VOL PARIS-ALGER L'enquête française toujours en cours
Source Nouvel OBS
Dix
ans après le détournement d'un vol Air France entre Alger
et Paris par des terroristes du GIA (Groupe islamique armé), une
instruction est toujours en cours dans le cabinet du juge d'instruction
antiterroriste parisien, Jean-Louis Bruguière.
Mais,
l'Algérie n'ayant jamais répondu aux commissions
rogatoires internationales (CRI) lancées par le magistrat, et
les preneurs d'otages étant tous morts lors de l'assaut
donné par le GIGN, aucune mise en examen n'est jamais intervenue
dans ce dossier.
Quelques
jours après le détournement, qui a commencé le 24
décembre 1994 sur l'aéroport Houari Boumediene d'Alger,
le parquet de Paris a cependant ouvert une information judiciaire.
La
compagnie aérienne Air France, le syndicat des pilotes de ligne,
l'association SOS-Attentats et certains passagers se sont
constitués partie civile dans le dossier, notamment pour savoir
comment le commando avait pu pénétrer dans l'avion. Ils
dénoncent notamment le fait que 70 personnes aient pu monter
à bord de l'avion sans carte d'embarquement.
Dès
le 30 décembre 1994, le juge Bruguière a lancé une
CRI aux autorités algériennes. Sans jamais obtenir de
réponse.
En janvier 2000, le magistrat a de nouveau fait appel à l'Algérie, sans plus de succès.
Il
appartient au juge Bruguière de décider de la suite
à donner à la procédure. Soit elle reste ouverte,
pour que des poursuites puissent être engagées un jour
contre d'éventuels coupables, soit il la clôture par un
non-lieu.
NDLR : La
Compagnie a certes progressé depuis 10 ans en matière de
sûreté. Heureusement, au vu du point de départ !
Une chose est sûre cela ne s'est pas fait sans la pression des
syndicats et de l'UNAC en particulier.
Cette
année, nous avons parcouru, entre autres thèmes, nous
rappellant notre nécessaire et vital maintien d'un niveau de
sûreté optimal :
Alors pourquoi,
dans un environnement aussi délicat, certains décideurs
d'Air France continuent de penser que supprimer le comptage à
bord serait une bonne solution pour améliorer la ponctualité ?
Bêtise, inconscience ou incompétence ? Vous avez raison, les trois !