Sommaire :
Le courrier des Administrateurs SNPNC-UNAC au Président de la CRPN
Vols dérogatoires Larnaka
A faire soi-même
Le courrier des Administrateurs SNPNC-UNAC au Président de la CRPN
|
CRPN Monsieur Pasquin ORDIONI Président Monsieur le Président, Nous sommes tous, en tant que membres du conseil d’administration de la CRPN confrontés depuis plusieurs mois à une difficulté importante : comment réformer le régime de retraite du personnel navigant ? Chacun a pu, au cours des réunions du conseil ou des réunions de la commission de réforme, exprimer son point de vue. Néanmoins, nous avons estimé nécessaire de coucher sur le papier notre position, nos hésitations et notre vision de ce que pourrait ou devrait être la réforme et de vous les faire parvenir, à vous comme à chacun des membres du conseil d’administration. Une réforme est-elle nécessaire ? Si l’on considère l’évolution du déficit du fonds retraite, on voit bien que, depuis au moins une dizaine d’années, nous n’avons pas été en mesure d’apporter suffisamment de cotisations pour équilibrer l’augmentation du nombre de retraités, due, notamment, à la croissance de l’espérance de vie.
Cette réforme doit-elle être paramétrique ou structurelle ?
La CRPN est une caisse de retraite très spécifique. Elle repose sur des fondations solides construites par nos prédécesseurs, il y a plus de 50 ans : - Solidarité entre catégories professionnelles différentes, mais formant un corps homogène — les navigants professionnels — et solidarité à l’intérieur de ces mêmes catégories professionnelles dont les membres peuvent connaître des écarts très importants en matière de démographie, de revenu, et de durée de carrière. - Prise en compte des spécificités de nos professions : aptitude physique et mentale vérifiée régulièrement et indispensable pour être navigant professionnel. - Prise en compte des pénibilités spécifiques du métier de navigant avec la possibilité de liquider ses droits sans attendre l’âge de retraite légal du régime général. Toute tentative de réforme structurelle nous exposerait à la difficulté de retrouver un nouvel équilibre autour de ces fondamentaux, acceptable par tous les membres de notre collectivité. Nous nous trouverions alors devant un problème, selon nous, insoluble. Par ailleurs, nous pouvons faire les observations suivantes : - Le transport aérien français est en crise depuis plusieurs années. Cette crise a provoqué la disparition d’un très grand nombre de compagnies aériennes d’importance ce qui a diminué l’effectif cotisant et par surcroît, a eu des conséquences néfastes sur le niveau de rémunération des PN des compagnies survivantes. - Cette crise n’est pas terminée en France, mais l’aviation a toujours connu des cycles et on peut penser que cette crise accompagne une transition qui permettra à un transport aérien français renouvelé de voir le jour, avec de nouveaux opérateurs. - Il n’est pas possible aujourd’hui de connaître le contenu en emplois de ces futures évolutions, mais le pire n’est jamais certain et le risque d’une disparition corps et biens du transport aérien français semble très hypothétique. Au plus fort de cette crise, dans les années 90, les pilotes de la plus grande compagnie française ont échangé une partie de leur rémunération contre des actions d’Air France, ce qui a diminué l’assiette de cotisation CRPN et considérablement diminué les ressources de notre caisse de retraite. Avec le recul, on s’aperçoit que ceux qui ont très largement bénéficié de cette opération sont les pilotes d’Air France et leur employeur, sans qu’aucun mécanisme de compensation pour la CRPN n’ait été imaginé. De ce fait, ce sont tous les autres affiliés, pilotes non Air France et PNC, qui sont victimes de la bonne affaire de certains. - À aucun moment, les conséquences pour la CRPN et pour les jeunes générations de PN, de la disparition de certaines spécialités dans les cockpits n’ont été ni mesurées ni compensées. Ceci est très visible dans l’évolution des rapports de charge par catégories sur une longue période. -
La
réaction des pouvoirs publics et des
partenaires sociaux face aux problèmes de champs
d’application de la CRPN
laisse augurer des évolutions favorables sur ce sujet,
même si elles sont
longues à mettre en place. Mais nous ne saurions nous
satisfaire de la
situation actuelle à propos de Tous
ces éléments renforcent notre conviction
qu’une réforme paramétrique serait de
nature à adapter notre régime aux
évolutions constatées du transport
aérien et
de sa composante en effectifs cotisants. Les projections qui pourraient
être
faites sur de très longues périodes (20, 30 ou 40
ans) sont soumises à tant
d’incertitudes qu’elles perdent toute
crédibilité. C’est pourquoi, comme nous
l’avons souvent souligné, même si cet
objectif semble modeste, notre ambition
n’est que de créer un point d’inflexion
visible sur les projections à 10 ou 15
ans de Mais avant de mettre une telle réforme en application, il va de soi que tous les employeurs doivent appliquer de bonne foi les directives européennes en matière d’assujettissement à la CRPN, d’une part, et les lois françaises en matière de détachement, d’autre part. Sans quoi, tous les efforts que feraient les affiliés actifs n’auraient aucun effet sur les perspectives d’évolution de notre régime de retraite. Pour ce qui nous concerne, c’est un point qui conditionnera notre attitude au cours des discussions touchant, notamment, à l’âge de la retraite. Le contenu d’une réforme Une
réforme, telle que nous sommes prêts à
l’envisager, ne pourrait avoir pour
objectif que d’améliorer la
pérennité en améliorant
l’équilibre entre
cotisations et prestations. Cet équilibre ne pourrait
être recherché qu’en
modifiant la partie cotisations ; les recherches
d’économies sur la partie
prestations ne pouvant être regardées
qu’avec beaucoup de prudence. En effet,
nous ne souhaitons pas que les affiliés aient le sentiment
qu’on leur demande
de payer plus cher, et de travailler plus longtemps pour obtenir moins
à De l’ampleur de ces modifications dépendra l’efficacité économique de la réforme, mais aussi et surtout, son indispensable acceptation sociale. Nous ne pouvons qu’être beaucoup plus réservés sur la modification des conditions de versement de la majoration entre l’âge de liquidation CRPN et 60 ans. De même, la modification du nombre d’annuités nécessaires pour bénéficier d’une pension ne nous semble pas aussi pertinente en matière d’amélioration de la pérennité du régime que peut l’être la modification de l’âge. Ce dernier point pourrait évoluer de façon différenciée et beaucoup plus progressive dans le temps que ne le prévoyaient pour l’instant nos simulations. Bien entendu, il serait inconcevable et tout à fait inacceptable que les efforts, douloureux, faits au nom de l’amélioration de la pérennité du régime et donc du renforcement de la solidarité entre générations, serve à améliorer le sort de quelques-uns. UN CONSENSUSDepuis le début des travaux de la commission de réforme en 2003, nous défendons le point de vue que d’une part, l’analyse de la situation actuelle du régime doit être partagée par tous les administrateurs et, d’autre part, les éventuelles évolutions doivent se faire sur la base d’un consensus entre administrateurs représentants les différentes catégories d’affiliés. Force est de reconnaître aujourd’hui qu’aucun consensus n’a pu être trouvé. Pour certains, la nécessité d’une réforme n’est pas flagrante, pour d’autres celle-ci est urgente et doit être structurelle ou, à défaut, modifier en profondeur le mode de calcul des pensions, notamment pour ceux qui bénéficient d’une rémunération élevée. Entre ces deux extrêmes, nous avons le sentiment qu’une voie raisonnable serait de faire un premier pas vers la réforme en modifiant notre régime tel qu’exposé dans le paragraphe précédent et en convenant de points d’étapes réguliers avec une fréquence à convenir (tous les 5 ou 10 ans, par exemple) tout en continuant les travaux d’étude et d’analyse comme le fait le COR pour le régime général. Ces points d’étapes permettraient de vérifier régulièrement que les mesures sont bien adaptées à la correction recherchée des équilibres. En d’autres termes, les administrateurs devront à chaque point d’étape adapter, si nécessaire, les conditions de liquidation des droits des navigants. Cette voie apparaîtra très insuffisante aux partisans d’un recul immédiat de 10 années de l’âge de droit pension et sera trop sévère pour les partisans du statu quo qui se satisferaient de l’épuisement de nos réserves pendant les prochaines années pour permettre de conserver les conditions de liquidation actuelles, quitte à hypothéquer gravement les pensions des futures générations. À ce stade, nous vous confirmons que nous sommes fortement et définitivement opposés à la demande de certains administrateurs qui revendiquent que le taux de pension soit amélioré pour les plus hauts revenus pendant que les durées de cotisations nécessaires pour bénéficier d’une pension seraient allongées pour tous. Ceci ne peut bien évidemment à aucun moment faire partie d’un consensus entre les différentes catégories professionnelles.
|
Vols dérogatoires Larnaka
Nous venons d'accorder à la Compagnie cinq dérogations relatives aux vols Larnaka, négociées ainsi :
Dérogation n° 1 747 300
AF 4000 CDG 5H45 LCA 9H45
AF 4001 LCA 11H45 CDG 16H05
AF 4002 CDG 18H00 LCA 22H00
AF 4003 LCA 23H55 CDG 04H15
RPC 2RNN RÉENGAGEMENT J+2 16 H PLUS 24 H DE RADD
Dérogation n° 2 747 300
AF 4000 CDG 4H45 LCA 8H45
AF 4001 LCA 11H15 CDG 15H35
AF 4002 CDG 18H00 LCA 22H00
AF 4003 LCA 23H55 CDG 04H15
RPC 2RNN RÉENGAGEMENT J+2 16 H PLUS 24 H DE RADD + 24 H DE RADD POUR DÉCOLLAGE DE PARIS AVANT FIN DU RNN
Dérogation n° 3
B773
AF 4006 CDG 7H10 LCA 11H10
AF 4007 LCA 13H40 CDG 18H00
B743
AF 4004 CDG 10H15 LCA 14H15
AF 4005 LCA 16H45 CDG 21H05
RPC 2RNN RÉENGAGEMENT J+2 16H PLUS 24 H DE RADD
Dérogation n° 4
B744 10 PNC DONT 9 QUALIFIÉS VERSION D'EXPLOITATION 395 M VERSION PHYSIQUE 13P 58J 324Y
AF 4006 CDG 7H25 LCA 11H25
AF 4007 LCA 14H00 CDG 18H20
RPC 2RNN RÉENGAGEMENT J+2 16H PLUS 24 H DE RADD
Dérogation n° 5
A340 8 PNC DONT 6 QUALIFIÉS VERSION D'EXPLOITATION 291 M VERSION PHYSIQUE 30C 261Y
AF 4006 CDG 7H25 LCA 11H25
AF 4007 LCA 14H00 CDG 18H20
RPC 2 RNN PAS DE RÉENGAGEMENT AVANT 16H PLUS 24 H DE RADD
La piscine ? un grand classique estival pour littéralement nager dans le bonheur. Si certains font appel à des pros pour sa construction, d'autres sortent bétonneuse et pelleteuse. Il n'est jamais trop tard...

UNAC PNC AF, 3 Place de Londres, Batiment Uranus - BP 12797 - 95727 - ROISSY CDG CEDEX Web UNAC
CDG : 01 48 64 49 29, 4 49 29 depuis un poste AF Télécopie : 01 48 64 49 33 ORY : 01 41 75 65 90 ou 06 07 25 22 56
Nous écrire
Vous avez fait la démarche de vous inscrire à cette newsletter UNAC ou vous avez été inscrit par nos soins. En tout état de cause,il est toujours possible de {LINKS}





