre au fonds de secours débloqué par le Premier Ministre Dominique de Villepin. Air France, qui annonce des engagements en baisse de 18% sur son prévisionnel sur les trois prochains mois, a dû la trouver saumâtre. Au sein de la compagnie, on a déjà dépassé le stade de la réflexion sur la possibilité de supprimer un des vols quotidiens. Faut-t-il y voir une relation de cause à effet ? Mardi, les agences de voyages sont discrètement destinataires de la part d’Air France et de Corsair de consignes pour les vols à destination de la Réunion.
Destination sacrifiée
La première partie de la note d’Air France reprend le dispositif déjà dévoilé. “Nous opérons normalement sur cette destination. Toutefois, en raison du virus du chikungunya, Air France a décidé de mettre en place des consignes commerciales de report volontaire. Elles s’appliquent aux billets soumis à conditions spéciales et émis avant le 10 février 2006 uniquement à destination de la Réunion. Air France autorise le report de réservation sur vols AF jusqu’au 31 octobre 2006, dernière date de départ possible dans la même classe de réservation sans appliquer les pénalités éventuelles. Reports multiples autorisés.” Jusque là rien à dire, mais c’est ensuite que cela devient intéressant : “Le changement de destination est autorisé pour les passagers disposant d’un vol retour Réunion - Paris jusqu’au 15 mai 2006 ou dans le cas de vols combinés Paris - Réunion - Maurice - Paris en acquittant le supplément tarifaire dans le cas d’un voyage plus cher. Si le voyage est moins cher, émission d’un MCO (ndlr : un avoir) non remboursable, utilisable uniquement sur Air France avec une date de validité au 31 octobre 2006. Changement autorisé sur vol AF uniquement quelque soit la destination.”
Explication de texte. Le premier volet ne concernerait que les couples ayant des enfants en bas âge indique la direction régionale d’Air France. Ce dispositif aurait été instauré pour les vacances de Pâques afin de permettre aux familles de voyager malgré tout sans être pénalisées. Pourtant, les consignes adressées aux agences parlent de “passagers” sans autre précision. Le second volet est lui sans ambiguïté. C’est très clairement la clientèle touristique qui est visée. En donnant aux touristes la possibilité de changer leur lieu de vacances, Air France condamne la destination Réunion jusqu’à la fin de l’année. En effet, on voit mal quelqu’un à qui l’on propose de pouvoir se rendre aux Antilles, à Saint-Domingue ou au Mexique, voire directement à Maurice, où malgré le chikungunya qui fait aussi des ravages le nombre d’arrivées a progressé de 15% en février par rapport au même mois de l’année dernière, plutôt que de venir dans une île chikungunyée, refuser. La décision d’Air France va avoir comme conséquence d’accélérer la désaffection à bord des avions et le report vers d’autres destinations. D’ores et déjà la destination Antilles a progressé de 30%.
Un tour opérateur qui, en février 2005, avait envoyé 1950 personnes aux Antilles en a fait voyager 4 000 en février 2006. Corsair n’a pas tardé à emboîter le pas à Air France. “La situation sanitaire qui prévaut actuellement à la Réunion oblige la compagnie à des aménagements de son programme de vols sur cette destination”. La compagnie du groupe TUI avait commencé par remplacer le Boeing 747 400 par l’Airbus A. 330. Elle avait ensuite supprimé un, puis deux vols. Il faut donc encore s’attendre à une réduction de la voilure. Corsair pourrait même descendre jusqu’à deux vols par semaine. Pour le reste Corsair met très exactement ses pas dans ceux d’Air France. “Assouplissement des conditions de modification des réservations pour les billets émis avant le 10 février, écrit la direction commerciale aux agences de voyages. Le report est autorisé jusqu’au 31 octobre 2006 dans la même classe de réservation sans pénalité”.
Et ce petit paragraphe qui résonne comme un sauve qui peut : “Vos clients ont aussi la possibilité de reporter leur voyage sur une autre destination desservie par Corsair”. Ce double coup de poignard ne va pas arranger les affaires de la destination Réunion déjà bien mal en point. Air France et Corsair envoient un signal fort que l’on peut traduire ainsi : “Nous ne croyons plus à la destination Réunion, débrouillez-vous avec votre moustique, nous reviendrons avec des touristes quand vous lui aurez réglé son compte.” Les acteurs locaux de la filière touristique apprécieront.
Une deuxième réunion de négociation s’est tenue cette semaine et vous en connaissez le résultat puisque la Direction a déjà publié un Flash Actu (n°1054 du 6 mars) sur le sujet.
On ne peut pas dire que nos revendications aient été entendues. Néanmoins, quelques menues améliorations ont été concédées par la Direction (augmentation des indemnités kilométriques, amélioration de l’augmentation des primes liées à l’emploi).
Nous avons écrit à notre direction pour demander la réunion prévue par notre accord collectif PNC 2003/2008. Cette réunion devrait se tenir en début de semaine.

Cette réunion a pour objet de négocier la répartition du volume global d’augmentation négocié au niveau central (entre tous les syndicats PS, PNC et la Direction).
Nous avons informé nos interlocuteurs que notre décision concernant l’accord salarial ne sera prise qu’après cette réunion spécifiquement PNC.
En effet, nous voulons que les primes CC petit porteur et primes CCP soient considérées comme des primes liées à l’emploi (et qu’elles bénéficient donc d’une augmentation supérieure à ce qui se fait d’habitude). Nous voulons également que le pourcentage d’intéressement aux ventes à bord soit augmenté et que l’allocation de garde d’enfants soit aussi augmentée de la valeur des augmentations générales.
Ce n’est qu’après que le Bureau ALLIANCE PNC pourra prendre sa décision. Une info détaillée sur le sujet est en préparation.
Cessation d’activité des PNC
Nous n’avons pas de nouvelle concernant le recours effectué par une association de navigants contre le décret de cessation d’activité des PNC, mais pour ceux que cela intéresse les dispositions de la convention du 18 janvier 2006 relative à l’aide au retour à l’emploi et à l’indemnisation du chômage ont été agréées par arrêté.
Vous les trouverez avec les liens suivants :
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCF0610471A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCF0610472A
http://www.legifrance.gouv.fr/WAspad/UnTexteDeJorf?numjo=SOCF0610470A
Trafic de février 2006 du groupe AIR FRANCE KLM
Roissy, Amstelveen, 7 mars 2006
Activité passage dynamique : forte hausse du trafic (+8,5%) et progression du coefficient d'occupation (+1,1 point à 77,7%) et progression similaire de l'activité cargo
Activité passage
En février, Air France-KLM a continué d'enregistrer une bonne performance tant en termes de trafic que de recette unitaire.
Le trafic s'est inscrit en hausse de 8,5% pour une offre en augmentation de 6,9%. Le coefficient d'occupation s'est amélioré de 1,1 point pour atteindre 77,7%. Le groupe a transporté près de 5 millions de passagers (+5,1%).
Sur le réseau Amériques, l'activité est demeurée dynamique avec une hausse du trafic de 9,8% en ligne avec les capacités (+9,6%). Le coefficient d'occupation a atteint 80,3% (+0,1 point).
L'Asie a enregistrée une très bonne performance avec un coefficient d'occupation en hausse de 4,3 points à 85,1%, le trafic progressant de 16,5% pour une offre en augmentation de 10,6%.
Le réseau Afrique et Moyen-Orient a continué d'enregistrer un niveau d'activité soutenu avec un trafic en hausse de 10,3% en ligne avec les capacités (+10,6%). Le coefficient d'occupation s'est établi à 76,5% (-0,1 point).
Sur le secteur Caraïbes et Océan Indien, l'offre est en baisse de 2,0% et le trafic recule légèrement (-1,0%). Le coefficient d'occupation a atteint 84,2% (+0,8 point).
Sur le réseau européen, le trafic a progressé en ligne avec l'offre : +3,5% et +3,6% respectivement. Le coefficient d'occupation est resté stable à 64,2%.
Le communiqué de presse dans son entier
NDLR : Avec de tels coefficients d'occupation, est-il vraiment besoin de se farcir "Friendly", "Taking care" et "Problem solving" durant nos briefings déjà fort courts. Mais où va-t-on les mettre toutes ces hautes contributions conquises ?
Sûrement pas en P, puiqu'elle est réduite à rien ou presque... C'est curieux le luxe se porte bien partout et nous allons à contre courant de cette demande. Il faut le reconnaitre, ça marche tout de même....
Avec en plus un aéroport efficace, à quel classement se placerait Air France... mais là nous entrons dans le domaine du rêve !
Air France et Corsair lâchent la Réunion
Souce Clicanoo
Le secteur touristique réunionnais déjà bien mal en point vient d’être poignardé par Air France et Corsair. Les deux compagnies, qui jusqu’à présent autorisaient le report sans pénalités jusqu’au 31 octobre mais sans possibilité de changer la destination, viennent de modifier discrètement leur dispositif. Désormais les candidats au voyage ont la possibilité de choisir librement un autre lieu de vacances et ils ne s’en privent pas.
Chacun pour soi et le chikungunya pour tous ! Air France et Corsair abandonnent en rase campagne la destination Réunion. Fini le discours des premiers jours de la crise où les compagnies aériennes affichaient une certaine solidarité avec le secteur touristique local. Mi février, Air France ouvre le bal. Hors de question de procéder au remboursement des candidats au voyage souhaitant annuler leur déplacement mais, pour tous billets émis avant le 10 février, il est possible de reporter sa date de départ à condition de partir avant le 8 mai. Aucun justificatif n’est demandé, aucune pénalité n’est appliquée. En revanche, il n’est pas possible de modifier le but du voyage. Ce garde-fou visite à éviter un rejet massif de la destination Réunion.
Dans la foulée, Corsair et Air Austral s’alignent sur le dispositif d’Air France. Début mars, Corsair et Air France repoussent la date limite au 31 octobre. Air Austral décale seulement au 15 juin son offre. Il n’est toujours pas question de pouvoir modifier la destination. Vendredi de la semaine dernière, le préfet Laurent Cayrel rappelle que les compagnies aériennes ne peuvent prétendre au fonds de secours débloqué par le Premier Ministre Dominique de Villepin. Air France, qui annonce des engagements en baisse de 18% sur son prévisionnel sur les trois prochains mois, a dû la trouver saumâtre. Au sein de la compagnie, on a déjà dépassé le stade de la réflexion sur la possibilité de supprimer un des vols quotidiens. Faut-t-il y voir une relation de cause à effet ? Mardi, les agences de voyages sont discrètement destinataires de la part d’Air France et de Corsair de consignes pour les vols à destination de la Réunion.
Destination sacrifiée
La première partie de la note d’Air France reprend le dispositif déjà dévoilé. “Nous opérons normalement sur cette destination. Toutefois, en raison du virus du chikungunya, Air France a décidé de mettre en place des consignes commerciales de report volontaire. Elles s’appliquent aux billets soumis à conditions spéciales et émis avant le 10 février 2006 uniquement à destination de la Réunion. Air France autorise le report de réservation sur vols AF jusqu’au 31 octobre 2006, dernière date de départ possible dans la même classe de réservation sans appliquer les pénalités éventuelles. Reports multiples autorisés.” Jusque là rien à dire, mais c’est ensuite que cela devient intéressant : “Le changement de destination est autorisé pour les passagers disposant d’un vol retour Réunion - Paris jusqu’au 15 mai 2006 ou dans le cas de vols combinés Paris - Réunion - Maurice - Paris en acquittant le supplément tarifaire dans le cas d’un voyage plus cher. Si le voyage est moins cher, émission d’un MCO (ndlr : un avoir) non remboursable, utilisable uniquement sur Air France avec une date de validité au 31 octobre 2006. Changement autorisé sur vol AF uniquement quelque soit la destination.”
Explication de texte. Le premier volet ne concernerait que les couples ayant des enfants en bas âge indique la direction régionale d’Air France. Ce dispositif aurait été instauré pour les vacances de Pâques afin de permettre aux familles de voyager malgré tout sans être pénalisées. Pourtant, les consignes adressées aux agences parlent de “passagers” sans autre précision. Le second volet est lui sans ambiguïté. C’est très clairement la clientèle touristique qui est visée. En donnant aux touristes la possibilité de changer leur lieu de vacances, Air France condamne la destination Réunion jusqu’à la fin de l’année. En effet, on voit mal quelqu’un à qui l’on propose de pouvoir se rendre aux Antilles, à Saint-Domingue ou au Mexique, voire directement à Maurice, où malgré le chikungunya qui fait aussi des ravages le nombre d’arrivées a progressé de 15% en février par rapport au même mois de l’année dernière, plutôt que de venir dans une île chikungunyée, refuser. La décision d’Air France va avoir comme conséquence d’accélérer la désaffection à bord des avions et le report vers d’autres destinations. D’ores et déjà la destination Antilles a progressé de 30%.
Un tour opérateur qui, en février 2005, avait envoyé 1950 personnes aux Antilles en a fait voyager 4 000 en février 2006. Corsair n’a pas tardé à emboîter le pas à Air France. “La situation sanitaire qui prévaut actuellement à la Réunion oblige la compagnie à des aménagements de son programme de vols sur cette destination”. La compagnie du groupe TUI avait commencé par remplacer le Boeing 747 400 par l’Airbus A. 330. Elle avait ensuite supprimé un, puis deux vols. Il faut donc encore s’attendre à une réduction de la voilure. Corsair pourrait même descendre jusqu’à deux vols par semaine. Pour le reste Corsair met très exactement ses pas dans ceux d’Air France. “Assouplissement des conditions de modification des réservations pour les billets émis avant le 10 février, écrit la direction commerciale aux agences de voyages. Le report est autorisé jusqu’au 31 octobre 2006 dans la même classe de réservation sans pénalité”.
Et ce petit paragraphe qui résonne comme un sauve qui peut : “Vos clients ont aussi la possibilité de reporter leur voyage sur une autre destination desservie par Corsair”. Ce double coup de poignard ne va pas arranger les affaires de la destination Réunion déjà bien mal en point. Air France et Corsair envoient un signal fort que l’on peut traduire ainsi : “Nous ne croyons plus à la destination Réunion, débrouillez-vous avec votre moustique, nous reviendrons avec des touristes quand vous lui aurez réglé son compte.” Les acteurs locaux de la filière touristique apprécieront.
2006,
centenaire du parc national de Mesa Verde
Dans le
sud-ouest du Colorado,
ce parc, classé au patrimoine mondial de l'Unesco, abrite
près de 4 000 sites archéologiques.
L'UNAC
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