Sommaire :
Délai d'attente et limitations des bagages PNC
Londres : le scénario du complot se précise
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Délai d'attente et limitations des bagages PNC
par Sabine MEDINA,
déléguée UNAC AllianceVous avez été nombreux aujourd'hui à nous questionner par téléphone sur vos délais d'attente à la base. Il n'y a pas de dérogations systématiques pour cause de situation exceptionnelle.
Néanmoins, nous avons accordé ce jour quelques dérogations. Si vous rencontrez des problèmes, appellez notre permanence.
Voici pour rappel, vos délais d'attente. Vous avez eu de la part de l'UNAC à votre casier un Vade Mecum traitant de ce sujet.

Par
ailleurs, comme stipulé sur notre site, le PNC ne doit pas avoir
avec lui en cabine, de liquide, parfums, crèmes, dentifrice,
pâte, gel, laque rouge à lèvres, vernis
à ongle et autres choses similaires.
Une valise allant en soute est donc vivement conseillée.
Pour le moment, pas de ventes de parfums ou de crèmes cosmétiques.
Une valise allant en soute est donc vivement conseillée.
Pour le moment, pas de ventes de parfums ou de crèmes cosmétiques.
Londres : le scénario du complot se précise
lefigaro.fr
(Avec AFP).16h03
Les 24 suspects, arrêtés jeudi et interrogés actuellement par la police britannique, étaient sur le point de commettre une vague d’attentats sans précédent contre plusieurs avions de ligne à destination d’au moins cinq grandes villes américaines. Sans tarder, la Banque d'Angleterre a gelé dans la nuit les comptes de 19 terroristes présumés. Selon plusieurs sources, le complot a pu être déjoué grâce à l'interception d'un ordre donné depuis le Pakistan.
La Grande-Bretagne et les
Etats-Unis se réveillent vendredi avec un sentiment de
soulagement. De stupéfaction, aussi. De part et
d’autre de l’Atlantique, l’heure est aux
interrogations et à l’enquête. Le niveau
de menace en Grande-Bretagne est maintenu vendredi au point «
critique » - son niveau le plus haut -.
Les 24 suspects sous le feu des questions de la section antiterrorisme de la police britannique
à Londres. La loi antiterroriste, ou Terrorism (United
Nations Measures) Order 2001, permet de les détenir pendant
28 jours, sans inculpation. Les perquisitions se sont poursuivies,
même si le ministre de l'Intérieur John Reid
assure que les «principaux protagonistes» ont
été arrêtés. Plusieurs
disques durs d'ordinateur et divers documents ont
été saisis d’un pavillon de Birmingham.
Cinq autres suspects clef toujours en fuite seraient cependant toujours
activement recherchés, selon ABC News et l’hebdomadaire le
Time, citant des sources
sécuritaires américaines anonymes. Parmi eux,
figure Matiur Rehman, présenté comme le cerveau
du présumé projet terroriste. Selon Alexis Debat,
ancien conseiller au ministère français de la
Défense et consultant, Matiur Rehman «est
extrêmement dangereux à cause de son
rôle d’interface entre le cerveau et les muscles
d’al-Qaida ». Selon des responsables pakistanais
cités par la chaîne, cet homme, dont la
tête est mise à prix 166.000 dollars par le
Pakistan, aurait eu l’intention de commettre un
«attentat spectaculaire», à
l’occasion du cinquième anniversaire des attaques
du 11 septembre.
L’infiltration d’un agent britannique au sein du groupe terroriste
présumé a également permis
d’accélérer
l’enquête, lancée il y a environ un an.
S’il n’est pas parvenu à
connaître la totalité du plan, rapporte ABC, la taupe aurait toutefois
informé les autorités de plusieurs
détails : les bombes devaient être
assemblées à bord de six à dix
appareils qui ne devaient pas exploser à leur atterrissage
aux Etats-Unis, mais bien en vol. Enfin, selon cet agent, les
comploteurs étaient encore à un stade de
reconnaissance : ils venaient tout juste d’identifier les
lignes aériennes à emprunter, sans avoir
relevé les numéros de vol.
L'ampleur du complot
n’en finit pas de surprendre en Europe et aux Etats-Unis.
Selon la presse anglo-saxonne, le commando composé
d’environ 29 individus envisageait de faire exploser entre
neuf et douze appareils d’au moins trois compagnies
américaines (American Airlines, United Airlines et
Continental Airlines) et de la British Airways, à
destination de cinq grandes villes américaines (New York,
Washington, Los Angeles, Boston et Chicago). A l’instar de 1995, le plan, qui aurait
commencé à être
échafaudé il y a un an, « visait
à provoquer de multiples attentats-suicides sur des avions,
pratiquement au même moment», a affirmé
jeudi le secrétaire américain à la
Sécurité intérieure, Michael Chertoff,
lors d'une interview à la chaîne CNN. «Ils
étaient à environ deux jours d'un test, et
à quelques jours de passer à l'acte», a
déclaré pour sa part un responsable des
renseignements américains. «Si ces gens avaient
réussi à faire tomber plusieurs avions
transportant des centaines de personnes, nous aurions subi une
catastrophe d'une ampleur comparable au 11-Septembre, avec des
centaines, voire des milliers de morts», a-t-il
ajouté. La conspiration aurait fait
jusqu’à 2.700 de victimes, ont estimé
des services de renseignements cités par le Time. Pour le
département de Sécurité
intérieure, si le complot était proche de son
exécution, il n’était pas imminent.
Trois vagues de trois explosions en vol, une par heure : telle était
l’ambition des comploteurs, selon plusieurs journaux
britanniques évoquant des «sources au sein des
services de sécurité».
Les explosifs liquides
devaient être dissimulés dans des bouteilles de
boissons énergétiques emportées par
les suspects dans leurs bagages à main. Un flash
d’appareil photo ou un chargeur de baladeur
numérique servant ensuite de détonateur.
Des cassettes vidéos
auraient été enregistrées par deux
suspects arrêtés jeudi. Elles feraient figure de
revendications des attentats qu'ils comptaient commettre, rapporte la
chaîne de télévision
américaine ABC.
Le profil des terroristes présumés : tous sont des citoyens
britanniques, à l’instar des auteurs des attentats
suicides du 7 juillet 2005 dans les transports publics de Londres, qui
avait fait 56 morts et plus de 700 blessés. Tous sont
âgés de 17 à 35 ans, avec une moyenne
d’âge de 25 ans. Ils portent des patronymes
à consonance d'Asie du Sud, et trois d'entre eux ont
abandonné leurs prénoms occidentaux
après leur conversion à l'islam. Leur profil est
néanmoins varié : on compterait ainsi un
maçon, un employé de pizzeria et un vigile, mais
aussi un étudiant qui préside la
société islamique de la London Metropolitan
University, deux frères vendeurs de voitures d'occasion, un
comptable et un employé à Heathrow. La Banque
d'Angleterre a décidé de geler les comptes de 19
des 24 suspects arrêtés à Londres,
à High Wycombe (ouest de Londres) et à Birmingham
(centre de l'Angleterre).
Une coopération entre les autorités anglaises,
pakistanaises et américaines a permis
d’empêcher les attentats. Jeudi, Islamabad annonce
avoir procédé à sept arrestations
(dont deux citoyens britanniques) à Lahore et Karachi. Au
moins trois d’entre elles seraient liées
à al-Qaida. Deux des personnes arrêtées
d'origine pakistanaise auraient également reçu de
l'argent venant du Pakistan pour acheter des billets d'avion,
précise ABC
News.
D’après une source gouvernementale britannique,
citée par le The Guardian, un message envoyé
du Pakistan et exhortant les terroristes à « y
aller maintenant » aurait permis aux enquêteurs
britanniques de procéder jeudi aux arrestations.
Après avoir rapidement pointé du doigt la
nébuleuse al-Qaida,
Charles Allen, chef du renseignement au département de
Sécurité intérieure, a tenu
à relativiser cette thèse, estimant
qu’aucune preuve ne permettait de relier le complot
à la chaîne de commandement d’Oussama
ben Laden, rapporte le Time.
Y a-t-il un plan B ? C’est la question qui
inquiète enfin les officiels américains, rapporte
l’hebdomadaire.

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