Election au poste de réprésentant des salariés

au Conseil d'Administration d'Air France

Le mardi 14 juin 2004


Pour mieux connaître notre candidat au poste de réprésentant des salariés au Conseil d'Administration d'Air France, nous vous proposons de poursuivre l'interview de ce dernier.

Vous recevrez ou avez déjà reçu, de la part d'Air France, le matériel de vote dans les jours à venir pour un dépouillement de vos votes le 22 juillet 2004.

Un conseil, votez dès réception de ce matériel de vote. Si vous n'avez pas reçu votre matétiel de vote adressez vous à

OA.YU (Relations sociales PN) Catherine VALLENET-BRIE Tel : 01 41 56 33 24 ou Jean LABILLE Tel : 01 41 56 33 67


Philippe CADOREL, notre candidat de "l'Alliance" SNPNC-UNAC. Interview n° 3/3 :

Nous en étions à cette dernière question. Revenir aux interviews antérieurs

Cette candidature au poste de réprésentant des salariés au Conseil d'Administration, il n'y avait que toi comme postulant ?

Non, bien sûr.

C’est un choix du bureau de l’UNAC qui a été entériné par le bureau du SNPNC. Il leur a semblé que mon expérience avec la présidence de la Commission Economie et Production me prédisposait à ce poste. De plus mon habitude de la vie syndicale, depuis de si longues années m’a permis de me tenir au courant des problèmes graves qu’a eu à traverser le métier de navigant.

Mais je dois aussi souligner, qu’ayant fait comme choix de poursuivre mon activité à temps plein, j’ai néanmoins toujours veillé à continuer de voler le plus possible en fonction du planning de mes réunions, par attachement pour ce métier ; mais aussi parce que j’estime que je ne peux bien en parler qu’en le pratiquant régulièrement.

J’ai un caractère passionné mais je pense être également calme, et prendre le recul nécessaire quand les circonstances l’exigent. Je sais écouter, mais je sais être tenace quand j’ai une idée à défendre.

Enfin, je suis « un homme de dossiers », j’aime la précision et je suis personnellement passionné par les sujets économiques et sociaux. Tout cela réuni a dû je pense, jouer en ma faveur….

C’est en tout cas pour moi un honneur de représenter mes collègues, une responsabilité morale dont je connais l’importance. C’est un défi personnel qui, à la fois, me donne de l’énergie et l’envie de me dépasser.


Toi qui est très au fait des résultats de l'Entreprise, que t'évoque cet effondrement du T2E ?

Tout d'abord la tristesse pour les victimes et leurs familles. Ensuite l'effarement de voir la fragilité de tels ouvrages.

Puis enfin, la colère car c'est très grave pour Air France et cela aurait pu mener cette dernière à des licenciements immédiats.

Prudemment, privatisation et cours de bourse obligent, Air France n'a que peu communiqué sur le désastre économique que représente cet accident. Nous allons le vivre sur plusieurs mois voire années et en ressentir les effets dévastateurs durant très longtemps.

Une fois encore, je note la fragilité de notre secteur industriel que de nombreux indicateurs ou évènements remettent en cause en permanence et du jour au lendemain : Cours du baril, SARS, Irak, effondrement du T2E et plus largement l'économie mondiale.


Qu’est- ce qui a motivé ton engagement syndical ?

Les relations sociales à UTA exigeaient un moral à toute épreuve, et relevaient plus du parcours du combattant, que du dialogue ou de la négociation.
J’ai toujours été choqué par ce type de management qui me semblait tellement ahurissant, et totalement inadapté dans une entreprise de services. Il n’y avait pas plusieurs alternatives si je souhaitais m’engager pour une cause collective. J’ai été co-responsable du fonds de solidarité mis en place grâce au SNPNC, au printemps 1988 pour lutter contre la double échelle de salaires que la direction voulait nous imposer. Après toute une assez longue période de bénévolat, je suis devenu délégué du personnel au SNPNC en 1989.

Lors de la fusion avec Air France, j’ai fait partie du groupe qui s’investira dans la création et la reconnaissance de l’UNAC.

26 ans de PNC, 15 ans de délégué et 13000 heures de vol, ça t'évoque quoi ?

Qu'on ne fait que de lutter contre les mêmes idées perverses des directions diverses (UTA ou AF) et ce de manière répétitive.

B-Scale à UTA puis à Air France.
Notation par les CCP à UTA puis à Air France.
Salaire à la tête du client à UTA puis à Air France.

De plus, je suis sûr que nous risquons de revoir tout cela. Pour l'heure, une configuration économique porteuse d'Air France nous en préserve. Mais demain après un autre SARS, une autre guerre que celle d'Irak....

Il n'y a que des accords à durée déterminée pour limiter les dégats, d'autant plus si ils sont signés au bon moment, comme le dernier.

Votez dès réception de ce matériel de vote.