Sommaire :
Les salaires dans l'industrie, les commerces et les services en 2004
Deauville : le nouvel aéroport interrégional accueille Ryanair
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Les salaires dans l'industrie, les commerces et les services en 2004
En 2004, le salaire brut
horaire moyen d'un salarié employé à
temps complet est de 15,6 euros. Il augmente en euros constants de 0,7
% par rapport à 2003. Il présente de fortes
disparités suivant la qualification et le sexe du
salarié, l'activité économique et la
région d'implantation de l'employeur
Une rémunération horaire fortement influencée par la qualification et le sexe du salarié
La population salariée à temps complet est composée, en années-travail, à 35 % d'ouvriers, et à 15 % de cadres et professions intellectuelles supérieures, des emplois qui sont payés près de trois fois plus qu'un emploi d'ouvrier non qualifié.
De façon structurelle, les salaires horaires les plus élevés sont perçus par les professions scientifiques, les ingénieurs et cadres techniques, ainsi que par les cadres administratifs et commerciaux (respectivement 28,9 euros, 28,9 et 35 euros par heure, en moyenne) ; à l'inverse, les ouvriers non qualifiés touchent un salaire brut horaire moyen de 10,3 euros.
Les hommes perçoivent un salaire brut horaire supérieur d'environ 18 % à celui des femmes (16,5 euros pour les hommes contre 14 euros pour les femmes). C'est aussi une question de qualification puisque près de 17 % des hommes sont cadres contre 11 % des femmes.
Des disparités sectorielles et régionales
A cette disparité liée à la qualification, s'ajoute une disparité sectorielle : les niveaux moyens de rémunération présentent d'importants écarts d'un secteur d'activité à l'autre. Comme depuis plusieurs années, c'est parmi les « activités financières », la « recherche et développement », les activités de « conseils et assistance » que l'on trouve les salaires bruts horaires moyens les plus forts. La présence dans ces activités d'emplois plus qualifiés (un tiers au moins des emplois sont des cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 15 % en moyenne) conduit à des salaires horaires moyens supérieurs à 21 euros, soit un tiers de plus - au minimum - que le salaire horaire moyen tous secteurs confondus.
A l'opposé, dans des secteurs nécessitant une main-d'œuvre moins qualifiée, le salaire horaire moyen est inférieur à 13 euros par heure. On compte par exemple, parmi les emplois moins bien payés, ceux de l'« industrie de l'habillement et du cuir » et de l'« industrie textile » (où une majorité de salariés sont des ouvriers) et ceux des « services personnels et domestiques », des « hôtels et restaurants », des « commerces de détail, réparations » (où la majorité des salariés sont des employés).
Les différences de rémunération entre l'Ile-de-France et la province sont également toujours très marquées : le salaire brut horaire moyen des salariés travaillant en Ile-de-France est de 19,6 euros, soit un quart de plus que la moyenne nationale.
En tête des régions, qui proposent les plus fortes rémunérations moyennes, viennent l'Alsace, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Midi-Pyrénées : dans ces régions caractérisées par une forte proportion d'emplois de cadres, les salaires horaires sont compris entre 14,8 et 15,2 euros.
A l'inverse, dans certaines régions, l'heure est rémunérée à moins de 13,5 euros.On pourra citer la Basse-Normandie, Poitou-Charentes, le Limousin, l'Auvergne et la Corse.
Un salaire annuel moyen de 27 790 euros
Le salaire brut annuel moyen par année-travail pour les salariés employés à temps complet atteint 28 580 euros, soit, en euros constants, 0,7 % de plus qu'en 2004 : 10 % des salariés à temps complet ont gagné moins de 15 680 euros (soit un salaire brut mensuel légèrement supérieur à 1 300 euros), tandis que 10 % ont perçu au moins 45 730 euros. Le rapport interdécile (rapport entre le salaire au-dessus duquel se situent les 10% des salariés les mieux payés et du salaire en dessous duquel on trouve les 10% des salariés les moins payés) est donc est de 2,9.
On retrouve pour ce salaire les disparités citées précédemment pour les salaires bruts horaires : salaire des hommes plus élevé que celui des femmes (30 490 euros contre 25 340 euros, soit plus de 20 % de différence), disparités Ile-de-France/province et disparités sectorielles.
Un quart de postes à temps non complet
Les postes à « temps non complet » constituent une population assez hétérogène comprenant les salariés à temps partiel et à faible temps partiel. Ils représentent 23 % de l'ensemble des postes. En revanche, ils ne fournissent que 14 % du volume d'heures annuel. Cette catégorie de salariés, en grande majorité des femmes (deux tiers du volume d'heures annuel), perçoit 12 % de la masse salariale brute versée par les employeurs. Le salaire brut horaire moyen de ces salariés s'élève à 13,1 euros, soit 16 % de moins que les salariés à temps complet.
Une rémunération horaire fortement influencée par la qualification et le sexe du salarié
La population salariée à temps complet est composée, en années-travail, à 35 % d'ouvriers, et à 15 % de cadres et professions intellectuelles supérieures, des emplois qui sont payés près de trois fois plus qu'un emploi d'ouvrier non qualifié.
De façon structurelle, les salaires horaires les plus élevés sont perçus par les professions scientifiques, les ingénieurs et cadres techniques, ainsi que par les cadres administratifs et commerciaux (respectivement 28,9 euros, 28,9 et 35 euros par heure, en moyenne) ; à l'inverse, les ouvriers non qualifiés touchent un salaire brut horaire moyen de 10,3 euros.
Les hommes perçoivent un salaire brut horaire supérieur d'environ 18 % à celui des femmes (16,5 euros pour les hommes contre 14 euros pour les femmes). C'est aussi une question de qualification puisque près de 17 % des hommes sont cadres contre 11 % des femmes.
Des disparités sectorielles et régionales
A cette disparité liée à la qualification, s'ajoute une disparité sectorielle : les niveaux moyens de rémunération présentent d'importants écarts d'un secteur d'activité à l'autre. Comme depuis plusieurs années, c'est parmi les « activités financières », la « recherche et développement », les activités de « conseils et assistance » que l'on trouve les salaires bruts horaires moyens les plus forts. La présence dans ces activités d'emplois plus qualifiés (un tiers au moins des emplois sont des cadres et professions intellectuelles supérieures, contre 15 % en moyenne) conduit à des salaires horaires moyens supérieurs à 21 euros, soit un tiers de plus - au minimum - que le salaire horaire moyen tous secteurs confondus.
A l'opposé, dans des secteurs nécessitant une main-d'œuvre moins qualifiée, le salaire horaire moyen est inférieur à 13 euros par heure. On compte par exemple, parmi les emplois moins bien payés, ceux de l'« industrie de l'habillement et du cuir » et de l'« industrie textile » (où une majorité de salariés sont des ouvriers) et ceux des « services personnels et domestiques », des « hôtels et restaurants », des « commerces de détail, réparations » (où la majorité des salariés sont des employés).
Les différences de rémunération entre l'Ile-de-France et la province sont également toujours très marquées : le salaire brut horaire moyen des salariés travaillant en Ile-de-France est de 19,6 euros, soit un quart de plus que la moyenne nationale.
En tête des régions, qui proposent les plus fortes rémunérations moyennes, viennent l'Alsace, Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte-d'Azur et Midi-Pyrénées : dans ces régions caractérisées par une forte proportion d'emplois de cadres, les salaires horaires sont compris entre 14,8 et 15,2 euros.
A l'inverse, dans certaines régions, l'heure est rémunérée à moins de 13,5 euros.On pourra citer la Basse-Normandie, Poitou-Charentes, le Limousin, l'Auvergne et la Corse.
Un salaire annuel moyen de 27 790 euros
Le salaire brut annuel moyen par année-travail pour les salariés employés à temps complet atteint 28 580 euros, soit, en euros constants, 0,7 % de plus qu'en 2004 : 10 % des salariés à temps complet ont gagné moins de 15 680 euros (soit un salaire brut mensuel légèrement supérieur à 1 300 euros), tandis que 10 % ont perçu au moins 45 730 euros. Le rapport interdécile (rapport entre le salaire au-dessus duquel se situent les 10% des salariés les mieux payés et du salaire en dessous duquel on trouve les 10% des salariés les moins payés) est donc est de 2,9.
On retrouve pour ce salaire les disparités citées précédemment pour les salaires bruts horaires : salaire des hommes plus élevé que celui des femmes (30 490 euros contre 25 340 euros, soit plus de 20 % de différence), disparités Ile-de-France/province et disparités sectorielles.
Un quart de postes à temps non complet
Les postes à « temps non complet » constituent une population assez hétérogène comprenant les salariés à temps partiel et à faible temps partiel. Ils représentent 23 % de l'ensemble des postes. En revanche, ils ne fournissent que 14 % du volume d'heures annuel. Cette catégorie de salariés, en grande majorité des femmes (deux tiers du volume d'heures annuel), perçoit 12 % de la masse salariale brute versée par les employeurs. Le salaire brut horaire moyen de ces salariés s'élève à 13,1 euros, soit 16 % de moins que les salariés à temps complet.
Deauville : le nouvel aéroport interrégional accueille Ryanair
Quatre mois
après avoir été choisi pour devenir
une plate-forme commune aux deux régions normandes,
l'aéroport de Deauville a enregistré un
succès de taille en réussissant à
accrocher Ryanair. La compagnie irlandaise à bas prix va
mettre en oeuvre le 31 octobre prochain une ligne
régulière entre l'aéroport normand et
celui de Londres-Stansted. Grâce à trois rotations
hebdomadaires, Ryanair espère un trafic annuel d'au moins
40.000 passagers dès la première année
d'exploitation.
Le prix de lancement, valable uniquement en cas de réservation longtemps à l'avance, a été fixé à 33,99 euros l'aller simple. « Une fois à Stansted, le passager a la possibilité de gagner une centaine de destinations en Europe également pour l'essentiel proposées par des compagnies à bas prix », assure Christian Fougeray, président de la CCI du Pays d'Auge.
Première liaison régulière
Cette ligne est la première liaison régulière mise en oeuvre depuis Deauville, un aéroport qui proposait jusqu'alors uniquement des vols charters mais qui est aussi très utilisé par une clientèle internationale fortunée voyageant à bord de jets privés. Il a été choisi par les deux régions à la suite d'un audit réalisé par l'Institut du transport aérien (ITA) qui soulignait que les cinq aéroports normands étaient déficitaires et préconisait de concentrer le trafic sur une seule plate-forme pour sortir du marasme. Il estimait que dans cette hypothèse le seul choix envisageable était celui de Deauville en raison de sa situation à moins d'une heure des trois principales agglomérations normandes (Rouen, Le Havre et Caen) au coeur d'un bassin de population de 1 million d'habitants.
De leur côté, les régions ont fait le choix de concentrer leurs investissements sur l'aéroport de Deauville, qui va passer sous la responsabilité d'un syndicat mixte associant ces dernières et la ville de Deauville, propriétaire des installations. « Nous sortons du temps de la polémique pour entrer dans celui des faits et chacun verra ce qu'apportera l'aéroport de Deauville », dit le président PS de la Basse-Normandie, Philippe Duron.

Le prix de lancement, valable uniquement en cas de réservation longtemps à l'avance, a été fixé à 33,99 euros l'aller simple. « Une fois à Stansted, le passager a la possibilité de gagner une centaine de destinations en Europe également pour l'essentiel proposées par des compagnies à bas prix », assure Christian Fougeray, président de la CCI du Pays d'Auge.
Première liaison régulière
Cette ligne est la première liaison régulière mise en oeuvre depuis Deauville, un aéroport qui proposait jusqu'alors uniquement des vols charters mais qui est aussi très utilisé par une clientèle internationale fortunée voyageant à bord de jets privés. Il a été choisi par les deux régions à la suite d'un audit réalisé par l'Institut du transport aérien (ITA) qui soulignait que les cinq aéroports normands étaient déficitaires et préconisait de concentrer le trafic sur une seule plate-forme pour sortir du marasme. Il estimait que dans cette hypothèse le seul choix envisageable était celui de Deauville en raison de sa situation à moins d'une heure des trois principales agglomérations normandes (Rouen, Le Havre et Caen) au coeur d'un bassin de population de 1 million d'habitants.
De leur côté, les régions ont fait le choix de concentrer leurs investissements sur l'aéroport de Deauville, qui va passer sous la responsabilité d'un syndicat mixte associant ces dernières et la ville de Deauville, propriétaire des installations. « Nous sortons du temps de la polémique pour entrer dans celui des faits et chacun verra ce qu'apportera l'aéroport de Deauville », dit le président PS de la Basse-Normandie, Philippe Duron.
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