Newsletter UNAC n° 345 du samedi 14 mai 2005
Sommaire :

Vols Casablanca et Tunis
La France et les Etats-Unis doivent "tirer les conséquences" de l'incident du vol détourné d'Air France
United Airlines autorisé à ne pas payer les retraites de ses employés


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Vols Casablanca et Tunis

Air France a prévu pour la période de juillet, août et septembre des vols sur ces 2 destinations :

Décollage 23h00 et retour 6h05 pour le vol de Tunis et 6h15 pour le vol de Casablanca.

Une réunion s’est tenue avec la Direction et les Organisations Syndicales et les demandes de l’Alliance sont les suivantes :


Nous sommes toujours dans l’attente d’une réponse écrite de la Direction… Nous vous tiendrons bien sûr informés.


La France et les Etats-Unis doivent "tirer les conséquences" de l'incident du vol détourné d'Air France

Source LEMONDE.FR
 
En déroutant par erreur, jeudi 12 mai, un vol d'Air France parce qu'elles pensaient qu'un passager pouvait être un terroriste, les autorités américaines ont illustré la difficulté de gérer en temps réel des listes de noms de suspects, estiment des experts.

Un quart d'heure après le décollage du vol AF-332 Paris-Boston, la TSA, admistration chargée de la sécurité du transport aérien créée après les attentats du 11 septembre 2001, découvre parmi les passagers dont la liste lui a été transmise, selon la procédure habituelle par Air France, un nom de leur liste noire. Cette liste comporte le nom de personnes interdites de vol vers les Etats-Unis. Mais le passager en question du Paris-Boston n'était pas un terroriste.

 
La TSA a donné l'instruction au pilote de se poser dans l'Etat du Maine, au nord de New York, pour procéder aux vérifications. "Cette personne ne présente aucun intérêt pour le FBI", a alors déclaré un porte-parole de la police fédérale. Le vol AF-332 est resté à Bangor durant environ 1 h 40 avant de pouvoir décoller à destination de Boston, où il s'est posé vers 16 h 40 (22 h 40, heure de Paris). Après avoir été interrogé, le passager a été relâché et autorisé à pénétrer sur le sol américain, a précisé Christiana Halsey, porte-parole du service des douanes.

La porte-parole a aussi expliqué que son administration soutenait "la décision de la TSA de dérouter ce vol car le nom et la date de naissance d'un passager concordaient avec le nom et à la date de naissance d'un terroriste potentiel sur la liste d'interdiction de vol".

Une fois de plus, il est probable qu'une homonymie, une confusion, un pseudonyme, une erreur de traduction ou de transcription soit à l'origine de l'incident, qui se répète régulièrement à destination des Etats-Unis depuis le 11 septembre 2001. Depuis qu'ils ont exigé de toutes les compagnies aériennes qu'elles leur communiquent, avant l'atterrissage, les listes de passagers, les Américains ont souvent été victimes de méprises. A une occasion, un avion a été interdit d'approcher, avant que l'on apprenne que le terroriste présumé était un enfant de 8 ans.

DES LISTES INGÉRABLES

"Ces listes, au niveau international, sont ingérables. C'est très simple : c'est épouvantable", assure Olivier Roy, directeur de recherche au Centre national de la recherche scientifique, spécialiste renommé de l'Asie centrale. "Commençons par les noms tribaux : vous avez 100 000 personnes, en Arabie saoudite, qui s'appellent 'Al-Ramdi'. Puis vous avez les problèmes de traduction : le son 'ou', vous l'écrivez comment ? 'ou' ou 'u' ? 'Ei', vous mettez 'ey' ou +'i-trait d'union, tréma' ? Les 'h', vous les mettez tous ? Le "al', l'article, on le colle ou on le colle pas ? Et aucune transcription internationale n'existe."

A cause du traumatisme de l'attentat contre le World Trade Center le 11 septembre 2001, les autorités fédérales américaines préfèrent dérouter un avion plutôt que de prendre le moindre risque. Vendredi 13 mai, Jean-Baptiste Mattéi, porte-parole du ministère desaffaires étrangères français, a demandé, tout en soulignant la "coopération exemplaire" entre les deux pays dans la lutte antiterroriste, que des leçons soient tirées. "C'est ce que nous allons faire dans notre dialogue avec les autorités américaines pour en tirer des conséquences et pour éviter, dans la mesure du possible, que de tels incidents se reproduisent", a-t-il dit.

D'autres incidents de ce type ont déjà eu lieu à plusieurs reprises. Par exemple en septembre 2004, le chanteur britannique Cat Stevens, à bord d'un vol à destination de Washington, avait déjà été dérouté vers Bangor. Le nom du  chanteur, qui se fait appeler Yusuf Islam depuis sa conversion à la religion musulmane en 1977, figurait également sur la liste noire américaine. Stevens avait été détenu pendant près de vingt-qauatre heures en tant que "risque pour la sécurité nationale" américaine avant d'être remis à bord d'un avion, en partance pour Londres.


United Airlines autorisé à ne pas payer les retraites de ses employés

CHICAGO (AP) - Un juge fédéral américain a autorisé mardi la compagnie aérienne United Airlines à ne pas payer le régime de retraites de ses employés pour échapper à la banqueroute.

Cette décision ouvre la voie au plan important défaut de paiement de retraites de l'histoire américaine. En pratique, elle autorise le transfert de la responsabilité des régimes de retraite des employés, jusqu'ici à la charge de United Airlines, au fonds de retraite du gouvernement américain (le "Pension Benefit Guaranty Corp", PBGC).

Ce jugement va permettre à United Airlines, à cours de liquidités, d'économiser 645 millions de dollars (plus de 501 millions d'euros) par an dans le cadre du plan d'économie de deux milliards de dollars (1,56 milliard d'euros) annuels que la compagnie a décidé afin de sortir de la banqueroute à l'automne.

Il sera en revanche douloureux pour les employés d'United Airlines, dont la majorité va perdre plusieurs milliers de dollars par an dans ce transfert de compétence. Au total, 120.000 salariés actuels ou retraités de United Airlines sont couverts par ces régimes de retraites, dont 62.000 employés actifs.

Les régimes de retraites de United Airlines sont sous-financés à hauteur d'environ 9,8 milliards de dollars (7,62 milliards d'euros), somme sur laquelle le PBGC ne réglera qu'environ cinq milliards de dollars (3,89 milliards d'euros).

La décision concernant United Airlines était très attendue par les autres compagnies aériennes américaines, confrontées à d'importantes pertes en raison notamment de l'augmentation du prix du pétrole. Elle pourrait ouvrir la voie à des actions similaires.

United Airlines est la deuxième compagnie aérienne américaine.


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