Lufthansa prête à avaler Swiss pour une bouchée de
pain
LExpansion.com
Les syndicats redoutent entre
800 et
1000 suppressions de postes sur un total de 6600. Pour
Lufthansa, une telle fusion lui permettrait de
combler son retard sur Air France/KLM.
Pour Swiss, ce rapprochement serait un gage de survie.
Deux ans après, la deuxième tentative sera-t-elle
la bonne ? Sans grande surprise en ces temps de consolidation intense
de l'aérien européen, Lufthansa a fait part
officiellement de son intention d'avaler son homologue
helvétique, Swiss,
après
l'avoir vainement déjà tenté en 2003. Il
est vrai que cette dernière demeure actuellement dirigée
par un transfuge de Lufthansa. Pour l'heure, et même si
l'opération doit encore recevoir l'aval du conseil de
surveillance du transporteur allemand, il semblerait que l'on
s'achemine vers le scénario d'une prise de contrôle
à prix réduit, avec maintient de la marque Swiss et
préservation du hub de Zurich.
De fait, Lufthansa ne lâcherait dans l'affaire que 50 à 60
millions d'euros. Soit l'équivalent du montant de la
participation des actionnaires minoritaires de Swiss, qui
s'élève à 13,9%. Les autres, à commencer
par la Confédération mais aussi le pool des mastodontes
capitalistes du pays (Novartis, UBS… ) se contenteraient d'une somme
symbolique. L'idée étant d'adosser au plus vite une firme
toujours déficitaire depuis sa création en 2002 sur les
cendres de feu Swissair. Du côté des syndicats, la
réaction est en revanche, nettement moins enthousiaste. Elle est
même franchement hostile. Certains redoutent en effet 800
à 1000 suppressions de postes sur un total de quelque 6600.
Pour Lufthansa, le challenger d'Air France/KLM, la fusion fait
clairement sens en tant qu'elle lui permet de combler un peu son retard
sur le géant franco-néerlandais
en se dotant à son tour d'un double
hub (Francfort et Zurich contre Paris et Amsterdam), de
distancer plus nettement British Airways et de peser davantage face aux
low-costs en pouvant compter sur une clientèle très
rentable attachée au prestige de la marque : celle des hommes
d'affaires suisses.
Résultat
immédiat sur les marchés :
l'action Lufthansa avançait de 1,6%
lundi à deux heures du fixing.
Et demain ? D'aucuns estiment d'ores et déjà que British
Airways ne pourra longtemps faire l'impasse sur un tel mouvement. Et
qu'il lui faudra rapidement songer à élargir son
périmètre. SN Brussels ? Iberia ? Olympic Airlines ? Les
cibles ne manquent pas. Encore faut-il ne pas trop tergiverser au
risque de se les voir souffler. En attendant, Londres a d'ores et
déjà amorcé les grandes manœuvres sur le front du
double hub en se dotant à son tour d'un terminal à grande
capacité ; l'aérogare « T-5 » d'Heathrow sera
opérationnelle à partir du printemps 2008 et
réunira en un même lieu court et long-courriers. Coup de
l'investissement: pas moins de 6 milliards d'euros.
INFRACTION SALLE DU DOME 3 -
VIGILENCE
Nous vous
transférons cet email reçu à l'UNAC pour votre
information et votre meilleure vigilence. Une vigilence, hélas
à ne pas limiter au Dôme !
Bonjour
à tous,
La porte de la salle de réunion
du Dôme 3 a été fracturée lundi dernier au
milieu de la journée. Nous faisons notre possible pour que les
réparations se fassent dans les meilleurs délais.
Entre-temps, merci de ne rien laisser dans cette salle sans
surveillance.
A l’avenir soyez cependant vigilants.
Apparemment la porte de cette salle a été forcée
alors que les participants à une réunion étaient
partis déjeuner et que des ordinateurs portables étaient
restés sur les tables. Dans la mesure du possible,
peut-être serait-il préférable de baisser les
stores lorsque vous vous absentez pour déjeuner, même si
la porte de la salle a été verrouillée.
Merci de votre attention. Léna MANCEL Secrétariat des élus CCE