Renvoi devant la Cour d'Appel de Paris de l'affaire Piel
Vol AF 702, CDG-ABJ, du 3 octobre 1998
Après 7 années de
procédure, venez manifestez votre soutien aux proches d'Eric
PIEL, en assistant à cette audience, le lundi 18 avril à
13h30, Cour d'Appel de Paris, 11ème chambre section A, 4
boulevard du Palais à Paris. Métro St Michel ou
Cité.
DES PNC FRANÇAIS SANS
PROTECTION SOCIALE
BS05-0024-DIV « ALLIANCE
PNC » SNPNC UNAC
Le SNPNC
affilié à la
Fédération Européenne des Transports (ETF) et
l’UNAC membre de l’« Alliance PNC »
sont convenus de se joindre au mouvement d’action européen
du 19 avril prochain organisé par ETF mais n’appellent pas
les PNC à la grève. L’Alliance PNC participera
à la journée d’information auprès des
passagers par la diffusion d’un tract développant la
situation des salariés du transport aérien et par une
manifestation dans les locaux de
l’aéroport de Beauvais et
d’Orly.
Pourquoi Beauvais et Orly ?
Les compagnies
dites « à bas coût »
ont élu domicile sur le territoire national. Elles ont
créé de fait un établissement en France où
elles emploient des PN (Pilotes et PNC) et offrent des prestations de
service au départ de France. Elles sont assujetties aux
dispositions figurant dans le règlement Européen 1408/71,
lequel impose d’appliquer aux salariés concernés le
régime de protection sociale et fiscal du pays où se
situe l’établissement.
En revanche, dès lors qu’une entreprise n’effectue
qu’une simple prestation de service, c’est le cas notamment
des compagnies étrangères ou Européennes
affrétées par des entreprises françaises, le
législateur a considéré que dans ce cas
précis, elle sont fondées à continuer
d’appliquer, pour leurs salariés, le régime du pays
où se trouve leur siège.
Or c’est là que le
bât blesse…
Car en effet,
les entreprises Ryan Air et Easy jet, pour ne citer
qu’elles, ont élu domicile en France où elles ont
créé une base permanente d’exploitation, la
première à Beauvais et la seconde à Orly,
où elles ont basé leurs PN.
Ceux-ci effectuent leur prise de service au départ et prennent
leurs repos à l’arrivée de ces escales. Les
compagnies contestent cette notion d’établissement pour
échapper à leurs obligations en matière sociale.
La protection sociale française est en effet plus chère
que celle qui couvre nos collègues britanniques ou irlandais,
elle est de meilleure qualité, ceci explique à
l’évidence cela…Mais elle est naturellement
jugée inacceptable par les compagnies concernées.
Pourquoi faire dans le mieux disant quand on n’y est pas
obligé ?
Aujourd’hui, 150 PN français sont employés dans ces
deux compagnies. Ils ne
bénéficient pas de notre
régime d’assurance chômage ni de
Sécurité Sociale et doivent faire l’avance de tous
leurs frais de santé. Une assurance individuelle vient se
substituer à la Sécurité Sociale et procède
au remboursement des frais engagés après deux mois
d’arrêt. Il va de soi qu’une hospitalisation devient
un luxe et que parler de médecine de riche et de médecine
de pauvre prend dans ces compagnies un vrai sens…
Les PNC de ces compagnies ne cotisent
pas à la CRPN et doivent
pourvoir à leur avenir avec un salaire équivalent au
SMIC…
Le transport aérien connaît aujourd’hui les
principes contenus dans le projet de directive Bolkestein dont on nous
dit pourtant qu’elle est retournée dans les cartons de
Bruxelles pour être remise à plat, à la demande
unanime des 25 pays membres de l’Union Européenne.
C’est pourquoi l’Alliance PNC a décidé de
saisir le Premier Ministre pour lui demander de diligenter une mission
de l’Inspection Générale du Travail des Transports
visant à démontrer que les compagnies Ryan Air et Easy
jet relèvent de fait d’un régime
d’établissement français et qu’elles sont
assujetties au paiement des cotisations sociales du régime
général de notre pays.
Nous demandons par ailleurs une clarification des textes
européens susceptible de mettre un terme à une situation
qui permet aujourd’hui aux flibustiers de
l’aéronautique d’échapper à tout
contrôle.
Les 9 et 10 décembre derniers, nos syndicats ont
décidé d’appeler les PNC à cesser le travail
pour s’opposer à l’adoption de l’UE OPS
contenant un projet de licence PNC canada dry. Ce seul sujet
mérite selon nous un traitement particulier qui nous conduira
peut être à repartir en guerre quand nous aurons
épuisé toutes les voies possibles pour garantir le
maintien du statut actuel des PNC professionnels.
Aujourd’hui,
l’« ALLIANCE PNC » appelle tous les PNC
disponibles à les rejoindre pour participer à la
journée d’action organisée par ETF en venant
manifester à Beauvais et Orly le 19 avril à 11h00 dans
les aérogares.
Le
courrier de l'Alliance au Premier Ministre
|
Monsieur
le Ministre,
L’idée d’une taxation internationale sur les billets d’avion pour aider au développement des pays pauvres « fait petit à petit son chemin ». Tels sont les termes utilisés par votre Ministre des Financespour renforcer l’idée émise dans divers cercles politiques héxagonaux et européens (en France et en Allemagne notamment). Il ne fait aucun doute que ce qui ne constitue rien d’autre qu’un impôt nouveau ne saurait être levé sans risque dans les divers pays susceptibles de l’acquitter, en particulier s’il devait conduire à la mort d’un secteur d’activité tout entier. Si l’objectif de distribuer 0,43% du PIB en 2006 et 0,7% en 2015 des pays taxés, est en apparence très louable, le vecteur choisi pour parvenir à ce résultat nous semble en revanche particulièrement mal venu. La libéralisation du ciel entammée dans la décennie 1980 a conduit à une restructuration des entreprises de transport aérien et à la disparition des compagnies UTA, AIR INTER, AOM, AEROMARITIME, MINERVE, AIR LIBERTE, TAT,AEROLYON, EURALAIR, AIR TOULOUSE, TEA, EAS, POINT AIR, FLANDRAIR, CONTINENTAIR, AIR JET, PROTEUS, AIR CHARTER, AIR CALYPSO, CHALAIR, FAIRLINES BELAIR, AIRHEXEL. Certaines d’entre elles ont donné naissance à une nouvelle concentration dont les noms célèbres encore : AOM-MINERVE, AIR LIB, AERIS, L’AIR, AIR LITTORAL, ne figurent plus sur l’empennage d’aucun avion. Certes, les attentats du 11 septembre 2001 auront eu pour conséquence notable d’accélérer la fin de ces compagnies déjà fragilisées par un environnement concurrentiel particulièrement aigu, mais également de tarirla clientèle des compagnies AIR BOURBON, PRESTAFFAIR, AIR ATLANTIQUE qui disparaîtront à leur tour depuis. A l’heure où le prix du baril de pétrole bat chaque jour le triste record établi la veille, il nous paraît inconvenant d’agiter sous le nez de citoyens victimes des divers plans sociaux de l’aéronautique civile la fausse bonne idée qui redonnera à la France la brillance qui fut la sienne à une époque désormais révolue. Depuis que le pavillon français ne bat plus sur les bâtiments de la marine commerciale, les emplois de ce secteur sont désormais pourvus par une main d’œuvre étrangère, exploitée sous des pavillons de complaisance. Il ne faudrait pas faire du transport aérien une nouvelle marine marchande. Poursuivre dans la voie évoquée par le Ministre des Finances serait pire qu’une erreur, une faute impardonnable. Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, enl’assurance de notre haute considération. Pour le SNPNC le Président, Jean-Claude Cébélieu Pour l’UNAC le Président, Franck MIKULA |
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