Newsletter UNAC n° 214 du lundi 30 août 2004
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Le décret
définissant l'âge limite des PNC est toujours en préparation.
Selon nos informations, ce décret ne serait pas publié
avant mi-septembre et même probablement fin septembre.
Ce délai entre la publication de la loi (mi-juillet) et la rédaction
du décret n'a rien d'exceptionnel, mais tant que les services ministériels
n'ont pas signé et publié le document officialisant la limite
d'âge pour l'exercice de la profession de PNC, nous devons rester mobilisés.
En effet, le ministère fait l'objet d'un intense lobbying de la part
de tous ceux qui s'opposent à cette limite d'âge et qui demandent
avec insistance que les PNC travaillent, comme le prévoit le Code du
Travail, jusqu'à 65 ans.
Parmi les opposants de la première heure à toute limitation
d'âge, il y a, notamment, certains pilotes du SNPL. Les administrateurs
SNPL de la Caisse de Retraite PN sont même intervenus officiellement
auprès du président du Conseil d'Administration de la Caisse
pour dénoncer ce qu'ils considèrent comme des " carrières
courtes ". Ils n'ont en effet jamais fait mystère de leur volonté
de faire modifier le Code de l'Aviation Civile pour que les PNC travaillent
le plus longtemps possible, quitte à reculer l'âge de prise de
pension de retraite PNC à au moins 60 ans.
Rappelons
que sans décret, il n'y a pas de limite d'âge ce qui fait que,
sauf à démissionner plus tôt, tous les PNC devront voler
jusqu'à 65 ans.
Aujourd'hui, dans certaines compagnies, les PNC qui démissionnent à
partir de 50 ans peuvent se voir verser, à titre d'incitation au départ,
une indemnité parfois avantageuse. C'est ce qui fait dire à
certains que si les volontaires veulent partir plus tôt rien ne doit
interdire à ceux qui le souhaitent de pouvoir prolonger leur activité.
Le raisonnement est séduisant, mais quelle est la garantie que les
primes d'incitation au départ resteront ce qu'elles sont aujourd'hui
?
Déjà, dans certaines compagnies, les directions remettent en
cause les primes de départ. A Air France, les primes que nous connaissons
seront d'ici deux ans transposées dans un accord collectif.
Cet accord pourrait ultérieurement être dénoncé,
certes avec un délai de préavis de 15 mois, mais dans ce
cas, chacun devrait travailler jusqu'à 65 ans. La privatisation
d'Air France se traduirait donc pour les PNC Air France par un recul social
valant 10 ans de carrière supplémentaire à effectuer.
Ce ne serait pas acceptable. Notre métier, loin de l'image d'Epinal,
est un métier pénible. D'autant plus pénible que la productivité
a considérablement augmenté suite à la crise majeure
qu'a traversé Air France en 1993.
Aujourd'hui les 14 000 PNC d'Air France sont soumis à un rythme
de travail que le transport aérien n'avait encore jamais connu.
Ce sentiment est peut-être moins prégnant chez les PNC des autres
compagnies qu'AF, car pour l'instant il n'ont pas vécu l'industrialisation
de la production que vivent les PNC de la plus grande compagnie française,
mais malheureusement l'avenir que l'on voit poindre du côté de
Bruxelles ne nous rassure pas puisque les futures limitations de temps de
travail pour l'aérien vont encore augmenter la pression sur la productivité
des PNC de toutes les compagnies.
Certains pourraient considérer qu'en faisant 40 heures de vol par
mois on peut travailler jusqu'à 65 ans, mais ils oublient un peu
facilement que l'immense majorité des PNC en France effectue
75 heures de vol tous les mois et que les compagnies qui aujourd'hui
ne peuvent pas imposer ces limitations à leurs PN du fait de leur type
d'exploitation particulière ne tarderont pas en ressentir " l'impérieuse
nécessité ".
Répétons-le une fois encore, de la même façon qu'on n'envoie pas un pompier en haut de la grande échelle à 65 ans, on ne doit pas faire voler les PNC jusqu'à 65 ans. Ceci ne veut pas dire que les directions doivent se soustraire à leurs obligations de proposer un emploi au sol aux PNC qui souhaitent continuer à travailler. La Loi sur la formation professionnelle vient fort à propos de créer ce qui s'appelle des " périodes de professionnalisation " qui sont des périodes de formation professionnelle permettant de reclasser les salariés ayant une certaine ancienneté. Les compagnies aériennes comme toutes les entreprises doivent prendre conscience de leurs responsabilités en matière de maintien dans l'emploi des salariés qui du fait de leur âge ne peuvent continuer d'exercer leur profession. Nos patrons vont-ils continuer de faire reposer ce problème sur la société et sur la collectivité nationale ? Nous nous chargerons de leur rappeler l'enjeu véritable de cette question.
ROME, 29 août (AFP) - La compagnie aérienne italienne Alitalia, en proie à de très graves difficultés financières, entame lundi une semaine décisive pour sa survie et son patron Giancarlo Cimoli veut la soumettre à un plan d'économies drastique.
"Le risque de la faillite plane sur Alitalia si la restructuration de la compagnie ne se fait pas rapidement", a déclaré samedi soir le sous-secrétaire au Travail, Maurizio Sacconi.
Les négociations entrent dans le vif du sujet avec la réunion lundi d'une intersyndicale qui devra faire une évalutation d'un premier tour de pourparlers tenu la semaine passée entre la direction et les différentes catégories de personnels.
Un conseil d'administration doit aussi se tenir lundi avec à l'ordre du jour l'examen de la situation patrimoniale du groupe, sa position financière nette et la situation des liquidités à la date du 30 juin.
La semaine dernière, la direction a reçu les différentes catégories de personnels pour lui faire part de ses projets destinés à économiser environ 310 millions sur la masse salariale, sur un plan d'économies total de 880 millions d'euros à l'horizon 2008.
Le chiffre de 6.150 suppressions d'emplois voire 6.500 circule avec insistance depuis plusieurs jours, sans avoir été confirmé ni démenti par Alitalia. Elles concerneraient notamment 850 assistants de vols et 300 pilotes, selon La Repubblica, le reste touchant les employés au sol.
Alitalia souhaiterait augmenter le nombre des heures de vol effectués annuellement par ses pilotes. Celles-ci passeraient à 900 heures par an contre une moyenne de 500 heures par an actuellement.
"La proposition de la direction est de porter à 17 heures le nombre d'heures de service sur les moyens courriers quand la limite est de 13 heures trente chez Lufthansa et Iberia, de 13 heures chez Air France et 12 heures chez British Airways et KLM", a déclaré Fabio Berti, président de l'association des pilotes (Anpac).
Il a jugé cette proposition "inacceptable" pour des questions de sécurité mais a réaffirmé sa "ferme volonté" d'augmenter la productivité des pilotes. Les syndicats des pilotes ont annoncé qu'ils feraient des contre-propositions mardi en ce sens.
La direction d'Alitalia voudrait réduire le nombre de jours de congés des pilotes de 42 à 35.
Selon le journal économique Il Sole-24 Ore de dimanche, Giancarlo Cimoli souhaite "remettre à plat une myriade de mini-accords" internes qui gonflent les feuilles de paye des pilotes.
Il Sole-24 Ore cite en exemple des primes de 500 euros pour un commandant de bord ayant effectué dans la journée la liaison aller-retour avec Tel Aviv, 300 euros supplémentaires par heure de dépassement de service pour Osaka, 100 euros pour le même dépassement sur la ligne Buenos Aires.
En outre, Alitalia souhaite transférer à Milan 250 pilotes basés à Rome. Leur déplacement de la capitale pour s'embarquer à Milan leur fait perdre trois heures de service, ce qui coûte 5 millions d'euros à la compagnie qui souhaite également économiser sur les coûts d'hébergement et les frais de nourriture.
Mais le "clou" du plan Cimoli pourrait être de diviser la compagnie en deux branches: Alitalia-Fly pour les activités de vol, et Alitalia-Service pour les services de terre, certaines de ces activités pouvant être externalisées, selon Il Sole-24 Ore.
Alitalia, qui emploie 22.200 salariés, a essuyé une perte de 330 millions d'euros au premier semestre 2004.
Son patron Giancarlo Cimoli, qui avait déjà sauvé les chemins de fer italiens, a été nommé récemment pour mettre au point un plan industriel 2005-2008 afin de la relancer.
La date butoir pour la conclusion des négociations avec le personnel sur ce plan a été fixée au 15 septembre.
British Airways annule des vols par manque d'effectifs
Les suppressions massives d'emplois, auxquelles s'ajoutent de nombreux départs à la retraite, expliquent les difficultés rencontrées la semaine dernière par le transporteur britannique, qui a annulé plus d'une centaine de vols.
Les annulations de vols répétées de British Airways la semaine dernière, consécutives à un manque de personnel, ont soulevé une polémique sur la politique de réduction de coûts de la compagnie aérienne, qui l'a conduite à supprimer quelque 13.000 postes depuis les attentats du 11 septembre 2001, soit près du quart de ses effectifs. Des problèmes techniques et une grande affluence en cette fin de vacances ont bien été un temps été invoqués pour expliquer la situation, mais le directeur général du transporteur, Rod Eddington, a finalement reconnu que la clef du problème était tout autre : « Il est clair que nous avons fait une erreur, car nous n'avions pas assez de monde dans les terminaux », a-t-il ainsi déclaré. Il a également annoncé samedi qu'une enquête interne approfondie allait être menée. Les résultats de ces investigations seront présentés au prochain conseil d'administration du 17 septembre, selon le « Financial Times » d'aujourd'hui.
200 personnes en formation
Les syndicats dénoncent les licenciements massifs de ces trois dernières années, qui ont mené, selon eux, à cette situation de sous-effectifs. La direction de British Airways explique, de son côté, que ces problèmes sont avant tout dus au grand nombre de départs en retraite survenus cette année. Il lui manquerait ainsi 150 préposés à l'enregistrement des passagers, sur les 2.000 qu'elle emploie habituellement. Elle affirme cependant avoir actuellement « plus de 200 personnes en formation pour remédier à cette situation ». Une mesure qui vient un peu tard, ironisent les syndicats : « Le problème est qu'il manque du personnel depuis longtemps et qu'il y a eu un renouvellement important avant l'été. De nouvelles recrues vont arriver mais pas à temps pour cette période très chargée du mois d'août », dénonce Claire Ainsley, du Transport and General Workers Union (TGWU). La compagnie répond en mettant en cause le niveau d'absentéisme élevé de ses salariés, s'élevant à dix-sept jours par employé et par an, contre une moyenne nationale de sept jours.
L'accord de revalorisation des salaires signé il y a une dizaine de
jours, et qui instaure une prime annuelle d'environ 1.500 euros destinée
à récompenser une meilleure présence au travail, pourrait
constituer un remède. Mais Rod Eddington a également promis
aux investisseurs d'économiser encore 450 millions d'euros en coûts
de personnel d'ici à mars 2006.
Première étape pour China Southern vers l'adhésion à l'alliance Skyteam
PARIS, 28 août 2004 (AFP) - L'alliance aérienne SkyTeam, emmenée par Air France et Delta Airlines, a annoncé samedi la signature à Canton (Chine) d'un protocole d'accord avec la compagnie China Southern Airlines, première étape vers l'entrée de la compagnie chinoise dans SkyTeam.
Ce protocole d'accord "marque l'intention de China Southern de s'engager dans des discussions exclusives en vue de rejoindre l'alliance, après avoir effectué les démarches préalables", selon un communiqué.
L'adhésion définitive de China Southern à l'alliance SkyTeam doit être effective d'ici un an environ.
De nombreux officiels chinois ainsi que Jean-Cyril Spinetta, président-directeur général d'Air France, assistaient notamment à la cérémonie de signature, selon le communiqué.
Actuellement, selon le communiqué, trois compagnies de SkyTeam, Air France, Delta Air Lines et Korean Air, ont des relations bilatérales avec China Southern, qui doit encore adapter ses normes de qualité.
China Southern Air holding company est selon le communiqué le plus grand groupe aérien de la République populaire de Chine pour la taille de la flotte, le nombre de routes desservies, le nombre de passagers et le volume de fret transporté.
China Southern Airlines est en cours de consolidation avec les compagnies China Northern Airlines et Xinjiang Airlines, membres du holding, précise le communiqué.
"Après cette consolidation, le groupe China Southern exploitera une flotte de 215 appareils, desservira un réseau de plus de 660 lignes et transportera environ 30 millions de passagers par an, soit un tiers de l'ensemble des transporteurs aériens chinois", indique le communiqué.
SkyTeam, créée en juin 2000, est la deuxième alliance aérienne mondiale derrière Star Alliance, fondée en 1997, autour de Lufthansa et de SAS. Outre Air France et Delta Airlines, elle regroupe actuellement Aeromexico, Alitalia, CSA Czech Airlines et Korean Air, soit 6 membres.
La compagnie allemande Lufthansa veut allonger le temps de travail
L'allongement du temps de travail sans compensation salariale « est la meilleure solution pour sortir de la crise », a estimé hier le patron de Lufthansa, Wolfgang Mayrhuber, dans « Lufthanseat », publication interne du groupe, en jugeant trop faible la rentabilité du groupe. L'objectif d'un bénéfice opérationnel de 300 millions cette année « est encore très loin d'être suffisant pour une entreprise de notre taille », déplore-t-il. Lufthansa, qui veut réduire ses coûts de personnel de 105 millions d'euros cette année, avait déjà imposé l'an dernier un allongement de temps de travail sans compensation à son personnel non navigant.
Horaires Skyteam pour PC, Palm OS et Pocket PC
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