Newsletter UNAC n° 248 du samedi 13 novembre 2004



Sommaire : 

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Mauvaise humeur
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Réquisition
- Les assureurs du DC10 d'UTA assignent en justice l'Etat libyen
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Delta Air Lines  prévoit de supprimer entre 6.000 et 6.900 emplois
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Delta Pilots Vote to Accept 32.5% Pay Cut


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Mauvaise humeur


Aux remarques du récent tract UGICT-CGT soulignant que des délégués UNAC assurent certains des vols de rapatriement avec des cadres PNC, nous ne pouvons que confirmer "cette  information "
tordue. Nos délégués le font même avec certains d'entre vous...

Précisons, que si nous étions coincés en Côte d'Ivoire ou ailleurs,
nous serions, pour notre part, ravis de voir des délégués UGICT-CGT et des cadres PNC  venir nous chercher...!

Tout comme doivent l'être d'ailleurs tous nos ressortissants français qui fuient cet enfer de pillages, de violences voire de viols.

Mais au fait, quel message veut faire passer la CGT ?

Le fameux et universel CPMZ ( C'est Pas Ma Zone ) !?

Et bien c'était déjà très clair ! Mais maintenant c'est lumineux, nous ne pensons vraiment pas les mêmes choses  !

Si chacun est libre de ne pas y aller en appliquant le Decret de 1991, au moins que la CGT foute la paix aux PNC, aux cadres et à nos délégués acceptant cette réquisition.


Notre dépêche sur les vols réquisitionnés


Nous vous expliquerons bientôt, à nouveau, les dangers du nolontariat, dans un tract spécifique.


Réquisition

Il est prévu que le décret de réquisition des services d'Air France reste actif jusqu'à dimanche.

Deux vols par jour se poursuivent, dans le cadre de la réquisition par le
Ministère des Affaires Etrangères, un en B 743 et un en B 772.

Comme des manifestations sont prévues aujourd'hui à ABJ, et en fonction de la pression des ressortissants français sur place, le Ministère des Affaires Etrangères envisage une troisième rotation par Air France aujourd'hui. L'avion sera un B 772 et il serait mis en attente à LFW.


Les assureurs du DC10 d'UTA assignent en justice l'Etat libyen


La Réunion Aérienne, Allianz Marine & Aviation et AXA Corporate Solutions, les assureurs de l'appareil détruit par un attentat en 1989 réclament à la Libye plus de 100 millions d'euros d'indemnités réparatrices, intérêts compris.

Quinze ans après les faits, les assureurs du DC10 d'UTA, victime d'un attentat au-dessus du désert du Ténéré (Niger), veulent obtenir réparation. Ils vont intenter un procès à l'Etat libyen et six de ses ressortissants reconnus coupables de la destruction de l'aéronef. Selon nos informations, La Réunion aérienne, Allianz Marine & Aviation, AXA Corporate Solutions, vont déposer aujourd'hui une assignation auprès du tribunal de grande instance de Paris. Ils réclament le dédommagement des indemnités versées aux victimes, à la compagnie aérienne et aux créanciers de l'appareil, soit plus de 100 millions d'euros, intérêts légaux compris.

En début d'année, la Fondation Kadhafi s'est engagée à verser 170 millions de dollars aux familles des victimes. Les assureurs avaient également entamé des négociations avec Tripoli pour être indemnisés, mais celles-ci ont été brutalement interrompues au printemps. Motif officiel invoqué : le remaniement du gouvernement libyen. Faute de pouvoir renouer le dialogue avec le régime de Mouammar Kadhafi, les assureurs reviennent à la charge sur le terrain judiciaire.

Un appel à Jacques Chirac

L'enjeu est de taille. Après la catastrophe, La Réunion Aérienne, apériteur du contrat, et ses coassureurs avaient versé 34 millions d'euros (40 millions de dollars) à la compagnie UTA et à son créancier hypothécaire, ainsi que 15,8 millions d'euros aux ayants droit des membres de l'équipage et des passagers étrangers (les indemnités aux familles des passagers français avaient été prises en charge par le fonds de garantie des victimes d'attentat). Avec intérêts de droits capitalisés au jour du paiement, ils évaluent aujourd'hui la réparation à 109 millions d'euros. Les membres appartenant à l'époque au GIE La Réunion Aérienne prétendraient à environ la moitié des indemnités. Les coassureurs, la Camat (achetée par AGF, puis intégrée dans Allianz Marine & Aviation) et AXA Corporate Solutions se partageraient le solde.

Les compagnies ont bon espoir de récupérer cette somme. La Libye s'est en effet engagée en octobre 2002 à exécuter toutes les décisions de la justice française concernant l'attentat contre le DC10 d'UTA. Mais, pour que la peine soit appliquée, l'influence de la diplomatie française sera probablement déterminante. Or, ses moyens de pression se sont rétrécis depuis la levée de la plupart des sanctions commerciales imposées à la Libye par l'Union européenne. « Une fois que toutes les sanctions seront levées, il est à craindre que les Libyens soient plus difficiles à convaincre de nous dédommager », reconnaît l'une des compagnies concernées. Les trois assureurs du DC10 s'étaient rapprochés du ministère français des Affaires étrangères afin que Michel Barnier plaide leur cause lors de sa visite en Libye début octobre. L'action en justice intentée à Paris fait aussi office d'appel à Jacques Chirac, qui doit à son tour se rendre à Tripoli à la fin de ce mois, afin de sceller le réchauffement des relations avec la « Jamahiriya ».

Quinze ans de procédure

19 septembre 1989 : l'explosion d'une valise piégée à bord du vol 772 d'UTA, au-dessus du Niger, fait 170 morts de 17 nationalités différentes.

Octobre 1991 : un juge français émet des mandats d'arrêt internationaux contre six Libyens, dont le beau-frère du colonel Kadhafi.

Mars 1999 : une cour d'assises de Paris condamne par contumace les six suspects à la réclusion criminelle à perpétuité.

Juillet 1999 : la Libye ne reconnaît pas sa responsabilité mais accepte de verser 34 millions de dollars aux familles des victimes.

Septembre 2003 : la France demande une revalorisation des indemnités à la suite de l'accord sur le versement de 2,7 milliards

de dollars aux familles des victimes de l'attentat de Lockerbie.

Janvier 2004 : le ministre libyen des Affaires étrangères signe à Paris un accord prévoyant une indemnisation des victimes du DC10 à hauteur de 170 millions de dollars.

NDLR : C'est parfois pas simple de se faire rembourser par son assurance. Les assurés que nous sommes en savent quelque chose. J'ai curieusement du mal à m'émouvoir des soucis de
La Réunion Aérienne, Allianz Marine & Aviation et AXA Corporate Solutions... 15,8 millions d'euros, ce n'était en tout cas  rien au vu de ces vies gâchées.



Delta Air Lines  prévoit de supprimer entre 6.000 et 6.900 emplois

La troisième compagnie aérienne américaine, Delta Air Lines, a annoncé mercredi qu'elle avait obtenu l'autorisation de ses actionnaires d'émettre 75 millions de nouvelles actions.
La compagnie d'Atlanta a également donné des précisions sur son plan de restructuration qui prévoit notamment de supprimer entre 6.000 et 6.900 emplois (sur environ 57.000) dans les dix-huit prochains mois, de baisser de 10 % la rémunération des membres du conseil de direction et de réduire les avantages des salariés.

Delta lutte pour éviter la faillite, touchée comme les autres principales compagnies américaines par une activité faible, des coûts élevés, le prix du kérosène en forte hausse et la concurrence des compagnies « low cost ».



Delta Pilots Vote to Accept 32.5% Pay Cut


By MICHELINE MAYNARD

Pilots at  Delta Air Lines overwhelmingly approved a new five-year contract yesterday with $1 billion in annual concessions sought by the airline, which had threatened to file for bankruptcy if the pilots did not acquiesce.

The deal, which cuts pay by 32.5 percent, would reduce the salary of the highest-paid Delta pilot by more than $90,000, to about $185,000 a year. It ends an era of luxurious pilot pay in the airline industry, but does not end Delta's problems.

Delta, the nation's third-largest airline, must still arrange new terms on its debt, slash its costs and carry out a strategy that it hopes will take it through the industry's gathering storm.

 "There are no winners at this point," Delta's chief executive, Gerald A. Grinstein, said yesterday in a letter to pilots. "We unfortunately remain in turbulent times."

The pilots' vote simply allows Delta to "back away from the cliff by several steps," said Philip A. Baggaley, an airline analyst with Standard & Poor's Ratings Services.

The Air Line Pilots Association, which represents Delta's pilots, said the pact was approved by 79 percent of those voting. It said about 91 percent of its members at Delta cast ballots - considered a high turnout in a union vote. Delta's pilots are the airline's only unionized labor group.

But the stakes were high for both the pilots and Delta, which is based in Atlanta. The airline had threatened repeatedly to seek bankruptcy protection unless its pilots agreed to cut the wages and benefits that had made them the best paid in the airline industry.

"Our airline has been managed to the brink of bankruptcy and the Delta pilots had to decide between two bad choices," John Malone, chairman of the master executive council of the pilots' union, said in a statement yesterday. "They chose the lesser of two evils."

The union and the airline reached a tentative agreement on Oct. 28, hours after a deadline for a deal, set by Mr. Grinstein. When the two sides finally agreed, Delta's lawyers were waiting in New York for a telephone call from Atlanta authorizing them to file bankruptcy papers.

"This decision is meaningful to everyone at Delta," Mr. Grinstein said in his letter to the pilots. But he added, "Delta must stay competitive with the marketplace if we are to survive and compete."

Delta's most senior pilots, flying its biggest aircraft, earned as much as $287,000 a year. By contrast,  JetBlue Airways, a low-fare carrier that does not have unions, pays a top salary of $108,000 a year. Pilots at American Airlines, United,  Northwest Airlines and US Airways have all approved cuts in the last year;  Continental Airlines is in talks with its pilots.

Along with pay cuts, Delta will also freeze its traditional pension plan for pilots and replace it with a less-generous 401(k) plan. Delta will also require pilots to pay more for health care. Pilots will be given the right to purchase options on 30 million new Delta shares.

Delta's salaried employees have already taken 10 percent pay cuts, while Mr.. Grinstein took the equivalent of a 25 percent cut in September. The airline has said it plans to cut up to 7,000 jobs through 2006.

Approval of the cuts by Delta's pilots allows Delta to conclude lending agreements with GE Capital Aviation Services and American Express Travel Related Services. The airline is also trying to persuade holders of $20 billion in debt to accept terms more favorable to Delta. It will get the results of that offer next week.

On top of that, Delta has announced plans to fight both its big rivals and low-fare airlines that are taking bites out of its traditional strongholds in Atlanta and Florida. Early next year, it will adjust its schedules to focus more on direct flights from hubs in Atlanta, Cincinnati and Salt Lake City, and it will close its hub in Dallas.

But if it cannot knit all those pieces together, analysts said, Delta could find itself again on the brink of Chapter 11.

One tool the airline expects to lean upon more heavily is Song, the low-fare operation started by Delta last year, featuring lime-green  Boeing 757 jets and uniforms designed by Kate Spade. Delta's precarious finances stalled Song's growth plans in 2003. But Delta plans to add a dozen more planes and new cities to Song's lineup next year.

Derided in some aviation circles as a marketing gimmick, Song has to prove it can be consistent - planes range from half-empty to nearly full and profits from minuscule to generous, depending on the route.

 Song does best on routes to Florida, and worst to Las Vegas, people inside the airline with knowledge of its operations said. Delta has never broken out separate results for Song.

Another of the industry's troubled airlines, US Airways, reached deals with lenders and lease holders that will allow it to keep flying most of its aircraft, although it said leases on four of its 282 planes were likely to be rejected. On Sept. 12, US Airways filed for bankruptcy protection for the second time in two years.



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