Amadeus : Air France pourrait
garder 22% des parts du nouveau holding
Source Sophianet.com
Quelques données nouvelles
sur l'opération de rachat d'Amadeus. Les Echos, reprenant ce qui a été
publié par la presse espagnole, notent que dans la nouveau
holding qui contrôlerait Amadeus à l'issue de l'OPA
menée par les fonds d'investissement BC Partners et Civen, Air France détiendrait une part de
22%. Iberia et Lufthansa,
les deux autres actionnaires actuels de référence détiendrait 11% des parts chacun,
toujours selon la presse espagnole.
Autre commentaire : selon un
analyste d'Almeida Capital Ltd à Londres, cité par
Bloomberg, Cinven et BC Partners vont
développer Amadeus à travers des acquisitions, couper les
coûts et le vendre". Pour Bloomberg, la vente d'amadeus pour environ 4,3
milliards d'euros (soit 5,6 milliards de dollars) représente l'un des cinq plus grands
rachats de sociétés par des fonds d'investissements en
Europe.
Lancement de l'A380
Source France 5
Diffusion
: dimanche 16 janvier 2005
à 15h05 sur France 5.
Fin mars 2005, le plus grand avion commercial de l'histoire de
l'aéronautique, l'Airbus A380, sera officiellement
présenté au monde entier. Illustré par des
archives inédites et des témoignages, ce documentaire
exceptionnel retrace l'histoire de ce pari insensé, devenu
réalité grâce à des années de travail
intense et à la mise en oeuvre de moyens gigantesques.
Beaucoup l'ignorent mais, dès 1988, Airbus met
secrètement en place une cellule de réflexion. Nom de
code : A3XX. Son rôle : mettre au point un avion gros-porteur,
capable de concurrencer le 747 de Boeing. Seize ans plus tard, à
force de persévérance et d'imagination, l'A380 est
opérationnel.
Quelques chiffres permettent de se rendre compte de l'ampleur du
chantier : 3 millions de pièces détachées, 16
sites de production en Europe et le travail de 50 000 personnes, dont 6
000 ingénieurs, ont été nécessaires
à la naissance de ce géant du ciel, de la hauteur d'un
immeuble de huit étages et qui peut accueillir 555 passagers.
Le transport, par bateau et par route, des pièces
nécessaires à son assemblage a nécessité le
déploiement de moyens sans précédent. Enterrement
de centaines de kilomètres de lignes électriques,
abattage de milliers d'arbres, calibrage de chaque virage
emprunté par le convoi, répétitions grandeur
nature du transport, les travaux auront duré de janvier à
octobre 2003, pour un coût de 1 524 490 euros.
Cette prouesse technique marque une étape essentielle dans la
compétition qui oppose, depuis plus de trente ans, Airbus
à la compagnie américaine Boeing, puisqu'elle rend
obsolète le mythique 747 de son concurrent.
Retraçant la course effrénée entre Boeing et
Airbus pour dominer l'espace aérien mondial, le
réalisateur Mike Madigson montre comment l'outsider
européen est parvenu, en mettant à profit les
compétences spécifiques de chaque pays, à
rattraper le géant Boeing, jusqu'à acquérir le
statut envié de plus grand vendeur d'avions commerciaux au monde.
Le documentaire remonte le temps pour faire vivre aux
téléspectateurs cette épopée humaine et
technique. Des premiers croquis aux maquettes grandeur nature en
passant par les simulations en 3 D et les réunions
secrètes, il retrace chaque étape de l'aventure et suit
les personnages clés de ce défi technique et financier
qui, selon Charles Champion, l'homme à la tête du projet,
"est l'avion qui fera ou qui cassera Airbus".
Diffusion :
dimanche 16 janvier 2005
à 15h05 sur France 5.
Le site Internet techno-science.net,
dédié à l'actualité des sciences et des
techniques, consacre un dossier minutieux à
l'épopée de l'Airbus A380. Genèse du projet,
caractéristiques techniques, lieux de fabrication, phases de
test, les passionnés d'aéronautique y trouveront tous les
détails de ce chantier hors normes, illustrés de
nombreuses photographies.
La holding
personnelle de
l'ancien PDG d'Air Lib placée en liquidation
L'ancien PDG d'Air Lib, Jean-Charles Corbet, a placé en
liquidation volontaire sa holding personnelle au Luxembourg, la
société Holco-Lux, révèle le journal
officiel des sociétés de Luxembourg.
Holco-Lux a été au
centre de l'enquête du juge
d'instruction français Renaud Van Ruymbeke
sur
d'éventuelles malversations financières de M. Corbet
dans
la gestion d'Air Lib, qui a cessé ses activités en
février 2003, selon des sources judiciaires luxembourgeoises.
Le juge a adressé en 2003 plusieurs
commissions rogatoires
internationales au Luxembourg pour le blocage des fonds
appartenant
à Jean-Charles Corbet auprès de deux
établissements financiers.
L'une des banques luxembourgeoises
de l'ex-PDG d'Air Lib
avait
d'ailleurs procédé à une dénonciation de
son client aux autorités luxembourgeoises, doutant de l'origine
de ses fonds.
M. Corbet est poursuivi en France dans ce dossier depuis juillet 2003
pour
abus de bien sociaux et abus de
confiance.
L'enquête du juge Van Ruymbeke s'est attachée à
déterminer pourquoi Holco, holding personnelle de M. Corbet et
maison mère d'Air Lib,
n'a
consacré qu'une partie des
fonds versés par Swissair - 150 millions d'euro - au
redressement de la compagnie alors que d'importants virements
vers des
sociétés basées notamment au Luxembourg
étaient effectués.
Selon un rapport d'enquête parlementaire français de 2003,
Holco-Lux, filiale luxembourgeoise de Holco, a
bénéficié de fonds versés par Swissair
à hauteur de 5 millions d'euro dont un million d'euro pour sa
dotation en capital.
La société luxembourgeoise, toujours selon ce rapport,
avait pris une participation dans une société
destinée à la formation des pilotes à
l'utilisation de transmissions satellites.
Holco-Lux a été placée en liquidation le 18
octobre dernier après une assemblée
générale présidée par Jean-Charles Corbet,
qui s'est nommé lui-même liquidateur de la
société, procédure relativement courante au
Luxembourg.