Moyen
et court courrier...Réengagement PNC entre 6h 15 et 7h 15
Dépêche
du site UNAC
L'accord collectif Moyen
et Court courrier est
très compliqué... Si
compliqué que la Cie s'emploie à le contourner sans
cesse, car les PNC n'en connaissent pas toujours les « nuances
». Concernant les
réengagements PNC sur les vols dont le départ se situe
entre 6h 15 et 7h 15 ,
voilà un moment qu'elle en
faisait « à sa guise « (car cela nous arrangeait, il
faut bien le dire !). A trop vouloir « jouer », la Cie est
allée trop loin.
Explication : Il
existe 3 possibilités
pour pouvoir réengager le PNC sur des vols dont le départ
se situe entre 6h 15 et 7h 15.
- Avoir 5 jours de repos-base
en amont.
- Avoir 3 ou 4 jours de
repos-base en amont,
sous réserve que l'activité
précédent ce repos n'engendre pas un RPC > 24h dt 1
RNN.
- Avoir, en amont, une période
de congé
(CA, TA, sans solde...) accolée à des S2.
Tous les « habitués
» l'ont déjà
compris, une telle règle est si contraignante qu'elle est en
mesure de faire « tomber » la programmation, surtout sur
Court courrier.
Que fait la Cie depuis un
bon moment ? Elle
n'applique pas cette règle en programmation, mais laisse une
journée « en blanc », la veille de ce type de vol
(appliquant ainsi une vieille règle air inter)...
Pourquoi ne disions-nous
rien ? Tout simplement
car cela faisait des jours de repos supplémentaires aux PNC (les
OFF + les journées en blanc)... Tout le monde s'y retrouvait et
cela aurait pu encore durer... mais voilà ! Trop gourmands, les
services de production et d'encadrement PNC en ont voulu +... Toujours
+ !... Comment ?
En « considérant
», par exemple, que cette
journée « en blanc » était de la
dispersion... Ou encore en positionnant le PNC en réserve ce
jour là (et allez donc ! Si on a un besoin impérieux du
PNC, on le déclenche... Si non, 12h de repos et il peut rester
sur le vol de 6h 15 le lendemain !).
On le voit, la règle
n'est pas respectée, mais pire,
la situation « d'entente passive » (qui arrangeait tout le
monde) est dévoyée... Nous prenons donc la décision
de taper du poing sur la table et de réclamer «
l'accord collectif - Rien que l'accord »...
Et ça va faire mal à la production ! Cela
commencera par une conciliation et, pour ce faire, nous avons besoin de
TDS de PNC qui ont été programmés de la sorte :
départ vol entre 6h 15 et 7h 15 -- Journée en blanc en
amont.
Air France met le cap sur
l'Amérique
Le long-courrier reste le moteur
de la croissance chez Air France. Cet été, la
compagnie met les gaz outre-Atlantique
et réduit la voilure sur l'Asie.
Alors que le
trafic aérien mondial continue sa croissance, Air France
va augmenter de 4,6 % ses capacités calculées en
sièges-kilomètres offerts (SKO) pour
la saison été (27 mars-29 octobre), par
rapport au programme réalisé la saison
dernière. C'est ce qu'a présenté jeudi dernier
le président de la compagnie lors du comité central
d'entreprise. Soit une hausse supérieure
à celle de 1,5 % de son rival
Lufthansa, qui reste prudent après sa
forte progression de 13,4 % en 2004.
Le long-courrier reste le moteur de la
croissance chez Air France. Il progressera de 5,9 %
contre 1,2 % pour les moyen-courriers et 0,4 %, pour les
vols intérieurs, concurrencés en partie par les
low-cost et le TGV. Les
Amériques affichent des hausses à deux
chiffres : + 10,5 % sur l'Amérique du Nord et + 28,8 %
sur l'Amérique latine.
Air France
va notamment ouvrir la ligne
Paris-Detroit, la plate-forme de
correspondances de Northwest (nouveau partenaire dans l'alliance
Skyteam), et renforcer la desserte de Washington par un
troisième vol quotidien.
La croissance
sur l'Amérique latine concerne Mexico
(passage à deux vols par jour), Bogota (vol
quotidien), Caracas (un vol par jour
en Boeing 747-400) et le maintien sur Rio de Janeiro de
l'ajout de capacité réalisé cet hiver.
En revanche, la compagnie
réduit la voilure sur l'Asie (- 1,1 %)
à cause de la suspension des vols sans escale vers le Vietnam
qui seront assurés via Bangkok. Néanmoins, hors Vietnam,
Manille opérée par KLM et Bangkok, l'offre sur l'Asie
progresse de 10,9 % du fait de la montée en puissance sur
Pékin, Tokyo et Bombay.
Alors que les
capacités augmentent sur l'Afrique (+ 6,1 %) et le Moyen-Orient (renforcement sur
Dubaï), elles
baissent sur les Caraïbes (- 5 %) et l'océan
Indien (- 4,8 %),
deux axes où la concurrence de nouveaux acteurs
(Air Austral, Air Caraïbes) est vive.
Air France revient de loin. Cette
montée en puissance aurait été
impossible sans la levée en octobre du gel des
créneaux horaires à Roissy après l'accident du
terminal 2E, et sans la construction de deux salles d'embarquement
provisoires.
Treize
ans après, l'enquête sur le crash du mont Sainte-Odile
piétine
LE MONDE
Le 20 janvier 1992, 87 passagers de l'Airbus A320 d'Air Inter
périssaient dans la catastrophe. Depuis, sept personnes ont
été mises en examen mais le juge ne parvient pas à
clore son instruction. Les dix experts nommés pour
élucider les causes du drame ont multiplié les rapports
contradictoires.
Il faudra encore attendre. Six mois, un an ou davantage... Treize ans
après la catastrophe aérienne du mont Sainte-Odile,
survenue le 20 janvier 1992,
un
énième supplément
d'expertise devrait parvenir sur le bureau du juge André
Schmidt, chargé d'instruire le dossier à Colmar
dans les
tout premiers jours du mois de mars.
Commandé il y a plus de six mois, ce document devait être
remis début février. Mais, dans cette affaire, que valent
quelques semaines de plus ou de moins ?
Alvaro Rendon n'a plus de colère, mais il ne lâchera pas.
Par expérience, ce directeur de recherche au CNRS,
spécialiste de la neurologie de la rétine à
l'hôpital Saint-Antoine de Paris, sait ce qu'un travail
d'expertise peut exiger de temps. Pour autant, Alvaro Rendon, cette
fois, s'impatiente. Avec l'association ECHO (Entraide de la catastrophe
des hauteurs du Sainte-Odile), dont il est le président,
voilà maintenant treize ans
qu'il mène bataille pour
"retrouver la paix".
Le 20 janvier 1992, à 19 h 20,
un Airbus A320 de la compagnie
Air Inter s'écrasait sur les hauteurs du mont Sainte-Odile,
près de Strasbourg. Des décombres de l'appareil,
les
secours avaient relevé 9 rescapés et extrait 87 cadavres,
dont celui de l'épouse d'Alvaro Rendon.
Dès le lendemain, les autorités ont engagé une
enquête judiciaire, confiée dans un premier temps au juge
d'instruction de Colmar François Guichard. Depuis, de rapports
en compléments d'expertise, de contre-expertises en
confrontations, cette enquête piétine.
A ce jour, sept personnes ont
été mises en examen pour
"homicides et blessures involontaires" : trois dirigeants d'Air Inter
(devenue Air France), deux cadres de la direction
générale de l'aviation civile (DGAC), un contrôleur
aérien et un ancien directeur technique d'Airbus Industrie.
Mais
il n'empêche, ce dossier s'enlise : y interviennent dix experts
qui ont rédigé cinq rapports, autant de
compléments ou de contre-expertises, auxquels s'ajoute celui de
la commission administrative remis en novembre 1993.
Loin d'aider la justice, ces expertises qui s'amoncellent dans les
armoires du juge Schmidt, désigné en février 2002
pour succéder à M. Guichard, semblent au contraire en
ralentir le cours. "Dans cette affaire, les victimes sont
baladées d'expertise en expertise", déplore Me Laurence
Fabre, l'une des avocates d'ECHO. Et d'évoquer la
dernière en date, dont la demande remonte au printemps 2003.
"ASSEZ INVRAISEMBLABLE"
Le 12 avril de cette année-là, Claude Guibert, l'un des
experts, adressait un courrier au juge Schmidt, qui s'apprêtait
à boucler son instruction. L'objet de cette missive ? Informer
le magistrat que de nouveaux éléments remettaient en
cause sa propre expertise, réalisée deux années
auparavant. "C'est tout de même assez invraisemblable,
s'étonne Me Olivier Charles, l'autre avocat d'ECHO. Alors qu'il
a terminé sa mission depuis deux ans, un expert
s'auto-ressaisit."
Las. Le juge a tout de même pris acte de ce rebondissement et
fixé au 1er novembre 2003 la remise des conclusions. Celles-ci
furent déposées le 10 août 2004, dix mois
après la date souhaitée. Après l'ergonomie de la
cabine de pilotage, l'absence de détecteur de proximité
du sol, appelé GPWS, la défaillance
révélée concernait, cette fois, un
équipement électronique qui permet à l'avion de
mesurer sa position dans l'espace par rapport à des balises au
sol, à l'approche de la piste d'atterrissage.
Cette hypothèse, sévèrement critiquée par
les avocats d'Airbus et de la DGAC, avait déjà
été envisagée dans le rapport administratif de M.
Monnier. Rien de très nouveau donc, comme le reconnaissent
toutes les parties. Mais, dix ans après, elle a - encore une
fois - ajourné le terme de l'instruction. "On est dans un
contexte procédural qui ne permet pas de dire de quoi l'avenir
sera fait", confie un proche de l'enquête.
Déjà, en 1996, alors que M. Guichard s'apprêtait
à clore le dossier, deux experts, Jean Belotti et Max Venet,
affichaient une divergence importante : l'un affirmait qu'il pouvait
conclure que les pilotes contrôlaient la descente de l'appareil,
l'autre estimait qu'il ne le pouvait pas.
"AUCUN NE FAIT AUTORITÉ"
Confronté à ce désaccord, le juge avait
nommé deux experts complémentaires, MM. Anglade et
Louvel, qui avaient achevé leur mission quelques mois plus tard.
Dans la foulée, à la fin de l'année 1997, le juge
Guichard avait rédigé "une ordonnance de
soit-communiqué aux fins de règlement"qui
épargnait complètement Airbus, au grand dam des parties
civiles.
Celles-ci ont obtenu de la chambre d'instruction une nouvelle
expertise. Dans un arrêt rendu le 14 mai 1998, la chambre a
renvoyé le dossier devant le juge, tout en lui recommandant de
procéder à la désignation d'un nombre impair de
nouveaux experts. Les magistrats espéraient ainsi qu'en cas de
divergence une majorité se dégagerait à coup
sûr. "Ce n'est plus de l'expertise scientifique, mais de
l'expertise à la majorité des suffrages", remarque avec
ironie Me Olivier Charles.
Trois nouveaux experts - MM. Guibert, Rolland et Wannaz - ont alors
rejoint la cohorte de leurs confrères. En mars 2001,
après trois années de recherche, leur rapport est
arrivé chez le juge. C'est ce rapport, dont il est l'un des
rédacteurs, que, deux ans plus tard, en avril 2003, M. Guibert a
mis en cause. Diligenté par le juge, un collège de quatre
experts - MM. Anglade, Bécavin, Bordmann et Guibert - s'est
remis au travail et a conclu en août 2004. Pour l'heure, donc, le
dénouement de cette affaire reste suspendu aux conclusions
définitives et aux précisions qui devraient être
enfin notifiées dans les jours à venir.
Toutes les parties en conviennent : trop d'expertise nuit à
l'expertise. "On pourrait discuter pendant quarante ans des
problèmes techniques", lance Me Muriel Brouquet-Canale, avocate
de l'ancien directeur technique d'Airbus, Bernard Ziegler. Tout en
dénonçant "l'ineptie" de la dernière expertise, Me
Brouquet-Canale souligne que la compétence technique de son
client sur l'A320 est au moins égale à celle des experts
désignés.
Du côté des parties civiles, Me Olivier Charles
relève "l'incapacité des experts à rendre des
conclusions fiables dans un délai raisonnable". Sous le couvert
de l'anonymat, un magistrat proche du dossier constate, pour sa part,
qu'en matière d'aviation "l'expertise est ainsi faite qu'il
devient vite impossible de travailler". "Aucun expert ne fait
autorité", dit-il.
De fait, le collège d'experts en question est constitué
d'anciens pilotes, d'ingénieurs, d'un général
d'aviation en retraite et de spécialistes en trajectographie,
qui, comme s'accordent à le noter toutes les parties, "ne
peuvent avoir de certitudes".
En attendant celles-ci, les associations de victimes
désespèrent de connaître la ou les causes de la
mort brutale de leurs proches et les mis en examen de défendre
leur honneur devant l'opinion.
Yves
Bordenave
Une procédure toujours en cours
20 janvier 1992. Alors qu'il approche de l'aéroport de
Strasbourg, un Airbus A320 de la compagnie Air Inter s'écrase
sur les flancs du mont Sainte-Odile, en Alsace. Les secours
dénombrent 87 morts et 9 survivants. Le lendemain, le juge
d'instruction de Colmar François Guichard nomme deux experts
judiciaires. Une commission administrative, dont la présidence
est confiée à Alain Monnier, est créée.
26 novembre 1993. M. Monnier remet son rapport.
13 juillet 1996. Les deux experts judiciaires s'opposent sur le point
de savoir si les pilotes contrôlaient ou non la descente de
l'avion. Le juge nomme deux nouveaux experts.
18 décembre 1997. Après le rapport des nouveaux experts,
le juge dépose une ordonnance qui écarte toute
responsabilité du constructeur. Cette décision provoque
un tollé de l'association des victimes.
18 juin 1998. Par arrêt de la chambre d'instruction de la cour
d'appel de Colmar, saisie par une des parties civiles, le juge nomme
trois nouveaux experts.
10 mars 2001. Dépôt du nouveau rapport d'expertise.
12 avril 2003. L'un de ces trois experts signale au juge d'instruction
un élément nouveau. Le magistrat demande une nouvelle
expertise pour novembre 2003.
17 janvier 2004. Le garde des sceaux, Dominique Perben, déclare
aux victimes qu'il souhaite faire accélérer la
procédure, en déchargeant notamment le juge Schmidt de
ses autres dossiers. Un poste supplémentaire de juge est
débloqué à Colmar.
10 août 2004. Dépôt du rapport.
17 janvier 2005. Le juge convoque toutes les parties en présence
des trois experts, auxquels il demande de préciser certains
points de leur rapport d'ici au 1er février. A ce jour, ces
précisions n'ont toujours pas été notifiées.
Une quarantaine d'experts en aviation
Qu'ils soient nommés par un juge ou par des compagnies
d'assurances, les experts aéronautiques sont souvent des
commandants de bord, en activité ou non, des ingénieurs
de l'aviation civile, d'anciens élèves de l'Ecole
nationale de l'aviation civile (ENAC), d'anciens de l'armée de
l'air, de l'aéronavale ou de la sécurité civile,
qui ont complété leur cursus par une formation
spécialisée, comme l'une de celles que dispense
l'Institut français de sécurité aérienne
(IFSA).
"Il n'y pas de formation particulière pour devenir expert
judiciaire", indique cependant Jean-Louis Chatelain, expert
auprès des tribunaux depuis 1991. Il faut simplement convaincre
le juge que "vous êtes un professionnel reconnu dans votre
spécialité et que vous êtes capable de mettre en
langage simple tous les aspects techniques de l'enquête",
ajoute-t-il.
Le nombre d'experts serait proche de la quarantaine. Ce qui
paraît suffisant pour les "300 événements annuels
qui se passent en France, de l'ULM aux plus gros aéronefs".
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 27.02.05
NDLR
: Nous vous avons informés régulièrement des
avancées du procès relatif au décès de
notre collègue Eric PIEL chutant de la porte ARG d'un A310 le 3
octobre 1998.
L’UNAC
s’est porté partie civile dans ce procès initié
par la famille d’Eric PIEL et nous vous informions du résultat
du jugement du 20 mars 2003.
-
Le chauffeur est relaxé.
-
Le PDG d’ACNA est condamné à une peine d’emprisonnement
d’un an assortie du sursis et à payer des dommages et
intérêts aux parents d’Eric PIEL et à la
mère de ses enfants.
-
L’ACNA a été déclarée civilement
responsable.
Bien
entendu,suite à ce verdict, le PDG d’ACNA et ACNA ont
interjeté en appel.
Le
18 avril 2005 à 13h30, aura lieu le renvoi devant la cour
d'appel de Paris.
Soit
plus de 6 ans après l'accident fatal à notre
collègue !
Le 8 mars 2005, début
des travaux de rénovation du hall 2 d'Orly Ouest
Roissy, 28
février source AF
A Orly Ouest, du 8 mars 2005 au 31
mars 2006, Aéroports de Paris (ADP) procèdera à la
rénovation du Hall 2.
Jusqu'à la
ré-ouverture du Hall 2, les vols « La Navette »
seront répartis entre le Hall 4 et le Hall 3, dont les salles
ont été entièrement rénovées ou
agrandies, et dans lesquelles des bornes libre-service additionnelles
ont été installées.
Les vols à destination de
la Corse, Brest, Biarritz, Clermont-Ferrand, Lourdes, Lorient, Pau,
Toulon et Quimper seront exploités à partir d'une salle
d'embarquement provisoire supplémentaire ouverte par ADP.
L'accès à cette salle de plus de 2000 m² se fera par
le niveau départ habituel d'Orly Ouest, à droite de la
rotonde d'entrée du Hall 2.
Les travaux n'auront pas d'effet
sur le programme d'exploitation de la Compagnie.
Air France et Aéroports de
Paris mettront tout en œuvre pour réduire au maximum les
inconvénients liés aux travaux que pourrait subir la
clientèle.
Rénové, le Hall 2
offrira à la clientèle, dès avril 2006, plus de
fluidité à l'enregistrement et plus d'espace à
l'embarquement. Les clients de la Compagnie bénéficieront
également des équipements de dernière
génération, à toutes les étapes de la
chaîne de service : écrans plats pour l'affichage des vols
et l'information, moyens informatiques entièrement
renouvelés, ou encore matériels compatibles avec les
dernières évolutions en matières d'e-services *.
Air France dessert 36 destinations
à partir d'Orly et a transporté 13,3 millions de
passagers depuis et vers cette plate-forme en 2004.