Sommaire :
600.000 billets d'avion
à partir de 109 euros sur l'Europe
Sans toit, ni loi
Le gouvernement britannique relève l'âge de la
retraite
Clichés égalitaires noir sur blanc
600.000 billets d'avion à partir de 109 euros sur l'Europe
600
000 billets d‘avion à partir de 109euros* sont mis
en
vente jusqu'au 19 juin sur les principales destinations
européennes d'Air France. Cette offre est valable pour des
départs entre
le 17 juillet et le 2 septembre 2006 (dernier retour le 23
septembre).
Quelques exemples de tarifs sur vols directs :
- 109 euros*
Paris vers Alicante, Barcelone, Bologne, Copenhague,
Düsseldorf,
Florence, Genève, Hambourg, Hanovre, Madrid, Manchester,
Milan,
Munich, Vienne, Pise, Turin, Venise, Vienne …
- 149 euros*
Paris vers Budapest, Lisbonne, Naples, Prague
Lyon vers Barcelone, Vienne
Marseille vers Prague, Rome
Nantes vers Genève, Milan
Nice vers Lisbonne, Rome
Strasbourg vers Amsterdam, Copenhague
Toulouse vers Madrid, Rome
KLM propose aux mêmes dates des tarifs promotionnels au
départ de France sur la plupart de ses destinations
européennes via Amsterdam. Les clients peuvent ainsi
bénéficier d'une offre plus large, en combinant
en un
seul voyage des parcours sur les deux compagnies.
* TTC aller et retour,
hors
frais de service. Tarifs soumis à conditions : nuit du
samedi au
dimanche sur place ou trois nuits consécutives dans la
semaine.
Maximum de séjour à destination : 21 jours.
Sans toit, ni loi
Source Avion de LigneLes alliances sont en principe censées regrouper des compagnies aériennes travaillant sur un même schéma d’exploitation et de commercialisation. Tout manquement à cette règle risquerait d’enrayer un processus rodé ouvrant vers une uniformité de services normalement génératrice d’économies d’échelle. Elles profitent en outre d’un effet de notoriété et de protection non négligeables de la part de transporteurs envieux et souvent loin d’être préparés à ce type d’union.
Pourtant, les alliances n’offrent pas toujours ce tableau idyllique. Certains opérateurs, comme Emirates, leur tournent délibérément le dos, sur fond de controverses concurrentielles très souvent fustigées par les patrons d’exploitants mondiaux irrités par son expansion sans borne, à en juger par les déclarations de la direction de Qantas. D’autres, à l’image d’Ansett Australia englué dans des problèmes financiers ou Canadian International, objet d'un pari financier de sa rivale Air Canada, y ont simplement laissé leur vie.
Seul, mais plus pour longtemps, Mexicana a été le premier à quitter une alliance, en l’occurrence Star Alliance, pour s'allier indirectement à l’une de ses concurrentes, Americain Airlines et oneWorld. Stratégie d’intérêt ou pas, appliquer un modèle décliné sur des tarifs bradés paraît également être incompatible avec une participation à un groupement de transporteurs aériens. C’est ce que semble induire Aer Lingus en ayant récemment annoncé son départ de oneWorld. Intégré depuis juin 2000, l’opérateur irlandais a dû revisiter sa manière de travailler sous peine de disparaître face à la percée de la véritable "low-cost", Ryanair.
Devenu en moins de cinq ans un exploitant à bas prix, Aer Lingus a dévié sur un concept proposant un réseau point à point, contraire à la logique d’alliance favorisant les correspondances. C’est d’ailleurs l’argument majeur avancé pour justifier son départ. Une tactique financièrement rentable, élaborée autour d’un renouvellement rapide et standardisé de sa flotte moyen-courrier, mais aussi de nombreux conflits sociaux. Si la date effective de sa sortie n’a pas été précisée, il souhaite néanmoins conserver d’étroites relations avec certains membres de l’alliance qu’elle s’apprête à lâcher.
La décision d’Aer Lingus est une première courageuse dans le grand monde des alliances habituées à des organisations qui restent cependant lourdes et complexes. Ce choix hors norme pourrait inspirer d’autres compagnies classiques pratiquant une dangereuse politique tarifaire vers le bas sans posséder la structure de fonctionnement et les coûts d’une "low-cost". Le mouvement est néanmoins contraire avec l’arrivée attendue de Portugalia en tant qu’associé de SkyTeam, le rapt chinois sur Air China et Shanghai Airlines de Star Alliance, les rumeurs de mariage régional d’Air One et la prochaine sélection de THY - Turkish Airlines.
Le
gouvernement britannique relève l'âge de la
retraite contre une pension d'Etat plus généreuse
Le travail des 55-64 ans,
clé des réformes en Europe
La réforme
des retraites pour compenser les changements démographiques
est à l'ordre du jour dans tous les pays
européens. Ceux-ci agissent en ordre dispersé -
baisse du niveau des retraites par répartition,
création de fonds de réserve ou de capitalisation
-, mais tous cherchent à augmenter le taux d'emploi des
55-64 ans pour augmenter les cotisations et réduire les
versements.Les gouvernements entendent mettre un terme à une dérive paradoxale : l'allongement de la durée de la vie s'est accompagné d'un départ à la retraite de plus en plus précoce. Partout en Europe, l'âge effectif du départ à la retraite reste inférieur à l'âge légal. De 1960 à 2000, l'espérance de vie à 60 ans a augmenté de quatre ans : à cet âge, un homme peut encore espérer vivre un peu moins de vingt ans, une femme, plus de vingt-trois ans. Or, parallèlement, l'emploi des travailleurs âgés a reculé dans les années 1970 et 1980.
Alors qu'il était fréquent de partir à la retraite au-delà de 60 ans dans les années 1960, c'est aujourd'hui devenu rare. Malgré un inversement de tendance, le taux d'emploi des 55-64 ans, de 36 % en 1995, n'était encore que de 42 % en 2004 dans l'Union européenne à quinze, en deçà de l'objectif de 50 %.
Seuls trois pays dépassent aujourd'hui ce seuil : Royaume-Uni, Danemark et Suède. En Italie, Pologne ou Belgique, moins d'une personne sur trois est active dans cette tranche d'âge. Pour la Commission, les réformes ne pourront garantir les retraites « que si elles s'accompagnent d'une augmentation significative des travailleurs âgés sur le marché de l'emploi ».
En France, la réforme de 2003 a allongé la durée de cotisation des salariés. Mais le taux d'emploi des travailleurs âgés n'était cependant que de 37,4 % en 2004. La même année, l'âge réel de départ à la retraite se situait à 58,9 ans. C'est l'un des plus faibles de l'Union. « Bien que la dernière réforme ait renforcé les mesures d'incitation à la prolongation de l'activité professionnelle, des mesures complémentaires seront peut-être nécessaires pour lutter contre les départs précoces du marché du travail », estiment les experts de la Commission.
Le gouvernement britannique relève l'âge de la retraite contre une pension d'Etat plus généreuse
Tony Blair prévoit d'indexer
à nouveau les pensions sur les salaires. Il veut rendre
obligatoires les retraites complémentaires. Cette
réforme est la plus vaste depuis 1946
Les salariés britanniques devront travailler plus longtemps et cotiser automatiquement à un plan national d'épargne-retraite ; en échange, ils toucheront une pension d'Etat plus généreuse. Ce sont les trois principales innovations contenues dans le plan gouvernemental dévoilé, jeudi 25 mai, par le ministre du travail et des pensions, John Hutton. Il s'agit de la plus ambitieuse réforme des retraites britanniques depuis un demi-siècle. Avec ce plan, les retraites devraient coûter à l'Etat 6,7 % du PIB en 2 050, contre 5,2 % aujourd'hui.
Ce plan, qui sera soumis au Parlement, reprend « 90 à 95 % » des recommandations faites, en novembre 2005, par la commission présidée par l'ancien patron des patrons Adair Turner. Il ne concerne que les salariés du privé. Les fonctionnaires ont obtenu, sous la menace d'une grève générale, le maintien de leur départ à la retraite à 60 ans. Pour les autres, l'âge légal pour recevoir la retraite d'Etat sera relevé progressivement : il passera de 65 ans à 66 ans en 2024, 67 en 2 034 et 68 en 2 044. Les salariés qui le souhaitent pourront toujours, moyennant l'accord de leurs employeurs, cesser de travailler plus tôt, s'ils ont les moyens de vivre sans pension d'Etat.
Celle-ci se situe aujourd'hui entre 82 et 119 livres (120 à 174 euros) par semaine. Elle sera plus avantageuse. Le gouvernement a accepté de rétablir l'indexation de la pension sur les salaires et non plus sur l'inflation. Actuellement, les salaires, y compris les bonus, augmentent de 4,2 % par an, et les prix de 1,8 %. Le ministre des finances, Gordon Brown s'est rallié à cette mesure après avoir longtemps rechigné. La suppression de cette indexation avait été l'une des premières mesures prises par Margaret Thatcher en 1980. Le lien pension-salaire sera rétabli en 2012.
Autre révolution, les salariés âgés de plus de 22 ans devront, à partir de 2012, cotiser à un plan national d'épargne- retraite si leur entreprise ne leur offre pas une solution plus attrayante. Les salariés y verseront 5 % de leurs revenus, dont 1 % sera financé par l'Etat sous forme de baisses d'impôt, et les entreprises 3 % des leurs. Il s'agit d'une obligation « douce », car les salariés qui cotisent déjà à un fonds de retraite complémentaire pourront s'en libérer. En outre, tout salarié pourra toujours décider de quitter le plan, ouvert aussi aux travailleurs indépendants.
Des négociations ultérieures décideront comment et par qui ce plan d'épargne- retraite sera géré. Le gouvernement espère que l'affiliation automatique fera prendre conscience à la majorité des salariés qu'ils ont intérêt à épargner davantage. Actuellement, 12 millions de Britanniques n'économisent pas assez, et 9 millions risquent de tomber en situation de pauvreté lorsqu'ils cesseront de travailler.
La future loi atténuera l'injustice dont souffrent les femmes. Le nombre d'années de cotisation à la sécurité sociale nécessaires pour recevoir une pension publique de base sera ramené, de 39 ans pour les femmes et de 44 ans pour les hommes actuellement, à 30 ans pour tout le monde. Les femmes pourront en outre avoir accès à la retraite même si elles n'ont pas travaillé trente ans. Ces mesures devraient permettre à 70 % des femmes de toucher en 2010 une retraite d'Etat complète, contre seulement 30 % aujourd'hui.
La confédération des syndicats britanniques a salué « ce Livre blanc progressiste », dont « les ministres peuvent être fiers ». L'organisation patronale CBI approuve l'essentiel du texte, tout en s'inquiétant de la cotisation obligatoire et en demandant une aide en faveur des petites entreprises. L'opposition conservatrice ne reviendra pas sur cette réforme si elle arrive au pouvoir dans quelques années. Tout le monde s'accorde sur la nécessité de réformer un système, mis au point en 1946, et désormais en faillite, non seulement à cause du déséquilibre accru entre le nombre d'actifs et de retraités, mais aussi du fait de la crise du régime de capitalisation.
Clichés égalitaires noir sur blanc
Jacob Holdt est un photographe danois, fervent militant de la lutte contre le racisme et la ségrégation. Son site American Pictures, tiré de son plus célèbre ouvrage publié dans les années 1970, est le fruit de cinq ans de pérégrinations à travers les Etats-Unis : ses clichés du Ku Klux Klan et des laissés-pour-compte ont fait le tour du monde.

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