CESSATION D’ACTIVITE PNC : 55 ANS POUR TOUS A COMPTER DU 1ER MAI 2006. C’EST FAIT !
29 décembre 2004
Tous PNC toutes compagnies
Le décret mettant un terme à la carrière des PNC
vient enfin de paraître au journal officiel. Pour tous les PNC,
l’âge de cessation d’activité est désormais
fixé à 55 ans. Cette mesure entrera en application le 1er
mai 2006 (cf. JO du 29 décembre 2004).
La promulgation de ce décret solde deux ans et demi de travail.
Mais il va de soi que pour les syndicats de l’Alliance PNC, le dossier
n’est pas clos. Comme nous l’avons annoncé depuis le
début, la cessation de l’activité en vol était
selon nous une nécessité absolue.
Comment, dès lors qu’une loi générale avait en
2003 alourdi de deux années de cotisations
supplémentaires la carrière des salariés sol,
aurions-nous pu sérieusement accepter d’allonger celle des PNC
de 7 ans en passant de 55 ans aujourd’hui à 62 ans en 2012
?
Le métier que nous exerçons n’est pas un métier
comme les autres, n’en déplaise aux héritiers de la
pensée Bidegain (rappelons pour les plus jeunes que cette ex DRH
sous C. Blanc considérait et le faisait savoir, que le PNC
« effectue une activité ludique »).
Or quiconque l’a pratiqué, sait de quoi nous parlons. Qu’on ait
effectué sa carrière sur longs courriers, avec pour
dénominateur commun les décalages horaires et les nuits
de vol qui décalquent la tête ; ou sur moyens courts
courriers, où les étapes multiples agrémentent les
nuits courtes et font pocher les yeux, on est naturellement plus
fatigué que n’importe quel salarié employé en
horaires administratifs après 30 ans de carrière…
Les bulletins relatifs à la cessation d’activité
diffusés par les syndicats de l’Alliance PNC (SNPNC et
UNAC) vous ont permis de suivre pas à pas toutes les
étapes de notre travail. Nous avons depuis le début
dévoilé nos ambitions. Le décret 55 ans est une
étape vers la reconnaissance de la pénibilité de
notre métier. Celle-ci ne se décrète pas. Elle se
démontre. C’est dans cet esprit que nous avons bâti un
dossier pénibilité pour aller plus loin. Ce dossier doit
maintenant être exploité.
En Nouvelle Calédonie, l’Assemblée Territoriale a
modifié sous la pression des populations concernées (les
PN) la liste des activités « particulièrement
pénibles, dangereuses ou nocives pouvant provoquer l’usure
prématurée de l’organisme » pour y intégrer
les métiers de l’aéronautique civile, ce qui permet
aujourd’hui à nos collègues du bout du monde, de
bénéficier d’une retraite à taux plein du régime général local dès 50 ans dans certaines conditions.
Nous ne voyons aucune raison objective pour considérer que la
pénibilité de notre métier ne mérite
d’être reconnue que dans l’hémisphère sud.
Les syndicats de l’Alliance PNC considèrent aujourd’hui que la
promulgation du décret 55 ans s’inscrit dans la logique d’une
période de transition. Pendant cette période, il
reviendra aux syndicats, à tous les syndicats, de faire en sorte
que dans chaque entreprise:
1- les départs des PNC atteints par la limite d’âge soient indemnisés au niveau le plus haut possible.
2- les PNC volontaires soient reclassés au sol sans perte de salaire.
Le dossier pénibilité que nous avons transmis aux
différentes instances de tutelle doit être sorti des
cartons où il a été enfermé pour être
exploité. Nous ne serons jamais assez nombreux pour faire en
sorte que les droits des PNC soient respectés. Il va donc de soi
que tous les syndicats sont les bienvenus pour défendre
avec nous l’idée suivante :
Puisque notre métier est pénible, notre retraite doit être anticipée.
Le décret 55 ans est le cadeau qui vient mettre un terme en beauté à cette année 2004.
Les Délégués de l’Alliance PNC profitent de
l’occasion pour vous souhaiter de bonnes fêtes de fin
d’année et un excellent cru 2005.
Air France: le titre se hisse au dessus des 14E.
(Cercle Finance 30/12/04) - L'action Air France-KLM se maintient au
dessus du seuil des 14E en ce début d'après midi
malgré le démenti apporté par les principaux
actionnaires d'Amadeus aux rumeurs concernant une reprise d'Amadeus sur
la base d'un prix de 8,25E par action.
Le titre du principal transporteur aérien européen
grappille ainsi 0,4% à 14,02E, renouant avec les niveaux qui
prévalaient à la veille du week-end, juste avant les
tragiques évènements asiatiques.
La valeur a même inscrit en matinée un pic à 14,13E
sur la perspective d'une cession Amadeus qui se traduira dans les
comptes d'Air France par une coquette plus value (proportionnelle
à la participation que le groupe de Jean-Cyril Spinetta
acceptera d'apporter à une offre émanant de l'un des
quatre fonds présent au second round des enchères).
Engagé depuis l'été, le processus de mise en vente
d'Amadeus est entré dans une phase décisive les fonds BC
Partners, CVC USA, Carlyle et Cinven ont pu accéder
récemment aux " data rooms " afin de prendre connaissance dans
le détail des comptes du leader mondial des réservations
de voyages et de remettre ensuite leurs offres fermes.
Réagissant aux informations du Boersen Zeitung évoquant
une offre émanant des fonds CVC USA et Carlyle valorisation
chaque titre Amadeus à 8,25E, Air France et Lufthansa ont
démenti l'information tandis qu'Iberia a indiqué
qu'à cette date elle n'avait pas reçu d'offre sur le
spécialiste des solutions de réservations de voyage dans
les termes évoqués par le journal allemand.
On rappellera qu'Air France est le principal actionnaire d'Amadeus avec 23,4% devant Iberia 18,5% et Lufthansa 5%.