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NDLR
: Une réaction de nos collègues du sol pas vraiment
étonnante. En
effet, il y a fort à parier que les axes légitimes de la
défense de ce dossier disciplinaire seront les conditions
de travail, de rendement, de pression temporelle et aussi du nombre de
personnels engagés pour la réalisation des tâches
sols. Ensemble de facteurs de la responsabilité directe de la
Direction d'Air France.
Suspendre la
procédure disciplinaire permettrait sans doute de
débloquer la
situation, ce n'est pas le choix fait par la Direction. Blocage donc,
puisque s'il y a, peut-être, eu "non respect des
actions de sécurisation", il y a en parallèle,
incitation de
l'employeur et de toute la chaîne managériale au respect
des horaires
générant de facto une pression temporelle constante.
Par ailleurs, la loi Fauchon adoptée à l'unanimité
par le Parlement en
juillet 2000, réserve les suites pénales à
l'auteur direct et
déresponsabilise les supérieurs hiérarchiques. Il n'y a pas de
doute, cela ne peut qu'énerver !
Cela doit aussi nous mettre
en garde sur les actions prévues que nous ne menons pas comme le
prévoient nos référentiels de travail au
prétexte de respect de l'horaire.... Tout un programme !
Les
différentes enquêtes sur ce dramatique accident de notre
collègue sont toujours en cours.
<>La
délicate interprétation de la loi sur les délits
non intentionnels LE MONDE 27.01.05 >
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Visa US
Dépêche du site UNAC
Yaka... Yfocon... Yzonka... Ou encore "On n'y va pas" !.. (sous entendu
: au Consulat américain).
NDLR : Nous
complétons cette dépêche de notre site
publiée dans la
Newsletter UNAC n° 300 du vendredi 11 février 2005
Nous avons tout lu et
entendu sur le sujet du visa US... Dont beaucoup d'âneries ! Dont
certaines "consignes syndicales" qui mettent le PNC sur le devant de la
scène... et les délégués de ces syndicats
à l'abri de leurs bureaux. Le problème se résume
en une seule question : "Qui, de la
Cie ou des PNC, est responsable de la mise à jour de ce visa
demandé par l'administration américaine ?" ... De
la réponse à cette question découlera la suite des
évènements. Pour le moment, les avocats eux mêmes
se perdent en conjectures, l'inspection du travail a tout juste compris
le problème et le tribunal des prudhommes ne sait même pas
encore s'il est compétent pour régler ce cas.
Il faut comprendre que le
problème n'est pas si simple et que
seul un juge pourra trancher (diverses procédures sont
engagées par certaines organisations professionnelles PNC, dont
l'UNAC et le SNPNC par le biais d'alliance) : en effet, la
réglementation PN prévoit que ce dernier est responsable
de la tenue et de la mise à jour de ses documents officiels...
Ce visa américain particulier entre-t-il dans cette obligation
puisqu'il faut se rendre au Consulat américain qui n'est pas sur
le lieu de travail ? Compte tenu de cette particularité, comment
le PN est-il couvert en cas d'accident de trajet ? Faut-il
rémunérer le déplacement, ou plutôt
immobiliser le PN ? Doit-on considérer qu'il s'agit d'une
journée entière ou de quelques heures ?... Etc, etc... De
plus, un juge tiendra aussi compte du fait que son jugement ferait jurisprudence et, s'il va dans le
sens que nous souhaitons (responsabilité des Cies), tout le
"3ème niveau" concerné, dont les PN se
débrouillent aujourd'hui (y compris pour leurs passeports),
demanderait les mêmes conditions (imaginez la "pression"
exercée par les Cies !).
Aujourd'ui
à AF : la Cie "considère" que l'obtention du visa
est de la responsabilité du PN (le "flou artistique" juridique
ambiant la sert)... Et seul un juge pourra lui imposer le contraire. De
fait, elle considère que l'impossibilité contractuelle ou
réglementaire d'effectuer un vol Amérique est "du fait du
PNC"... Malgré nos demandes
depuis le début, elle continue donc de ne pas immobiliser
les PNC et s'ensuivent des problèmes de plannings et des
pressions hiérarchiques.
Tant que rien n'aura
été "tranché", nous
ne pouvons que contraindre AF à respecter les termes de l'accord
collectif et ils sont malgré tout assez "protecteurs".
Nous disons qu'il est un peu facile et "léger", de la part de
certains de nos collègues, d'envoyer les PNC au "front", sans
autres garanties contractuelles !
Concernant
la stabilité du TDS (si vous n'avez pas votre nouveau visa US) :
2 possibilités.
1) Vous êtes informés au domicile d'un
changement d'activité : L'activité
de remplacement doit conserver les mêmes jours de repos base
(N et J) que
ceux initialement programmés.
2) Vous n'avez pas été
averti d'un changement, montez au terrain, pointez, et annoncez
que vous n'avez pas le visa : le TSV
est engagé, la Cie peut vous libérer de service ou vous
donner un autre courrier.
=>
Libération de service : 12 h
de repos, repos N stables - DDA stable -
stabilité des J à compter de ceux engendrés
par l'activité qui suit, en programmation, le vol US
annulé.
=> Attribution d'un autre
courrier : le TSV étant
engagé, ce courrier doit respecter les règles
d'attribution du courrier de substitution ; en revanche, la Cie
considérant que l'impossibilité d'effectuer
l'activité initiale est du fait du PNC, des repos J
programmés à l'issue de l'activité US ne sont pas
forcément stables. En tout état de cause :
stabilité des N et DDA... des J à compter de ceux
engendrés par l'activité qui suit, en programmation
l'activité US annulée.
Voici, aujourd'hui,
ce que nous pouvons garantir contractuellement . Tous ceux qui
vous disent autre chose seront bien
en peine de le faire appliquer... N'hésitez pas à
nous contacter si vous rencontrez des problèmes.
Nous aurons
bientôt (espérons!) des réponses précises
sur les droits et devoirs de chacun en la matière. S'il
s'avère que la Cie est "responsable", nous demanderons une
journée de récupération pour ceux qui ont
déjà fait les démarches.