Sommaire :
Compensation salariale de la nouvelle cotisation assedic
Bonus exceptionnel
Nouveaux tarifs en métropole
Vidéos à plein tube
Compensation salariale de la nouvelle cotisation assedic
par Franck MIKULA,
Président de l'UNAC
Comme
nous l’avons indiqué dans notre bulletin sur la
compensation salariale de la
nouvelle cotisation assedic, Air France propose, soit
de verser une prime individuelle
« fixe »
correspondant à la valeur « au 1er
mai » de la nouvelle
cotisation assedic dont nous devons nous acquitter (sans revalorisation
au fur
et à mesure des changements d’échelons,
de classe ou de grade…), soit de
verser cette prime en pourcentage
du salaire (donc revalorisée) dans un fonds
d’épargne retraite.
Les régimes de retraite obligatoires sont bien connus : retraite de base du régime général (retraite de la sécurité sociale) à laquelle s’ajoute la retraite complémentaire (AGIRC et ARRCO pour le PS et CRPN pour les PN). L’épargne retraite constituant une retraite supplémentaire, elle, est plus méconnue. Faisons l’inventaire des dispositifs d’épargne retraite existants :
POSTÉRIEUREMENT
À LA RÉFORME DE 2003
La loi du 21 août 2003 (loi Fillon sur les retraites) a ouvert à toute personne la possibilité de se constituer, à titre privé ou dans le cadre de son activité professionnelle, une épargne en vue de la retraite, en complément des régimes de retraite obligatoires par répartition.
À cet effet, la loi a créé trois nouveaux dispositifs : le plan d’épargne retraite populaire (PERP), le plan d’épargne pour la retraite d’entreprise (PERE) et le plan d’épargne pour la retraite collectif (PERCO).

Le
plan d’épargne retraite populaire (PERP)
Le
plan d’épargne retraite populaire est un produit
d’épargne retraite individuel
ayant pour objet la
constitution en franchise d’impôt d’un
complément de retraite payable sous
forme d’une rente viagère à
l’âge de départ à la
retraite.
Un
an après la parution des décrets
d’application près de 1,5 millions de contrats
PERP ont été souscrits auprès des
sociétés d’assurance pour un montant de
cotisations d’environ 700 millions d’euros. Les
montants moyens épargnés sont
faibles, dans 85 % des cas ils sont inférieurs à
500 euros.
Ces
contrats ont largement été souscrits par des
personnes jeunes (un détenteur sur
deux a moins de 40 ans et un sur cinq a moins de 30 ans). Les
catégories
sociales modestes faiblement imposées (ouvriers et
employés), qui bénéficient
peu de l’avantage fiscal, sont également
représentées parmi les souscripteurs.
Dans plus de la moitié des cas, les plans sont souscrits
avec des versements
périodiques.
Ces
chiffres tendent à indiquer que le PERP est
identifié avant tout comme un outil
de prévoyance destiné à offrir un
complément de retraite et non comme un
produit choisi pour les avantages fiscaux qu’il peut procurer.

Le
plan d’épargne pour la retraite
d’entreprise
(PERE)
Le
PERE est une nouvelle modalité des régimes
de retraite supplémentaire d’entreprise à cotisations
définies,
permettant de compléter les versements obligatoires
prévus par l’accord
collectif par des versements de cotisations individuelles et
volontaires
déductibles du revenu net du salarié.
Contrairement au PERP, le PERE est
souscrit par l’employeur mais, pour l’essentiel, le
PERE fonctionne comme le
PERP.

Le
plan d’épargne pour la retraite collective
(PERCO)
Avec
le PERCO, les salariés ont désormais la
possibilité de se constituer, avec
l’aide de l’employeur, une épargne
spécialement destinée à la retraite,
dans le
cadre de l’épargne salariale. Environ 23 000
entreprises sont équipées d’un
PERCO couvrant près de 590 000 salariés.

Antérieurement
à la réforme de 2003 de
nombreux dispositifs existaient déjà, ce sont les contrats de retraite entreprises :
Régime
de retraite supplémentaire à
cotisations définies :
L’entreprise
verse une cotisation au nom de chaque salarié dans un fonds
d’épargne. Le
financement d’un tel système équivaut,
économiquement, à une augmentation de
salaires, à la différence près que
cette rémunération est différée
et qu’elle bénéficie
d’avantages fiscaux et qu’elle est
exonérée de charges sociales (dans certaines
limites).
L’entreprise
ne s’engage pas sur un résultat, mais uniquement
sur la mise en œuvre de moyens
financiers : le versement de la cotisation. Cette cotisation,
exprimée en pourcentage
des salaires, est confiée à un organisme
gestionnaire et la future pension de
retraite sera fonction de l’accumulation, année
après année, du taux de cette
cotisation et de la rémunération du
salarié. Cette future pension de retraite
sera le reflet de toute la carrière et de la
rémunération moyenne de chacun.
Ces
régimes sont appelés
« régimes article 83 »
du nom de l’article du
code des impôts qui encadre leur fonctionnement.


Régime
de retraite supplémentaire à
prestations définies :
Au
contraire des régimes à cotisations
définies, dans ce cas l’entreprise
s’engage
sur un résultat. Ce régime permet de fournir aux
salariés, ou a une catégorie
d’entre eux, un niveau de retraite
déterminé, en fonction du dernier salaire
d’activité. Si le résultat est certain
(sous réserve que l’entreprise existe
toujours au moment de la retraite), le coût est inconnu
à l’avance.
C’est le type de régime de retraite qui défraie l’actualité aux USA. En effet, 44 millions de salariés américains bénéficient d’un régime de retraite à prestations définies. Ces fonds ont été mis en place dans les secteurs industriels traditionnels (automobile, sidérurgie, pétrole, etc.) et à compter des années 90 les entreprises ont cessé de recourir à ce type de régime pour préférer les régimes à cotisations définies, mais c’était trop tard, de nombreuses faillites d’entreprises (Enron, Worldcom, en 2002 ; les compagnies aériennes Northwest, Delta, United) ont creusé le déficit des régime de retraite à prestations définies.

L’expérience
des pays anglo-saxons illustre la fragilité des
régimes de retraite à
prestations définies qui n’apportent aucune
garantie de droits à l’horizon
lointain de l’âge de la retraite.
C’est pourquoi, dans nos réflexions sur la mise en place d’un fonds d’épargne retraite devant recueillir la « compensation assedic » nous avons d’emblée éliminé l’hypothèse d’un régime à prestations définies pour n’envisager qu’un régime à cotisations définies.
Bonus exceptionnel
par Sylvie GROSS
LECONTE, Trésorière de l'UNAC
Vous
venez de recevoir à votre domicile un document
émanant de
HSBC qui vous indique le montant net de votre bonus exceptionnel (prime
Villepin).
Si vous avez droit à une prime complète de 500
euros (voir
NL n° 558),
le montant net indiqué est de 461,19 euros.
Ne cherchez plus pourquoi vous touchez moins que promis !!
C'est parce que la CSG/CRDS de 7,76% à laquelle cette prime
est soumise est déjà déduite.
Nouveaux tarifs en métropole
Tous les vols directs du réseau intérieur sont désormais accessibles, pour l'ensemble de la clientèle, en aller simple, à des prix "loisirs". Bémol : le billet doit être acheté 42 jours avant le départ.
Vidéos à plein tube
On le surnomme le Napster de la
vidéo. Et pour cause : YouTube.com surpasse
désormais Google, Yahoo et Apple dans ce secteur très
convoité.
Cette petite start-up de 22 employés, située en Californie, s'est imposée en l'espace d'un an comme la nouvelle référence en matière de partage de vidéo.
Avec plus de 30 millions de clips diffusés quotidiennement (dont plus de 10 000 nouveaux chaque jour), YouTube permet gratuitement d'envoyer, voir et échanger des clips et des extraits en tout genre. S'appuyant sur la technologie Flash (format répandu sur le Web pour créer des animations), son utilisation rapide et facile a été très rapidement adoptée par la blogosphère et les sites Internet.
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