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Reprise et cadrage des négociations 2
Air France : la grève est finie, mais rien n'est réglé
Air France chiffre le coût de la grève à 60 millions d'euros
Les séances de courts sur 6nema
Reprise et cadrage des négociations 2
Dans la newsletter d’hier, il manquait le lien vers le document de cadrage de la négociation.
Ce calendrier qui a été fourni au cours de la réunion à laquelle nous avons participé avec la CFDT et la CGT.
Les autres syndicats FO, CFTC, UNSA, SNPNC, SUD ont refusé de participer à la réunion de négociation officielle présidée par le Président Spinetta au prétexte qu’un des représentants de la CGT était membre du bureau central de la CGT. Ils ont donc été reçus un peu plus tard.

De grâce, cessons ces enfantillages et mettons nous autour de la table de négociation. Les PNC attendent un résultat.
Air France : la grève est finie, mais rien n'est réglé
Source Le Monde
Les hôtesses et les stewards d'Air France ont cessé leur mouvement de grève, lundi 29 octobre à minuit, mais les sources de mécontentement demeurent. La direction de la compagnie doit reprendre les négociations mardi avec les syndicats sur deux dossiers au coeur du conflit : la refonte de la grille des salaires et les conditions de travail.
Mais d'autres sujets sont susceptibles d'émerger au fil des discussions et de les rendre plus difficiles. Parmi eux, l'éventuelle instauration d'un service minimum en cas de grève dans l'aérien.
Le secrétaire d'Etat aux transports, Dominique Bussereau, a déclaré au Parisien, lundi, que le gouvernement allait "étudier l'extension à l'aérien, de l'obligation pour les salariés de se déclarer grévistes 48 heures avant le déclenchement d'un conflit, (pour que) la direction puisse informer les voyageurs sur le service garanti".
Ces propos renvoient à une disposition de la loi du 21 août 2007 sur "le dialogue social et la continuité du service public". Prévu pour entrer en vigueur début 2008, ce texte concerne "les transports terrestres réguliers de voyageurs". Son champ d'application pourrait donc être élargi, "conformément aux voeux exprimés par des parlementaires", indique l'entourage de M. Bussereau, qui ajoute, prudent : "Une réflexion va être menée mais il n'y a rien dans les tuyaux pour l'instant."
LES PLUS JEUNES TRÈS MOBILISÉS
Sur France-Inter, lundi, le PDG d'Air-France-KLM, Jean-Cyril Spinetta - sa rémunération (salaire plus prime) a atteint 1,27 million d'euros pour 2006-2007, en hausse de 31 % sur l'exercice précédent - a renvoyé au gouvernement la responsabilité de cette initiative : "C'est (à lui) de prendre des décisions dans ce domaine." Mais il a rappelé que les personnels d'Air France n'étaient pas tenus de "dire s'ils sont grévistes ou pas". Lorsqu'ils observent un arrêt de travail, l'"imprévisibilité" prévaut donc, ce qui expliquerait le déficit d'informations dont ont souffert de nombreux clients.
Les intentions de M. Bussereau contrarient les syndicats. "Je trouve désagréable que l'on envisage de passer par la loi", affirme Franck Mikula, président de l'UNAC, l'une des principales organisations chez les personnels navigants commerciaux (PNC). Pour lui, l'exercice du droit de grève relève d'une discussion entre direction et représentants des salariés. Eyal Jonas, de la CGT-PNC, s'indigne que les pouvoirs publics songent à un "dispositif législatif qui empêche hôtesses et stewards d'exprimer leur mécontentement". "Le gouvernement poursuit sa politique antisociale et essaie de museler le droit de grève", tempête Fatiha Schneider, présidente du SNPNC.
La question des retraites risque aussi de provoquer des crispations dans le dialogue entre la direction d'Air France et les syndicats. Le 25 octobre, l'Assemblée nationale a adopté un amendement du député Jacques Myard (UMP, Yvelines) qui permet aux PNC de travailler jusqu'à 60 ans, contre 55 aujourd'hui. Soutenue par le Parti socialiste et les Verts, cette disposition vise, pour M. Myard, à réparer "une injustice" : passé 55 ans, de nombreux stewards et hôtesses "se trouvent débarqués puisqu'on leur propose alors un travail au sol qui ne peut leur convenir". Pour la CGT-PNC, cette initiative porte atteinte à la reconnaissance de la "pénibilité du métier". L'UNAC, elle, regrette de ne pas avoir été consultée.
Le mouvement de grève peut-il reprendre ? Tout dépendra des négociations à venir. Mais l'attitude des jeunes recrues, particulièrement mobilisées pendant le conflit, sera, elle aussi, déterminante. Sur les 14 000 hôtesses et stewards d'Air France, 11 000 ont été embauchés après 1995. " Nombre d'entre eux vivent dans le sentiment qu'ils se font avoir et que leur rétribution n'est pas en adéquation avec leur charge de travail", observe un syndicaliste sous le sceau de l'anonymat.
Note de l'UNAC : Notre organisation est en totale opposition avec l'extension des dispositions relatives au service minimum dans les transports terrestres et l'obligation pour les salariés de se déclarer grévistes 48 heures avant le déclenchement d'un conflit.
Air France chiffre le coût de la grève à 60 millions d'euros
Source La Tribune
Le chiffre se décompose en une perte de recettes de 80 millions d'euros compensée par une réduction nette des charges de 20 millions d'euros. Direction et syndicats ont par ailleurs convenu d'une vingtaine de réunions de négociation d'ici à Noël
60 millions d'euros. C'est le coût net estimé par la direction d'Air France du mouvement de grève qui a affecté la compagnie cinq jours durant.
Le chiffre, à porter au débit du résultat d'exploitation, se décompose en une perte de recettes de 80 millions d'euros compensée par une réduction nette des charges de 20 millions d'euros, a indiqué le groupe mardi dans un communiqué, tout en assurant que cette première estimation officielle serait affinée ultérieurement. La perte pourrait in fine se révéler moins importante, un certain nombre de passagers pouvant reporter un voyage plutôt que d'en demander le remboursement.
Le titre Air France-KLM, en forte baisse mardi matin, s'est repris en cours de journée, et a terminé la séance en baisse de 0,47% à 25,41 euros.
La direction d'Air France et les syndicats d'hôtesses et stewards se sont par ailleurs mis d'accord mardi sur l'organisation d'une vingtaine de réunions de négociation sur les salaires et les conditions de travail d'ici les vacances de Noël, a-t-on appris auprès des syndicats.
La direction et les syndicats de PNC (navigants commerciaux) se sont rencontrés mardi pour la première fois depuis la fin, lundi, de la grève des hôtesses et stewards pour les salaires et les conditions de travail. Syndicats et direction vont négocier le nouvel accord collectif des PNC qui arrive à échéance le 2 janvier 2008, entre le 7 novembre et le 20 décembre, à la veille des vacances de Noël, au cours de 19 réunions. Certains des sept syndicats qui avaient lancé la grève ont évoqué la possibilité d'appeler à un nouveau mouvement pendant les vacances de Noël si leurs revendications n'étaient pas prises en compte par la direction. L'objectif est de s'accorder sur un changement de la rémunération et des conditions de travail en abordant les points suivants: réforme de la rémunération, organisation de l'activité (planning, congés, temps partiel), protection sociale, sécurité, formation etc., selon un document transmis par la direction d'Air France aux syndicats, que l'AFP a pu consulter.
La réunion de mardi a été marquée par ailleurs par un affrontement entre l'intersyndicale CFTC-FO-SNPNC-Unsa-Sud Aérien (60% des hôtesses et stewards d'Air France) et la CGT (14%). L'intersyndicale a refusé de siéger avec la CGT, lui reprochant d'être représentée par des personnels non navigants. Deux réunions semblables dans le contenu se sont donc tenues parallèlement l'une avec des représentants de la direction et l'intersyndicale, l'autre avec d'autres représentants de la direction et la CGT, la CFDT et l'Unac, ont rapporté des sources syndicales à l'AFP.
Les séances de courts sur 6nema
6nema est un portail vidéo français "équitable et gratuit" dédié aux courts métrages, dont la dernière version a été lancée à la mi-octobre. L'association qui l'a mis en place propose de visionner gratuitement un catalogue de plus de 150 films (fictions, documentaires, animations, "ovnis"...) produits par une vingtaine de sociétés de production. 50 % des recettes publicitaires sont reversées aux ayants droit, en proportion du trafic généré par les films. Certains courts bénéficient de la présence d'acteurs qu'on ne présente plus, comme François Berléand ou encore Sylvie Testud...

On y trouve aussi quelques petites pépites de film d'animation, notamment Twilight Circus, une autoproduction française de Pierre Migeot, l'histoire d'un vieux piano qui ressasse ses souvenirs colorés. Quatre minutes d'évasion.
L'UNAC
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