Sommaire :
HSBC dégrade le titre Air France à "neutre", sur valorisation
La sûreté vue par Chronopost
Les pilotes russes font primer le kérosène sur la sécurité
Le Vatican décodé
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HSBC
dégrade le titre Air France à "neutre", sur
valorisation
Le titre du groupe Air France était en hausse de 0.23%
à 21.35 euros
hier matin à la Bourse de Paris.
La banque d'affaires britannique HSBC vient pourtant de dégrader son niveau de recommandation sur la valeur de "surpondérer" à "neutre", tout en maintenant son objectif de cours à 20.70 euros.
Le broker précise que le cours de l'action vient de progresser de 30% depuis le début du mois de juin.
La sûreté vue par Chronopost

Les pilotes russes font primer le kérosène sur la sécurité
Les incitations aux économies de carburant pointées du doigt lors de crashs.
Source Libération
«Avares jusqu'à la mort.»
Plusieurs médias russes, à commencer par le Moskovski Komsomolets, qui a fait ce titre, ont livré ces derniers jours une explication particulièrement choquante du dernier crash d'avion qui a fait 170 morts, la semaine dernière, dans l'est de l'Ukraine. Le Tupolev 154 de la compagnie pétersbourgeoise Poulkovo, qui reliait les bords de la mer Noire à Saint-Pétersbourg, aurait tenté de traverser un orage parce que les pilotes de cette compagnie, comme d'autres compagnies russes, sont financièrement incités à faire des économies de kérosène, ont suggéré plusieurs spécialistes de l'aviation.

«Orage».
«Les pilotes de la compagnie Poulkovo touchent environ 300 dollars par mois pour les économies de carburant qu'ils réalisent [pour des salaires mensuels de 600 à 1 500 dollars environ, ndlr], a ainsi affirmé le pilote Viatcheslav Akhremenko au quotidien Moskovski Komsomolets : «Quand l'équipage aurait dû faire un détour pour contourner l'orage, les pilotes se sont souvenus que ce serait une dépense supplémentaire de carburant.» Selon lui, les pilotes du Tupolev auraient alors tenté de survoler l'orage en montant au-dessus de l'altitude de croisière de 10 000 mètres, manoeuvre moins gourmande en kérosène, et c'est alors que l'avion aurait été happé par les turbulences. Sa compagnie a une politique similaire, poursuit ce pilote qui ne précise pas le nom de son employeur : «Quand je dois aller à Kiev, par exemple, on me donne 10 tonnes de carburant quand je sais qu'il en faudrait 12 pour contourner un orage ou faire un atterrissage d'urgence à Minsk, si le temps est mauvais. Mais ils te donnent tout juste ce qu'il faut.»
«Encouragement».
Interrogé par Libération, un autre pilote russe confirme, sous couvert d'anonymat : «Cette pratique des primes pour les économies de carburant remonte à l'époque soviétique. A l'époque, on pouvait recevoir 100 ou 120 roubles par mois de primes d'économies, pour un salaire qui était de 1 200 roubles. Aujourd'hui, non seulement les pilotes sont récompensés pour les économies qu'ils font faire à leur compagnie, mais ils risquent aussi d'être licenciés s'ils consomment trop.» Poulkovo, troisième compagnie russe par le nombre de passagers transportés, n'a démenti qu'à moitié ces allégations. «Les primes sont versées en fonction de plusieurs facteurs, parmi lesquels l'économie de carburant n'est qu'un des éléments. Le facteur essentiel est la sécurité du vol», nous assurait ainsi, hier, un porte-parole. Sibir, la deuxième compagnie du pays, reconnaît avoir aussi un «programme d'encouragement de son personnel» où l'économie de carburant est «un des facteurs» pris en compte. Chez Aeroflot, restée première compagnie nationale, on assure que les incitations aux économies de carburant ne concernent que les évolutions de l'avion au sol.
«Au prix que vaut le carburant aujourd'hui, il est clair que les compagnies cherchent à l'économiser, observe aussi Magomed Tolboev, ancien pilote et héros de l'aviation soviétique. Mais je suis plutôt préoccupé par l'entretien des avions. On peut voir aujourd'hui en Russie des petites compagnies amener leur avion aux services de contrôle, l'y laisser quelque temps, puis payer la moitié du prix de la réparation afin que les documents indiquent que la réparation a été effectuée, alors que rien n'a été fait. Parfois, l'avion ne fait même pas le déplacement, seuls ses papiers sont apportés, pour être certifiés en bonne et due forme.» A l'époque soviétique, «on aurait fusillé» pour moins que cela, rappelle ce vétéran, étonné qu'après la série noire de crashs d'avions, ces derniers mois, le gouvernement n'ait guère réagi. Les statistiques de l'agence fédérale du transport aérien russe, citées par le quotidien des affaires Vedomosti, établissent pourtant elles-mêmes que seulement 46 % des appareils volant en Russie seraient «en bon état».

Série noire.
«Les avions tombent les uns après les autres et l'Etat ne fait rien», résume Magomed Tolboev. Le 3 mai, un Airbus 320 de la compagnie arménienne Armavia s'est écrasé alors qu'il approchait de la ville russe de Sotchi, faisant 113 morts. Le 9 juillet, un Airbus 310 de la compagnie russe Sibir s'est écrasé à l'atterrissage sur la piste d'Irkoutsk, faisant 124 morts, et, le 26 août, c'était le Tupolev 154 de Poulkovo qui tombait en plein vol. Avant même cette série noire, selon des données collectées par le magazine Kommersant-Vlast, la Russie a compté en 2005 un record de 0,826 tué pour 1 million de passagers transportés, contre une moyenne de 0,519 dans le monde et de 0,027 aux Etats-Unis, champions de la sécurité aérienne.
Le Vatican décodé
www.asv.vatican.va. Derrière cette adresse se cache le site officiel des "archives secrètes" du Vatican.
Ce terme, en vigueur depuis le XVe siècle, entretient l'aura mystérieuse de ce fonds méconnu. Contre toute attente, le site joue la transparence et dévoile une partie de ses trésors. Disponible en cinq langues.
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