Newsletter UNAC n° 217 du lundi 13 septembre 2004


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Sommaire :

- Les barèmes de salaires au 1/09/2004
- Service minimum
- Les cinq cavaliers de l'apocalypse aérienne

- Web UNAC tous les liens et numéros de téléphones utiles
Les archives de la Newsletter UNAC


Les barèmes de salaires au 1/09/2004

Ces barèmes sont en permanence sur le Web UNAC


Service minimum

Le débat actuel sur le service minimum dans les transports publics ne peut pas nous laisser indifférents dès lors que des dispositions législatives modifieraient de façon sensible les conditions d’exercice d’un droit essentiel pour la défense des salariés.

Le ministre des Transports Gilles de Robien a ouvert mercredi une vaste consultation sur le service minimum et sur la continuité du service public. Au total une vingtaine de rendez-vous sont prévus d’ici à la fin septembre avec les organisations syndicales, mais aussi avec les présidents des entreprises de transports, les représentants des usagers et les représentants politiques des régions qui sont chargés des transports.

S’appuyant sur les propositions de la commission présidée par le Conseiller d’État Dieudonné Mandelkern, publiées le 21 juillet, cette concertation constitue la dernière étape avant l’adoption d’une éventuelle loi. Quand on parle de service minimum, il y a inévitablement une remise en cause du droit de grève. Ce droit fait partie des libertés fondamentales et il n’est pas question pour nous que ce droit soit remis en cause d’une façon ou d’une autre par la loi.

Qu’il y ait des discussions sur la prévention des conflits dans les entreprises de transports publics, pas de problème. Mais que cela se fasse par une intervention législative, c’est une autre affaire.

À Air France nous avons, nous même, accepté de contractualiser une procédure de conciliation en cas de litige dans l’application de l’Accord collectif PNC. Cette clause consiste à prendre le temps de discuter avant de déclencher un conflit. Cela ne nous dérange pas puisque c’est justement notre mode de fonctionnement habituel : d’abord on discute et si ces discussions échouent alors la grève marque l’échec de la négociation. De toute façon, entre le moment où l’on constate un litige et le moment où nous décidons de lancer un conflit il se passe bien un mois pendant lequel nous discutons d’un côté avec la Direction et nous expliquons de l’autre aux 15 000 PNC d’Air France les raisons du litige et donc les raisons pour lesquelles nous allons les appeler au conflit.

Autant nous serons d’accords pour que soit privilégiée la négociation, autant nous ne pourrons que nous opposer à toute restriction du droit de grève. En particulier à propos d’un des points du rapport de Dieudonné Mandelkern : une « déclaration individuelle préalable ». Une fois l’appel à la grève lancé par les syndicats, les salariés devraient, selon ce rapport, déclarer individuellement, 48 heures avant le déclenchement du mouvement, leur intention ou non d’y participer.

C’est un point qui pour nous est totalement inacceptable. Alors que la grève est un moyen d’action collectif, la déclaration individuelle replace le salarié seul devant sa hiérarchie et donc en situation de subir tout un tas de pressions diverses pour lui faire changer d’avis. Ce serait la négation de toute action collective, les salariés ne s’en remettraient pas.


Les cinq cavaliers de l'apocalypse aérienne

Un article de Courrier International

Après avoir affronté une année 2003 catastrophique, les compagnies aériennes comptaient bien se refaire une santé en 2004. Las, la crise du pétrole vient remettre en question leurs bénéfices et leurs stratégies. Les licenciements apparaissent encore comme une solution, qu'envisage d'ailleurs Alitalia, mais plus comme une panacée, ce que constate douloureusement British Airways.

....."Chaque transporteur va devoir, d'une manière ou d'une autre, ramener ses coûts au niveau de ceux des compagnies low-cost. Ce qui passera par la suppression des plans d'épargne-retraite à versements fixes, par la refonte des contrats de travail, par l'élimination des règles qui encadrent les conditions de travail et la diminution des salaires", affirme avec brutalité dans le Washington Post Robert L. Crandall, ancien patron d'American Airlines......

NDLR : Seule phrase encourageante de cet article : "Car tailler sans discernement dans les effectifs peut se révéler contre-productif. L'expérience de British Airways en témoigne. A la fin août, la compagnie a dû annuler des dizaines de vols à partir de Londres, faute de personnel au sol." Et c'est vrai que BA le paye actuellement contrairement à AF qui a fait le pari de conserver son personnel.


Les questions des délégués du personnel UNAC d'août et les réponses de la Direction

Extraits :

QUESTION ORALE U 04 08 56 SECURITE Fiches évacuation PNC

Les délégués UNAC demandent où en sont les études menées il y a deux ans par le groupe de travail en charge de l’amélioration des fiches pré-vol sécurité à bord ?
Ce groupe de travail avait entre autres en charge de créer une check-list évacuation afin de permettre au personnel de bord d‘anticiper sur une éventuelle préparation cabine (prévisible ou non, amerrissage ou évacuation terrestre), et la distribution des rôles de chacun ;
Cet outil déjà utilisé dans d’autres compagnies absorbées par AF 5 UTA, Air Inter) et ayant déjà prouvé son utilité vis-à-vis de la clientèle et du PNC, les délégués UNAC demandent qu’un support semblable soit utilisable sur toute la flotte AF.

Réponse : Deux supports vont être testés sur 5 vols au cours du mois de septembre. La décision de valider un de ces 2 documents sera prise à l'issue de ces tests.

QUESTION U 04 08 09 GENERALITES Enfant malade

Plusieurs cas sont traités par le formulaire de demande du « bénéfice d’autorisation d’absence pour soigner un enfant malade ». Cependant, le cas du PNC qui a vécu en couple sans être ni marié, ni concubin légal, ni pacsé et qui a eu un enfant dont il partage la garde depuis sa séparation à l’amiable, mais sans rédaction d’un jugement, n’est pas pris en compte. Cette non reconnaissance lèse le PNC qui voit ses droits de parent restreints au prétexte qu’il n’ait pas fait appel au Juge aux Affaires Familiales.
Les délégués UNAC demandent au service concerné de mettre en place un document qui joint à une déclaration sur l’honneur du parent non PNC permettrait à l’agent de s’occuper de son enfant dans les mêmes conditions que les autres PNC de l’entreprise.

Réponse : L’autorisation d’absence -répartition des jours entre les 2 parents- est subordonnée à la présentation d'un jugement attestant les modalités de la garde afin de vérifier que la journée de maladie de l'enfant correspond à une période où l'agent en a la garde effectivement.

L'ensemble des questions UNAC et des réponses au format Word 67 Ko en cliquant là.


Sur le Web

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