Sommaire :
« Anti-échappement » PAX (2)
Transport aérien : des pertes plus élevées que prévu en 2006
Cathay Pacific Airways
La grève divise le personnel de l’aéroport international de Douala
Mondial 2006
Travailler jusqu'à 80 ans ?
« Anti-échappement » PAX (2)
Il y a maintenant plus de deux mois, nous vous interpelions sur les nouveaux tests de l’Entreprise visant à s’affranchir du comptage Pax par le PNC.
Nous vous remercions de vos nombreux retours qui nous ont confortés dans notre attachement à cette mesure. En effet quelques défauts de la « cuirasse » ont été mis en évidence.

Parfois, il s’est agit de cheminements dont l’intégrité n’était pas garantie, d’autres fois d’inattentions parfaitement humaines. Le maintien du comptage pendant le test a permis de préserver le niveau de sûreté. L’excès de confiance d’une frange minoritaire de...
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Le comptage des passagers en cabine par le PNC, c'est :
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Transport aérien :
des pertes plus élevées que prévu en
2006
L'an dernier, les compagnies avaient perdu 3,2 milliards de dollars. L'IATA, qui représente 261 compagnies et 94 % du trafic aérien mondial, tablait auparavant sur 2,2 milliards de dollars de pertes en 2006. Mais la hausse du prix du pétrole s'est poursuivie et le recul du dollar pèse sur de nombreuses compagnies.
Le carburant devrait représenter 26 % des coûts moyens des compagnies en 2006, contre 22 % l'an dernier.
Le chiffre d'affaires des compagnies continuera pourtant à progresser à 448 milliards de dollars, contre 413 milliards en 2005, grâce à une hausse du trafic passagers de 6,7 %, et du trafic de marchandises (+ 7 %).
Cathay Pacific Airways
La 1re compagnie aérienne de Hongkong pourrait devenir la 1re compagnie aérienne d'Asie.

Elle devrait bientôt annoncer le rachat du transporteur aérien chinois Dragonair.
La grève divise le personnel de l’aéroport international de Douala
Source le Messager de Douala
L’image est saisissante. D’ordinaire plutôt vide, l’aéroport international de Douala, avec 7 aéronefs stationnés sur le macadam, ressemble enfin aux autres aéroports de son rang. Mais la présence de ces avions n’est pas le fait d’un regain subit de la destination de la capitale économique par les compagnies aériennes. C’est la conséquence d’une grève du personnel assistant de la Cameroon Airlines. Ainsi que nous l’annoncions dans notre édition de jeudi 1er mai, la menace d’un arrêt illimité du travail du personnel de la compagnie nationale aérienne est effectivement entrée en vigueur hier lundi 5 mai. Très tôt le matin, les préposés à l’assistance au sol ont pris position sur l’aire de stationnement des avions, l’objectif étant d’interdire toute assistance aux avions qui atterriraient ou qui voudraient décoller.
Cette menace a été prise au sérieux par quelques compagnies étrangères desservant l’aéroport de Douala qui ont préféré annuler purement et simplement leurs vols prévus ce jour.
C’est le cas des vols AF 940 d’air France, SN 351 de Sn Brussels. La Camair elle-même n’a pas échappé au blocus de ses agents. Le vol UY 744 en direction de Garoua n’a pu s’effectuer. Le Dja (vol Uy 070) arrivé très tôt de même que l’Alpha Golf (vol Uy 705) arrivé plus tard n’ont pu décharger leur fret, les grévistes ayant simplement permis uniquement, aux passagers de descendre. La compagnie équato-guinéenne AL fait également partie des transporteurs qui ont subi de plein fouet les effets de cet arrêt de travail des agents de la Camair. Ses trois avions n’ont pas bénéficié de l’assistance pour leur permettre de prendre le ciel.
Controverses
Mais douze heures après, la grève divise désormais ses initiateurs suite au mot d’ordre de levée lancé par le président des délégués du personnel. Pierre-Mary Essimi, par ailleurs président du Syndicat national des techniciens avions au sol n’a pu obtenir l’adhésion de tous ses collègues sur l’opportunité d’arrêter le mouvement. “ Je pense que le mot d’ordre de levée sera suivi ”, pense-t-il néanmoins. Sa conviction se fonde sur le fait que selon lui, leurs revendications ont été prises en compte par les pouvoirs publics. “ Nous avons obtenu, sur la base des promesses faites à Yaoundé au cours de la réunion de vendredi dernier, le paiement des 3 des 5 mois d’arriérés de salaires. De plus, une décision du Minéfi nous implique désormais dans deux volets essentiels : les processus de liquidation et de privatisation de la Camair où nous avons trois représentants. Enfin, nous avons obtenu la réorganisation d’une cérémonie de remise de médailles d’honneur de travail au personnel ”, énumère-t-il comme autant de victoires qui militent à la cessation de la manifestation.
Pour les opposants à la levée de la grève, tous ces faits ne sont que des paroles. “ Nous avons l’expérience des promesses faites par les pouvoirs publics. Tant que ce n’est pas effectif, nous n’y croyons pas ”, affirme un groupe de grévistes visiblement blasés. Pour d’autres, les réserves se situent ailleurs. “ Les victoires présentées par les représentants du personnel ne prend pas en compte les revendications de tout le monde. C’est le cas des agents qui ont moins de 8 ans dans l’entreprise et des stagiaires. Est-ce que le protocole d’accord prévoit clairement le traitement de nos droits ? ” s’interrogent-ils inquiets. Ce à quoi, Pierre-Mary Essimi répond “ On a eu des promesses dans ce sens ” en reconnaissant toutefois qu’aucun document officiel n’a été signé dans ce sens, comme du reste concernant tous les autres aspects.
Le personnel navigant vole seul
Mais l’opposition la plus virulente à la levée de la grève vient du personnel navigant. Le flou qui persiste dans le traitement de leur assurance ne les incite pas à l’optimisme affiché par une partie du personnel assistant. L’annonce par le président des délégués du personnel, du déblocage d’une première somme de 400 millions Fcfa (sur une enveloppe globale d’environ 4 milliards Fcfa), destinée à couvrir une partie des arriérés dus dans ce cadre, n’a pu les convaincre de lever le camp. Réunis après l’annonce du mot d’ordre de levée de la grève afin de statuer sur leur position, ils ont opté pour la poursuite de la manifestation. Cette décision, si elle ne remet pas en cause la fin des ennuis pour les compagnies étrangères au cas où le personnel assistant suivrait effectivement les instructions des délégués du personnel, signifie donc que les avions de la Camair risquent de rester cloués encore au sol ce mardi.
Par Frédéric BOUNGOU
Mondial 2006
Selon le cabinet Brabners Chaffe Street, si la moitié des
salariés britanniques surfent une heure par jour sur Internet
pour regarder les matches, cela coûterait 4 milliards de
livres (5,8 milliards
d'€) à l'économie
britannique.
Travailler jusqu'à
80 ans ?
Source LE
MONDE
ENTRETIEN AVEC LE
DÉMOGRAPHE ET BIOLOGISTE SHRIPAD TULJAPURK
L'espérance de vie dans les pays industrialisés sera d'environ 90 ans en 2050, si on ne fait que prolonger les tendances actuelles. Au Japon et en Suède, elle atteindra même 95 ans. Mais il est tout à fait possible qu'elle soit plus importante car nous sommes devenus très efficaces pour traiter les maladies qui viennent avec l'âge.
Si les chiffres actuels de natalité restent stables, la proportion des plus de 65 ans va doubler d'ici quinze ans, la génération des baby-boomers devenant sexagénaire. Par la suite, cette proportion ne va cesser de croître : au milieu du XXIe siècle, il y aura en moyenne 3 personnes de plus de 65 ans pour 4 personnes entre 20 et 65 ans. Une proportion trois fois plus importante qu'actuellement. C'est ce ratio, appelé "taux de dépendance", qui est aujourd'hui au centre des débats sur les retraites.
Le Royaume-Uni veut faire passer l'âge de la retraite à 68 ans. Jusqu'à quand allons-nous devoir travailler ?
Une chose est sûre : le vieux concept de la retraite "âge d'or" que vous atteignez et où vous n'avez plus rien à craindre va être bientôt dépassé. Le coût des retraites pour les sociétés s'accroît de plus en plus vite. Globalement, les personnes vont devoir travailler plus longtemps.
Le débat actuel est encore timide. On parle de fixer l'âge de la retraite non plus à 65 ans, mais à 67, 68 ou 69 ans. Aux Etats-Unis par exemple, cet âge va d'ici cinq ans passer à 67 ans. Mais la vraie question est déjà : de combien devons-nous l'augmenter de plus ? Si nous voulons réellement payer les pensions dans les pays industrialisés, sans augmenter leur coût pour la société, il faudra que la retraite soit au moins fixée à 75 ans d'ici vingt-cinq, trente ans. Dans certains pays, en fonction de l'espérance de vie, la retraite à 80 ans pourrait même être envisagée en 2060. Maintenant, tout dépend du modèle de société que les politiques vont choisir.
Quels sont les choix possibles ?
Les gouvernements peuvent décider de réduire les montants des pensions. Mais la situation démographique inédite à venir nous force à réfléchir à ce que signifie "être à la retraite". Le vrai problème est que les gouvernants ont du mal à se projeter au-delà de leur propre vie politique.
Si, en 2050, vous partez à la retraite à 65 ans, qu'allez-vous faire des trente ans qui vous restent à vivre ! Certaines personnes seront malades, mais les plus en forme, la majorité, vont vouloir rester actives économiquement, en exerçant peut-être des métiers totalement différents. C'est déjà ce qui se passe aux Etats-Unis où se développe le temps partiel. Le gouvernement peut encourager ce type de pratique en versant une partie de la retraite. Dans le futur, nous allons peut-être créer un nouveau style de vie où nous ne travaillerons pas 100 % du temps avant de nous reposer. Un système plus flexible avec des périodes d'alternances : travailler dix ans, s'arrêter un an ou deux, recommencer...

Vous avez étudié les pays du G7, la Chine, l'Inde... Quels enseignements en tirez-vous ?
La Suède, par exemple, va devoir augmenter son âge de la retraite assez rapidement, car son "taux de dépendance" est quasiment le double de celui des Etats-Unis (2 seniors pour 5 actifs, contre 1 sur 5). Ce pays va devoir prendre de l'avance et fixer un âge de retraite que les autres n'atteindront que dix à vingt ans plus tard. L'Italie, dont le taux de natalité est très bas, va également devoir porter rapidement cet âge à au moins 70 ans si le pays veut avoir des comptes en ordre. En France ou aux Etats-Unis, où la natalité est plus importante, les choses peuvent aller un peu plus doucement.
Quels gouvernements ont actuellement des initiatives intéressantes ?
Plusieurs pays cherchent à motiver les jeunes à épargner plus. Mais cette population est difficile à convaincre. D'où l'apparition, aux Etats-Unis ou au Royaume-Uni, de systèmes de prélèvements automatiques à partir du salaire.
En Suède, au lieu de dire : quand vous allez partir à la retraite, voilà ce que nous allons vous payer par mois, chaque individu reçoit désormais un relevé de compte détaillant la somme qui a été jusqu'à présent versée pour sa retraite. Ce n'est pas seulement une subtilité comptable. Cela rend très clair le fonctionnement et les limites du système... et cela évite aux politiques de cacher le problème. C'est une véritable avancée, qui n'existe que dans les pays scandinaves. Les autres espèrent toujours que le problème va disparaître.
A quels problèmes vont être confrontés les deux futurs géants, Chine et Inde ?
Ces deux pays auront 300 millions d'habitants supplémentaires dans les trente ou quarante prochaines années ! L'espérance de vie y augmente très rapidement, comme au Japon dans les années 1950. Pour l'instant, aucun d'eux ne propose de régime de retraite, à l'exception de ceux destinés aux fonctionnaires. Des systèmes sont testés, mais le coût va être gigantesque : dans vingt ans, Inde et Chine devront consacrer 4 % à 5 % de la croissance du PIB uniquement à payer ce coût additionnel. D'ailleurs, la Chine vient d'imaginer un système créatif. Puisque ce sont culturellement les fils qui doivent soutenir les personnes âgées, si vous avez un fils, vous recevez moins de retraite que si vous n'en avez pas. Et si vous en avez deux, vous en recevez encore moins.
Cette évolution démographique risque, selon vous, d'accentuer les inégalités entre les pays riches et les autres...
Les traitements qui permettent de rallonger la vie sont chers. Les pays riches, la Chine ou l'Inde, vont pouvoir se les payer. Mais comment vont faire les autres, non seulement les pays pauvres, mais aussi les pauvres des pays riches ?
Aux Etats-Unis, le nombre de personnes n'ayant pas accès aux soins est bien supérieur à ce qu'il est en Europe, et ces personnes le "payent" littéralement en mourant plus vite : les 10 % les plus pauvres ont une espérance de vie de six ans inférieure au reste de la population américaine. Même phénomène quand vous comparez les pays : entre "pauvres" et "riches", les espérances de vie diffèrent de dix, quinze ans, ou même trente ou quarante ans. Le fossé devrait se creuser significativement. Le risque des prochaines décennies est de créer de façon permanente une "underclass", un groupe de population socialement déclassé.
Propos recueillis par Laure Belot
CHIFFRES
ESPÉRANCE DE
VIE À LA NAISSANCE :
la moyenne mondiale est de 67 ans (chiffres 2005) selon Population
Reference Bureau. Ce chiffre est de 79 ans pour les pays d'Europe de
l'Ouest ; 78 ans en Amérique du Nord ; 72 ans en Chine ; 62
ans
en Inde ; 52 ans en Afrique.
EVOLUTION :
depuis cinquante ans, l'espérance de vie dans les pays
industrialisés augmente d'un an tous les cinq ans.
À LIRE Life Span : Evolutionary, Ecological and Demographic
Perspectives, sous la direction de James R. Carey et Shripad
Tuljapurkar (Population Council, 2003).

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