Newsletter UNAC n° 538 du samedi 18 mars 2006
Sommaire :
DROIT D’OPPOSITION.
LES VINGT-CINQ DRESSENT LEUR PREMIERE "LISTE NOIR" DE COMPAGNIES AERIENNES.
A380-800 : DES ESSAIS DANS LE GRAND NORD CANADIEN.
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DROIT D’OPPOSITION
La loi du 4 mai 2004 sur le dialogue social (dite, loi Fillon) a modifié de façon importante les règles en matière de validité des accords collectifs. Auparavant, de façon générale quand un accord était signé il s’appliquait. Dorénavant, lorsqu’un accord est signé les syndicats majoritaires peuvent s’opposer à son application.
soit un ou des syndicats majoritaires signent un accord et il s’applique sans contestation possible,
soit un ou des syndicats minoritaires signent un accord et le ou les syndicats majoritaires s’opposent à son application. Dans ce cas, l’accord n’a jamais existé.
soit un ou des syndicats minoritaires signent un accord et le ou les syndicats majoritaires ne s’opposent pas à son application. Dans ce cas, l’accord s’applique et les syndicats non signataires sont “complices” de son application.
Dans la pratique les choses peuvent être un peu plus compliquées selon le niveau de la négociation. Il y a des adaptations particulières suivant que la négociation soit une négociation interprofessionnelle, une négociation de branche, une négociation d’entreprise ou d’établissement et notamment si l’accord est un accord professionnel (du type accord PNC).
C’est le résultat du premier tour des élections au comité d’entreprise qui détermine le ou les syndicats majoritaires. Pour un accord professionnel, il faut observer ce résultat dans le collège électoral concerné : pour les PNC d’Air France il s’agit du collège PN qui rassemble les PNC et les PNT ! Mais pour un accord d’entreprise, il faut globaliser l’ensemble des résultats de tous les établissements pour déterminer la majorité. Aujourd’hui, à Air France l’ALLIANCE PNC ne peut pas s’opposer seule à un accord d’entreprise, il faudrait que plusieurs syndicats se mettent ensemble pour former une majorité d’opposition. En revanche, pour ce qui concerne les PNC, l’ALLIANCE PNC est majoritaire elle peut signer un accord spécifique PNC sans opposition possible des autres syndicats et elle peut s’opposer à un accord collectif spécifique PNC qui serait signé par un autre syndicat.
Oui en théorie. Mais nous y mettons une réserve. En effet, le droit d’opposition permet de s’opposer et d’empêcher la mise en place de mesures que nous considérerions comme néfastes. Ainsi, ces mesures néfastes ne peuvent nous être imposées. Mais lorsqu’il s’agit d’augmentations de salaires, l’utilisation de ce droit d’opposition aurait pour conséquences que les augmentations de salaires ne s’appliqueraient pas ! C’est la limite du système.
Elle a été mise en place car auparavant un accord était valable même s’il n’était signé que par un syndicat tout à fait minoritaire.
Mais, elle a aussi un autre objet explicite : forcer les syndicats à se rassembler pour former une majorité avant de signer un accord collectif ; et un objet implicite : forcer les syndicats à prendre leur responsabilités, ils doivent soit signer soit s’opposer, toute autre position est quasiment impossible (et s’est tant mieux). Elle rend plus difficile l’hypocrisie habituelle de ceux qui s’était fait une spécialité de dire : l’accord n’est pas mal, mais pas assez bien pour signer. Maintenant ils doivent prendre parti et s’engager (ce qui est difficile pour certains syndicats).
Près de neuf mois après la série de catastrophes aériennes de l'été 2005, les Vingt-Cinq ont dressé, mercredi 15 mars, leur première"liste noire" de compagnies jugées dangereuses, qui seront à l'avenir entièrement ou partiellement interdites de vol dans l'Union européenne. Les noms de ces compagnies devraient être publiés d'ici au 23 mars, lorsque la Commission aura officiellement entériné la décision prise mercredi à l'unanimité par les experts de la sécurité aérienne des Vingt-Cinq.
DES PROPOSITIONS NATIONALES
Pour établir cette liste, les experts ont utilisé les informations fournies par chaque pays membre sur ses propres "interdictions d'exploitation et restrictions opérationnelles".
LE PRINCIPE S'EST PEU À PEU IMPOSÉ.
Les Etats membres, jaloux de leurs prérogatives en matière d'autorisation de vol, avaient longtemps bloqué la mise en place d'une liste noire commune. La Commission européenne, consciente de ces réticences, s'était d'abord auto-censurée, proposant de publier une liste qui aurait simplement additionné des interdictions de vol en vigueur dans les pays de l'UE. Cette formule aurait permis aux passagers de savoir quelle compagnie est interdite dans ces pays. Mais elle n'aurait pas étendu à tout le territoire de l'UE une interdiction nationale.
A380-800 : DES ESSAIS DANS LE GRAND NORD CANADIEN.
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