La position de l’Alliance
sur l’accord salarial signé par la CFDT et le SNMSAC
Jusqu’à
présent l’UNAC comme le SNPNC se sont toujours abstenus de signer les
accords salariaux. Position confortable qui consistait à
dire : « c’est pas assez, donc on ne signe pas mais pour
autant on ne fait pas grève ».
Aujourd’hui la situation a un peu changé ... Lire
la suite sur notre site
Air France-KLM :
résultats prévus en hausse sur 2004-05 malgré le
pétrole cher
Le groupe Air France-KLM devrait
annoncer jeudi être parvenu à augmenter son
bénéfice d'exploitation (Ebit) sur l'ensemble de
l'exercice 2004-2005 (clos le 31 mars), conformément à ses
prévisions, malgré la très forte hausse de
sa facture pétrolière.
Air France-KLM, né du
rachat de la compagnie néerlandaise KLM par sa concurrente
française en mai 2004, n'a pas communiqué de chiffres pro
forma pour l'exercice 2003-2004, soulignent les analystes, qui ont
procédé eux-mêmes à l'estimation de ces
résultats servant de base de comparaison.
Le bénéfice
d'exploitation devrait s'inscrire en hausse par rapport au
bénéfice 2003/2004 pro forma, à environ 450 millions d'euro,
malgré une perte attendue au quatrième trimestre,
selon le consensus établi par JCF Group.
Selon les analystes, le
bénéfice d'exploitation 2003/2004 pro forma ressort entre
319 et 349 millions d'euro.
Air France avait
réaffirmé en février que son résultat
d'exploitation annuel serait en hausse, "même dans un contexte de fuel
très élevé".
Selon un analyste
spécialiste du transport aérien ayant requis l'anonymat,
le bénéfice net d'Air France-KLM devrait s'élever
à 309 millions d'euro, pour un chiffre d'affaires de 19,15
milliards d'euro, en hausse de 5,5% sur un an, grâce à la
reprise du trafic mais aussi aux surcharges pétrolières
imposées par la compagnie pour compenser la flambée du
prix du kérosène.
Au total, la facture carburant du groupe devrait
avoir augmenté de 45% en un an, à 2,7 milliards
d'euro, "soit 14% du chiffre
d'affaires", estime-t-il.
D'après Air France, le pic
du poste carburant a été atteint au cours du
troisième trimestre (octobre-décembre 2004), où il
représentait 16% du chiffre d'affaires.
La compagnie a indiqué au
quatrième trimestre disposer d'une meilleure couverture
pétrole et affirme être couverte à 70% de ses
besoins sur l'ensemble de 2005/2006, à 42 dollars le baril.
Plus globalement, l'attention se portera jeudi sur les
coûts du groupe et sur l'état d'avancement des synergies
issues de la fusion entre Air France et KLM.
"Avec le niveau actuel du prix du
pétrole, nous risquons de ne pas constater autant de
progrès qu'attendu sur le front des coûts. Le
marché pourrait être déçu", estime une
analyste d'une grande banque d'investissement londonienne.
Air France-KLM a prévu
d'atteindre "dès la première année" de son
existence des synergies de 100 millions d'euro, puis de 580 millions
à l'horizon 2008-2009.
Ryanair
augmente le salaire de ses employés non syndiqués
La direction de Ryanair a annoncé mardi avoir augmenté de 3% les
salaires de ses employés au 1er avril, sauf ceux des
salariés qui ont
choisi de négocier par la voie syndicale.
"Cette augmentation de 3% s'applique à tous les salariés
qui ont négocié directement avec la compagnie", souligne
Ryanair.
"Seuls les pilotes basés à Dublin ont choisi de ne pas
négocier
directement avec la compagnie et, par conséquent, ils ne
bénéficient
pas pour l'instant de cette augmentation mais la porte reste ouverte",
ajoute Ryanair.
"Cette hausse des salaires renforce le modèle de Ryanair, selon
lequel
les gens négocient directement avec l'entreprise et, par ce
biais, sont
mieux payés et travaillent dans de meilleures conditions que
leurs
collègues des autres compagnies, syndiqués et
sous-payés", commente le
directeur du personnel de Ryanair, Eddie Wilson.
La direction de Ryanair ne
reconnaît pour l'instant aucun syndicat et
refuse systématiquement de recevoir des
délégations des syndicats
professionnels existants, comme le syndicat irlandais des
pilotes de
ligne (Ialpa).
Selon la loi irlandaise, la compagnie
pourrait y être obligée si 50% du
personnel se prononçait pour la création d'un syndicat en
son sein mais
la direction, hostile, fait pression pour qu'il n'y ait pas de vote en
utilisant l'arme salariale.
Ryanair a même porté plainte en février
auprès de la Haute Cour de
Dublin à l'encontre du Ialpa, qu'il accuse d'avoir
orchestré une
campagne d'intimidation et de harcèlement à l'encontre de
ses pilotes.
Michael O'Leary, le directeur général de la compagnie, répète
régulièrement qu'il faut être "stupide" pour
choisir de se syndiquer
plutôt que de gagner plus d'argent.
En septembre, la Fédération internationale des
employés des transports
(ITF) avait créé un site internet, www.ryan-be-fair.org,
pour
recueillir les témoignages des salariés de Ryanair sur le
climat social
en vigueur au sein de la compagnie.
Ryanair avait répliqué en
vantant la rémunération généreuse de ses
employés, dont le salaire annuel moyen atteignait 49.992 euro en
2004,
contre 46.901 euro pour easyJet, 41.912 euro pour Lufthansa et 41.423
euro pour British Airways, selon des chiffres fournis par la compagnie
irlandaise.
Les salariés de Ryanair sont tenus, toutefois, d'acheter leurs
uniformes à leurs frais et on vient de leur interdire de
recharger
leurs téléphones portables sur leur lieu de travail pour
faire... des
économies d'électricité.
Ryanair, fondée en 1985, emploie actuellement 2.600 personnes.
NDLR
: Vieille tradition irlandaise que de résister
à l'implantation syndicale. Et quoi de plus efficace pour cela
de casser la communauté des employés en créant
deux castes ? Les gentils augmentés et les méchants
"syndiqués".
On ne peut que déplorer
les 180 années de retard de l'Irlande sur la possibilité
de représentation syndicale puisque que ce droit existe en
Grande-Bretagne depuis 1825 et depuis 1864 en France. Ce
libéralisme irlandais est sûrement une des raisons de son
bel élan économique actuel...et pas étranger non
plus au maintien du pavillon de RYANAIR dans ce havre de mutisme
syndical.
Et ce n'est pas fini car il est fort probable que la situation des
employés de RYANAIR perdure encore longtemps en les divisant
habilement.
Alors qu'environ de 40% de PN
(et d'autres entreprises sans doute)
marquent leur désintérêt notoire lors les
élections diverses de leurs réprésentants
auprès de la Direction ou de leur Caisse de Retraite, les
personnels RYANAIR en sont, quant
à eux, à faire un
site internet et une pétition pour que Michael O'Leary
veuille bien accepter la présence de syndicats dans son
entreprise.
Votez aux élections
de vos representants à CRPN !

Air France-KLM va externaliser son
informatique chez Amadeus
Plutôt que de développer
une nouvelle plate-forme informatique commune,
les deux compagnies vont transférer d'ici à 2010 le
traitement de leurs
réservations et vols auprès d'Amadeus.
Après British Airways et Qantas, Air France-KLM se
prépare à son tour à
une petite révolution technologique avec l'externationalisation
de son
informatique commerciale. D'ici à cinq ans, des fonctions aussi
stratégiques que la gestion des réservations et du
programme des vols
seront progressivement transférées à Amadeus, le
système global de
distribution informatique européen (GDS), en passe de devenir le
principal sous-traitant informatique des grandes compagnies
aériennes.
Pour l'heure, les négociations se poursuivent entre
l'intéressé,
associé à IBM, et le groupe Air France, en vue de
parvenir à un accord,
si possible cet été ou d'ici à la fin de
l'année. Mais le principe de
l'externalisation des « inventaires » (l'offre de
sièges) et de la
gestion des vols (DCS) est d'ores et déjà acquis et si
Unisys est
également sur les rangs, le choix d'Amadeus, dont Air France
reste l'un
des principaux actionnaires, ne fait guère de doute.
Economies de coûts
Ce chantier colossal, qui nécessitera plusieurs années de
mise en
oeuvre, est la pièce
maîtresse du projet « Latitude » de
réorganisation
de l'informatique d'Air France et KLM, destiné à
moderniser des
systèmes en fin de vie et à unifier l'informatique des
deux compagnies.
Sans système commun, impossible en effet pour les deux
partenaires de
fusionner véritablement. Pour constituer une plate-forme
commune, le
groupe franco-néerlandais avait donc le choix entre un développement en
interne, complexe et coûteux, ou l'appel à une solution
extérieure déjà
opérationnelle, comme le produit Altea d'Amadeus.
Socialement délicate, la
décision était économiquement facile à
prendre
: pour mettre au point son système, Amadeus a dû mobiliser
1.500
développeurs et investir plus de 300 millions d'euros. Le choix
de
l'externationalisation permettra donc à Air France
d'économiser ces
coûts de développement, mais aussi de partager les frais
de maintenance
avec les autres utilisateurs de la solution. Outre BA et Qantas, South
African Airways, Deutsche BA, Finnair et peut-être bientôt
Lufthansa et
ses principaux partenaires de la Star Alliance, United Airlines et Air
Canada, devraient aussi « migrer » leur informatique
commerciale vers
le centre Amadeus d'Erding, près de Munich en Allemagne.
Le syndicat des
pilotes s'inquiète du « dumping social »
Le président du Syndicat national des pilotes de ligne
(SNPL),
Patrick Auguin, dénonce
les
risques de délocalisation et
de « dumping social », qui menace selon lui l'emploi
et la
sécurité dans le transport aérien.
«
L'équivalent de la directive «Bolkestein» existe
déjà dans le transport aérien »,
affirme-t-il. Il en veut pour preuve l'exemple de la liaison Orly-Agen,
dont les droits de trafic et les subventions liées à
cette ligne dite de
« service
publique » ont
été attribués en janvier à la compagnie
portugaise Aérocondor.
« Cette
société a remporté l'appel d'offres
européen selon le principe du
«moins-disant
économique»,
raconte Patrick Auguin. Mais comme elle
n'avait pas d'avion, elle a
sous-traité
l'exploitation au
transporteur régional danois DAT, qui a fait appel
à son
tour à un sous-traitant lituanien. Une ligne
française
subventionnée par l'argent public se retrouve ainsi desservie
par une cascade d'entreprises étrangères, qui
échappent aux paiements des
cotisations sociales en employant
des pilotes et des mécaniciens lituaniens aux conditions de la
Lituanie. »
Autre cas litigieux dans le collimateur du SNPL : celui des compagnies
à bas coût, comme easyJet et Ryanair,
« mais aussi
Cityjet », la filiale irlandaise d'Air France, qui
opèrent
des vols au départ de France avec des
salariés
dotés de contrats irlandais ou britanniques. « Ces
compagnies profitent du flou juridique actuel, explique Patrick Auguin.
Pour obtenir des droits de trafic en France, une compagnie doit y avoir
un établissement..., mais pas nécessairement des
employés de droit français. » Face à ces
pratiques, le SNPL attend des mesures du gouvernement, tel qu'un cahier
des charges mieux défini pour les lignes de services publics et
une plus grande vigilance dans l'application du Code du travail. A
Charleroi, le mois dernier, la justice belge a ainsi condamnée
Ryanair pour avoir imposé des contrats irlandais à des
salariés basés en Belgique. « Mais malgré
nos demandes, nous n'avons pas été reçu au
ministère des Transports depuis 2002 », déplore le
responsable syndical.