Newsletter UNAC n° 23 du vendredi 11 avril 2003
Sommaire :
- Danger et grave et imminent maintenu.
- "L'excellent CHU de Conakry" ou d'ailleurs.
- COMMUNIQUE
DE PRESSE de la DGS (SRAS) Situation au 10/04/03
Danger et grave et imminent maintenu
Contrairement aux dires du récent tract SNPNC, l'avis de danger grave et imminent n'est pas levé par le CHSCT PN. Ce danger sera levé sous réserve de la mise en place des demandes suivantes :
en gras nos
remarques sur ce qui n'est toujours pas en place
en italique les
réponses de la Direction aux demandes du CHSCT PN
1- Mise en place :kit sur
toute la flotte : masques gants produits désinfectants poubelle
spécifique
A ce jour, les appareils effectuant les dessertes vers les
escales sensibles sont équipés de masques FFP1 et FFP2 pour l’aller et le
retour.
Des poubelles, sous forme de containers, sont mises en place au
débarquement de l’appareil et sur le circuit équipage à CDG. La dotation des
gants a été renforcée et le doublement des dotations de lingettes désinfectantes
est en cours.Une première livraison de 40 000 masques a été effectuée pour
permettre la dotation progressive de la flotte Air France.
Notre demande
concernait tout le réseau et n'est pour l'heure pas satisfaite, cela suffit au
maintien de ce danger grave et imminent.
2- traçabilité des mesures
sanitaires appliquées à l’aérien
Les éventuelles opérations de désinfection des appareils sont inscrites à l’ATL (Aircraft Technical Log) des appareils de la flotte.
3- confirmation que les avions sont équipés de filtres adaptés (HEPA)
Après vérification ce jour avec les Engineerings Départements Avions, vous trouverez ci-dessous la situation des avions de la Flotte Air France :
AIRBUS :
A330 : Tous équipés
A 340 : Tous équipés,
Toutefois un doute, infime, existe sur 3 appareils : les GLZA , ZB , ZC .
De façon à lever toute ambiguïté des vérifications sont lancées au niveau du Département en charge des A330/A340 , sachant que, par ailleurs, il a été demandé au Centre de Contrôle des Opérations de ne pas engager ces 3 matricules sur la zone sensible.
A 319 / A320 / A321 :
Tous équipés
BOEING :
B 737 : Tous équipés
B 747 - 400 PAX / COMBI : Tous équipés
B 747 - 200 PAX : Tous équipés
B 747 CARGOS : - 200 : NON équipés
- 400 ERF : NON équipés
B 767 : Tous équipés
B 777 : Tous équipés
CONCORDE : Pas de
Système Recirculation Air Cabine
Toute la flotte n'est donc pas équipée à ce jour.
4- Elaboration et mise en œuvre de consignes précises à tous PN (comportement, annonces, etc)
A ce jour les consignes aux équipages ont été précisées en RCNI (Renseignements Complémentaires Navigation Infrastructure) et RCT (Renseignements Complémentaires Techniques) et seront adaptées en fonction de la situation.
La précision à tout PN n'est pas satisfaite et rien à ce jour n'est paru. Nous avions précisé que cette information devait être par ailleurs directe et non diffusée de façon hiérarchique. A ce jour même rien de précis dans les dossier de vol.
5- dotation des équipages en escales sensibles de masques FFP2 en nombresuffisant
Un renforcement de la dotation des escales sensibles est en cours.
6- respect des recommandations de l’OMS concernant la desserte desescales contaminées (HGK, CANTON au 3/04/03)
A ce jour l’OMS n’a pas recommandé de suspendre ces dessertes. Elle a simplement adressé des conseils de précaution aux voyageurs.
Si des recommandations de suspension de desserte étaient émises par l’OMS, Air France s’y conformerait.
message de ce jour de la DGS: Epidémie de pneumopathie atypique :
Compte tenu de l'évolution de la situation et des inconnues qui subsistent, les voyages vers la Chine sont fortement déconseillés par la Direction générale de la Santé (Pékin, provinces du Guandong, du Guangxi et du Shanxi, région administrative spéciale de Honk Kong). Je n'ai pas balayé les autres pays mais je suppose que d'autres sont concernés.
Il n'y donc pas de suivi de ces recommandations DGS sur les escales fortement déconseillées.
7- prise en charge systématique en accident du travail des PN concernés par la mesure SRAS
La prise en charge s’opérera conformément à la législation en vigueur.
Pour information, tous les PNC ayant eu à voyager avec le passager qui s’est révélé être un cas avéré, ont été inscrits par précaution dès le 24 mars sur le registre des « AT bénins » tenu à l’infirmerie afin de préserver, le cas échéant, l’intégralité de leurs droits.
8- garantie de rapatriement sanitaire immédiat de tout PN affecté en escale
Air France mettra en œuvre les conditions du contrat d’assistance pour le compte du Personnel Navigant en mission ou de ses salariés en mission (contrat « Ace Assistance ») en vue de faire organiser un tel rapatriement sanitaire, sous réserve des décisions éventuelles édictées par les autorités sanitaires nationales et internationales concernées.
Air France ne garantie pas ce rapatriement.
Sur six points AF ne
répond pas à nos demandes minimales précises.
Ce danger grave et imminent
est donc toujours d'actualité.
"L'excellent CHU de Conakry" ou d'ailleurs.
Vous avez été nombreux à nous interroger sur cet extrait de la newsletter d'hier. Nous en faisons donc la redite avec la réponse de la Direction au demande du CHSCT PN.
Dernière question
à notre permanence :
"Je viens de faire, il y a cinq jours, un Hong-Kong
et je pars à Conakry demain. Si je développe le SARS à Conakry, où serais-je
soigné ?"
Notre réponse :
" Sans aucun doute à " l'excellent CHU" de Conakry. Aucune de garantie de rapatriement ne nous a été fournie puisque la direction de la santé locale sera souveraine dans ses décisions tout comme dans d'autres escales."
Pour preuve de la véracité de notre réponse, voici celle de la Direction sur le sujet :
Réponse de la Direction sur la garantie de rapatriement sanitaire immédiat de tout PN affecté en escale
Air France mettra en oeuvre
les conditions du contrat d’assistance pour le compte du Personnel Navigant en
mission ou de ses salariés en mission (contrat « Ace Assistance ») en vue de
faire organiser un tel rapatriement sanitaire, sous réserve des
décisions éventuelles édictées par les autorités sanitaires nationales et
internationales concernées.
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COMMUNIQUE DE PRESSE de la DGS (SRAS) Situation au 10/04/03
Direction
générale de la Santé
Paris, le 10 avril 2003
COMMUNIQUE DE
PRESSE
Syndromes Respiratoires Aigus Sévères (SRAS)
Situation au 10 avril
2003
Situation en France
Depuis le début de l’alerte, en
France, 282 personnes qui ont présenté des signes cliniques
pouvant évoquer
un SRAS au retour d’un voyage dans une zone affectée ont été signalées
à
l’Institut de veille sanitaire (InVS)1. Parmi celles-ci, 265 cas ont été
écartés, et 12 personnes
font l’objet d’un suivi. Ce jour, on comptabilise,
selon la définition de l’OMS, cinq cas
probables.
L’enquête
épidémiologique a montré que le cinquième cas probable est une personne qui
a
été exposée dans un hôtel de Hanoi, le 22 mars, lors d’un contact avec le
patient actuellement
hospitalisé à Tourcoing pour SRAS. Cette personne, est
rentrée en France le 29 mars alors qu’elle ne présentait aucun symptôme. Les
premiers symptômes sont apparus le 1er avril, date à laquelle la personne a été
hospitalisée à Brest et considérée comme cas suspect.
L’évolution clinique,
radiologique et biologique ainsi que le contexte d’exposition font que ce cas
est désormais classé par l’InVS comme cas probable. Son transfert vers un centre
de référence (Rennes) a donc été décidé.
Conformément au protocole, les
personnes contacts
font l’objet d’une surveillance.
Rappelons qu’un de ces
cas probables, d’évolution favorable, a atteint les critères de
convalescence
définis par l’OMS et a pu regagner son domicile le 5 avril après
son
hospitalisation à Montpellier. Les autres cas probables restants sont
hospitalisés à Strasbourg
et Bordeaux.
Situation
internationale
Au 9 avril, 2 722 cas de SRAS répartis dans 19 pays ont été notifiés
à l’OMS, dont 106
décès2. La date initiale choisie par l’OMS pour ces
notifications est celle du 1er Novembre
2002 afin de prendre en compte les
cas de pneumopathies atypiques survenus en Chine
avant l’identification du
SRAS. Les 149 cas signalés par les Etats-Unis ne font pas,
contrairement à
d’autres pays, la distinction entre cas suspects et cas probables
indique
l’OMS.
1 Situation épidémiologique sur le territoire français sur
le site de l’InVS : www.invs.sante.fr
2 Situation épidémiologique mondiale
sur le site de l’OMS : www.who.int/csr/sars/en/
Veille
Sanitaire
Accueil et prise en charge des personnes en provenance des zones
affectées
La DGS rappelle qu’en l’état actuel des connaissances, on considère
que seules les personnes symptomatiques sont susceptibles de transmettre la
maladie, par l’intermédiaire d’un contact rapproché. Toutes les personnes en
provenance des zones affectées font l’objet d’un interrogatoire avant leur
départ ; elles reçoivent une information durant le vol. Toute
personne
présentant des symptômes pendant le vol fera immédiatement l’objet d’une prise
en
charge spécifique par l’équipage, puis à l’arrivée par le SAMU.
Dans
ces conditions, il n’y a pas lieu de limiter l’accès au territoire français pour
les personnes asymptomatiques en provenance des zones affectées, qu’il s’agisse
de personnes en
délégation, en stage dans une entreprise, de personnes
participant à des manifestations par
exemple sportives, culturelles,
industrielles ou à des visites touristiques.
Il n’y a pas lieu de préconiser
des mesures de précaution particulières pour les personnels accueillant des
touristes en grand nombre. De même, l’arrêt de travail, la prescription
systématique d’examens biologiques, et la mise en place de mesures d’isolement
ne sont pas nécessaires pour les personnes asymptomatiques de retour d’une zone
affectée.
En revanche, la DGS rappelle aux personnes en provenance des zones
affectées la
nécessité, durant les 10 jours suivant l’arrivée en France,
d’une vigilance particulière sur leur
état de santé à la recherche de signes
évocateurs de SRAS (fièvre d’apparition brutale
associée à des troubles
respiratoires de type toux et/ou essoufflement). Il leur est précisé
qu’en
cas de survenue de tels signes, elles doivent appeler le centre 15 (SAMU) qui,
le cas
échéant, les achemine vers des centres de référence.
La
surveillance aux aéroports est maintenue. Un dispositif spécifique concernant
les zones
d’attente pour personnes en instance (zapi) a été mis en place et
dans ce cadre, les personnes en provenance des zones affectées font l’objet d’un
examen médical systématique.
De même, dans les centres de rétention
administrative, un examen médical est pratiqué pour
les personnes en France
depuis moins de 10 jours.
Français à l’étranger
Les Français à l’étranger
ne font actuellement l’objet d’aucune mesure de rapatriement
particulière. Il
leur est conseillé d’être attentifs à l’évolution de l’épidémie et de respecter
les mesures sanitaires préconisées localement.
Informations aux
voyageurs
La direction générale de la Santé a réévalué avec
l’Institut de Veille Sanitaire la situation
épidémique au plan international
et les recommandations vis à vis des voyageurs, en tenant
compte de la
position de l’OMS. Les recommandations sont désormais subdivisées en
deux
catégories :
A) Les zones pour lesquelles les voyages
sont fortement déconseillés : il s’agit de HongKong
et de la province de
Guangdong en Chine.
B) Les zones où il est conseillé de différer
les voyages dans la mesure du possible ou vis à
vis desquels la prudence doit
être appliquée : il s’agit des zones identifiées par l’OMS comme
affectées
(Pékin, Shanxi, Taiwan, Hanoi, Singapour, Toronto). Pour ces zones, la
Direction
générale de la Santé recommande de suivre les précautions locales
avec attention et rappelle
que des contrôles sont effectués sur place dans
les aéroports avant le retour. Certaines de
ces zones ne disposent pas des
infrastructures médicales comparables à celles disponibles
sur notre
territoire.
Le Numéro vert mis en place par le ministère (0 800 150 160)
reste très sollicité. Depuis son
ouverture, plus de 57 000 appels ont été
reçus, près 70 % des appels reçus entre 8h et 22h
sont actuellement
traités.
Manipulation des marchandises en provenance des zones affectées (et
non de
l’ensemble de l’Asie)
En l’état actuel des connaissances, l’agent
soupçonné d’être responsable du SRAS (coronavirus) est fragile. Sa persistance
dans l’environnement ne serait que de quelques heures. Le risque de transmission
de l’infection lors de la manipulation de produits en provenance de zones
affectées n’est donc pas retenu compte tenu de la durée de leur acheminement.
Les précautions d’hygiène prévalant habituellement dans les entreprises doivent
être respectées.
La Direction générale de la Santé rappelle qu’elle a mis en
ligne sur le site Internet du
Ministère www.sante.gouv.fr les réponses aux
questions les plus fréquemment posées au
sujet de l’épidémie actuelle et, en
particulier, sur les mesures de précaution pour les transports aériens et les
voyages. Le site Internet liste également les centres de référence pour la prise
en charge des cas et met en ligne les protocoles en cours (régulièrement
actualisés).
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