Newsletter UNAC n° 299 du mardi 8 février 2005
Sommaire :

Nos 25 collègues bloqués au Togo sont à présent en sécurité à Cotonou
Nouvel uniforme suites
Hébergement
Terminal de Roissy : des responsabilités en cascade


Cette newsletter vous est rédigée pour les adhérents à la section PNC Air France de l'UNAC. Elle est néanmoins libre d'abonnement à partir de notre site UNAC.
Les  images éventuellement associées à cette newsletter nécessitent une lecture en connexion et en pleine page.


Nos 25 collègues bloqués au Togo sont à présent en sécurité à Cotonou

Denis SERRANO, CC

Chronologie réalisée en temps réel par Denis SERRANO, correspondant sûreté UNAC auprès de CLDS.

A l'heure actuelle (6/02 14h00) deux équipages sont bloqués sur place : 21 PNC et 4 PNT. Les PN de l’ABJ-LFW AF 702 et le LFW direct  AF 816.

<>D'après le CCO qui suit l'affaire depuis la fermeture des frontières hier aucun mouvement hostile dans la capitale ni dans le pays n'a pu être observé qui reste très calme.

Néanmoins, la Cie tente de faire partir les deux équipages ce soir en déroutant le vol COO qui doit décoller à 14h55 cet après midi.

En effet une fenêtre d'ouverture de l'aéroport de Lomé est envisagée ce soir à18h00 si tel n'était pas le cas le CCO envisagerait d'autres moyens d'évacuation des équipages, à savoir par voie terrestre.

Nous sommes entré en contact téléphonique avec une de nos collègues, cet après midi au téléphone à Lomé , ils sont bien entendu dans l'angoisse et  attendent avec impatience leur départ.

Nous vous tiendrons informés de l'évolution.

(7/02 7h00) Impossible d'évacuer nos collègues de LOME hier soir car le terrain n'a pas été ouvert au trafic. Le vol de COO devrait donc remonter sans eux. Le vol d'ABJ qui décolle ce soir doit aller en relève à COO et devrait faire un passage à LFW si cela devenait possible. Sinon nos collègues pourraient évacuées demain par la route (vers COO).

(7/02 12h00) La décision est prise d'exfiltrer nos collègues par la route sous la surveillance d'une escorte de l'armée togolaise (5 heures de route). Notre collègue contactée sur place n'était pas encore informée de cela. Cette décision résulte des inquiètudes de dégradation éventuelle de la situation à LFW.

(7/02 14h00) Nos collègues sont actuellement sur la route de COO.

(7/02 18h00) Nos collègues sont en sécurité à COO et rentrent demain à Paris


 Cette information a été actualisée en permanence sur le site de l'UNAC

NDLR : Nous sommes, peut-être, en train de perdre une des rares escales tranquilles en Afrique nous permettant d'éviter les relèves à ABJ. A noter que cette fois, contrairement aux événements d'ABJ, nous ne relevons aucune défaillance des systèmes d'alerte.



Nouvel uniforme suites


Ci-joint des précisions qui nous permettront  toutes de comprendre quand nous pourrons porter la fine ceinture de cuir rouge :

Le haut féminin est en fait le tee-shirt, elle est donc interdite de port sur cette pièce, mais autorisée sur le chemisier (et obligatoire avec les pantalons).


Quant à la pochette, ci-joint la réponse du service Nouvel Uniforme :

« Elle peut être positionnée sur la fine ceinture, mais n'est obligatoire que lorsque la veste est retirée pendant les phases de service, avec accord du CDB, et que la PNC porte le pantalon plat. En effet, celui ci n'ayant pas de poches, la fonction de cette pochette est de pouvoir garder sa fiche de sécurité sur soi.

Nous étudions la possibilité de faire une commande anticipée pour certaines pièces, comme la pochette, sur la prochaine dotation, avec retrait de points correspondants bien évidemment ».



Hébergement


Si vous rencontrez des dysfonctionnements de quelque nature que ce soit dans tous les hôtels du réseau Air France, sachez qu’il existe à votre disposition et à chaque réception, un cahier dans lequel vous avez la possibilité de signaler les problèmes rencontrés lors de votre séjour (bruit, odeur, insecte, saleté etc..)

Il est important de noter la date, le numéro de chambre et bien sûr la nature du problème car ces cahiers, ou pages, sont transmis au Service hébergement (environ une fois par trimestre), chargé de collationner les incidents, vos remarques, et de faire des rappels à l'hôtelier concerné.

Trop de problèmes signalés peuvent amener à un changement d'hébergement.

N'hésitez donc pas à le remplir, pour votre confort et celui de tous.



Terminal de Roissy: des responsabilités en cascade


Aéroport de Paris, l'architecte, l'entreprise qui a procédé à la construction... Personne ne serait épargné dans le rapport de la commission d'enquête administrative sur l'effondrement qui a provoqué la mort de 4 personnes en mai dernier

Source Liberation

Huit jours avant la présentation de l'enquête administrative commandée par le ministère de Transports après l'effondrement du terminal 2E de l'aéroport parisien Roissy-Charles-de-Gaulle, qui a fait quatre morts et trois blessés le 23 mai 2004, les mis en cause présumés fourbissent leurs armes. C'est un article publié lundi matin par «Le Parisien» qui a mis le feu aux poudres: selon le quotidien le rapport d'expertise est accablant aussi bien pour les architectes que pour Aéroports de Paris. Et les entreprises ne seraient pas épargnées. Après neuf mois de travail, la commission pointe «plusieurs erreurs graves de conception»: un béton pas suffisamment armé pour supporter la pression de la structure de verre et d'acier, «de mauvais calculs de forces et de résistances, des ouvertures pratiquées sur les flancs de la voûte qui fragilisent la solidité de l'ouvrage...».

NDLR : Comme nous le disions dans la NL du 12/07/05
  : Quand les "trucs" qui doivent soutenir, transpercent les "bidules" qu'ils doivent supporter, peut-on aller jusqu'à dire que c'est mal foutu et mal pensé ? Nous aurions tendance à dire, OUI, mais nous ne sommes pas experts !

T2F
Concernant l'effondrement lui même, le rapport confirmerait que la voûte en béton du terminal aurait cédé après avoir été «perforée par les butons», sorte d'étais métalliques rivetés à la structure en métal censée assurer sa tenue à l'ouvrage. Une constatation qui figurait déjà dans un prérapport présenté en juillet dernier. Reste à savoir si le rapport définitif répond à cette question essentielle pour déterminer les responsabilités: est-ce la conception du bâtiment qui est à l'origine de son effondrement ou bien la structure en béton qui n'était pas adaptée. D'après «Le Parisien» c'est le béton ou plutôt son armature qui est en cause. En clair : la structure métallique destinée à «armer» le béton n'aurait pas été suffisamment solide pour maintenir l'ensemble de l'ouvrage.

Si cette version se confirme, GTM, une filiale de Vinci chargée de livrer la coque en béton et donc responsable du ferraillage se trouverait en première ligne. L'architecte Paul Andreu, concepteur de l'ouvrage, ne s'est d'ailleurs pas privé, lundi, de charger l'entreprise: selon lui l'accident «a pour cause une insuffisance de l'armature en acier du béton (qui) constitue une tâche d'exécution à la charge des entreprises de BTP». Et d'ajouter: «Depuis le premier jour, les observations visuelles ont montré que le sinistre a pour cause une insuffisance de l'armature en acier du béton».

Face à ces accusations, GTM a choisi de garder le silence. «Vinci n'a pas le rapport Berthier et refuse de réagir à des rumeurs», déclare un proche de l'entreprise. Mais ce silence n'est peut-être pas coupable car l'entreprise n'était, lors de la construction qu'une exécutante des instructions des bureaux d'études chargé d'effectuer les calculs pour assurer la solidité du terminal. Or contrairement aux règles généralement en vigueur, l'architecte Paul Andreu était à la fois le concepteur du bâtiment et le directeur de l'architecture et de l'ingénierie d'Aéroports de Paris (ADP). C'est donc sous sa houlette que les ingénieurs d'ADP auraient effectué les calculs fournis aux entreprises.

«En général les entreprises n'inventent rien, c'est la dernière roue du carrosse, affirme François Buyle-Bodin , spécialiste des structures et professeur à l'université de Lille. A moins d'une erreur grossière, elles répondent aux exigences du bureau d'études. L'ambiguïté de cette affaire, c'est qu'il n'y avait pas d'indépendance entre le concepteur et le bureau d'études. C'est la même personne qui avait toutes les ficelles en main. Les bureaux de contrôle deviennent alors l'unique filet de sécurité». L'organisme de contrôle, Veritas, n'a pas souhaité faire de commentaires et ADP, qui se serait gravement mis en cause, n'est pas plus bavard.

Confronté à ces fuites, le ministère des Transports a affirmé, lundi matin, que «la mission (d'enquête) et le rapport ne sont pas achevés». Il faudra donc se contenter de réactions officieuses comme cette source proche d'ADP qui a indiqué à l'AFP que «le rapport Berthier met en cause un peu tout le monde, en premier Vinci, puis Veritas chargé de la vérification, puis ADP comme maître d'œuvre et d'ouvrage». Reste que contrairement à une rumeur qui a circulé, il n'y aura, pour l'heure, pas de mises en examen. Il appartient, en effet au juge du tribunal de Bobigny Roger Le Loire qui a diligenté l'expertise judiciaire menée en parallèle de la commission d'enquête de les prononcer. Contacté par l'AFP, il a déclaré: «L'expertise judiciaire n'étant pas terminée. Il nous reste à reconstituer le “puzzle“ du 2E sur le tarmac de Roissy». Une tâche qui devrait prendre encore plusieurs mois.

NDLR : Il ne manque plus qu'une histoire de gros sous et d'imprudentes économies sur les matériaux... Ne désespérons pas cela viendra peut-être ?



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